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URBANIA et Centraide s’unissent pour nous ouvrir les yeux sur l’absurdité (et la dure réalité) de la crise du logement.
Vous payez 1600$ pour un 3 ½, mais vous vous dites que ce n’est pas si mal, surtout quand vous voyez les prix des appartements disponibles grimper sur Marketplace? Bienvenue dans le Grand Montréal, où faire son budget devient un véritable exercice d’équilibriste si l’on souhaite se loger adéquatement!
L’idée, c’est d’être mieux outillé, de rester à l’écoute de vos besoins et savoir quand demander de l’aide. En suivant ces quelques conseils, vous devriez arriver à vivre dans un logement moins entassé qu’une équipe de bobsleigh olympique!
Selon les données les plus récentes, plus du quart des ménages locataires du Grand Montréal consacrent plus de 30 % de leur revenu au logement. Certains vous diront que tout votre revenu devrait servir à investir dans l’immobilier, mais les experts s’accordent plutôt pour dire que 30 %, c’est la limite généralement admise pour ne pas compromettre ses autres besoins essentiels.
Alors, première étape : faire son budget. On le sait, ce n’est pas le truc le plus excitant qui soit. Mais ne pas avoir de budget (In THIS economy!?), c’est risquer sa paix d’esprit.
Heureusement, il existe des outils en ligne simples pour visualiser ce que vous gagnez, ce que vous dépensez, et ce que vous pouvez vraiment consacrer à votre logement.
Pas besoin d’un gourou de la finance pour vous aider à reprendre le contrôle. Pour vous accompagner dans cette première étape, vous pourriez faire appel à votre ACEF (Associations coopératives d’économie familiale) locale. Les ACEF sont là pour vous aider à reprendre le contrôle, mais ne vous demanderont pas si vous « avez vraiment besoin » de Netflix.
Dans la spirale de la crise du logement, trop de gens doivent malheureusement faire le choix entre se loger ou bien s’alimenter. Ce n’est pas un hasard si un Québécois sur cinq vit actuellement en situation d’insécurité alimentaire. Manger à sa faim, ce n’est pas un luxe, mais un droit fondamental.
C’est là que le réseau communautaire entre en scène. Cuisines collectives, frigos partagés, paniers abordables… Il existe un grand nombre de ressources pour vous aider à mieux manger avec un budget serré. Et ce n’est pas que de l’aide d’urgence! Le regroupement des cuisines collectives du Québec peut vous orienter vers des groupes proches de chez vous. Parce qu’après tout, s’il y a bien quelque chose qui rassemble c’est de se retrouver dans la cuisine pour partager!
On l’a dit, la crise du logement peut rapidement affecter la santé mentale, qu’il soit question de stress, de charge mentale ou d’anxiété. Actuellement, près d’un locataire québécois sur quatre (22 %) craint d’être évincé. Sans surprise, être en situation d’insécurité résidentielle peut créer son lot d’anxiétés.
Encore une fois, comme pour votre budget, il existe des façons d’alléger cette charge mentale. Par exemple, plusieurs organismes communautaires offrent des groupes de soutien, des ateliers de résilience, ou tout simplement une oreille attentive. Se confier, demander de l’aide, parler et surtout, ne pas se sentir seul.e là-dedans. Si vous ne savez pas par où commencer, le 211 est un bon point de départ pour vous guider vers des ressources adaptées, gratuites ou à faible coût.
Bien que l’information soit disponible, plusieurs locataires ont de la difficulté à faire reconnaître leurs droits. Vous ne savez pas comment le prouver, mais vous trouvez qu’une augmentation de 10 % c’est pas mal élevé.
Rénoviction, augmentation abusive du loyer et choix de locataire basé sur des motifs discriminatoires font partie des pratiques illégales contre lesquelles une multitude d’organismes, dont le comité logement de votre quartier, peuvent vous aider.
Qu’importe la situation, les comités logement offrent un accompagnement gratuit pour vous aider à contester une hausse, à comprendre votre bail ou à vous défendre devant le Tribunal administratif du logement. Parce qu’un locataire bien informé est un locataire mieux protégé.
On pourrait penser que les organismes communautaires sont là juste pour les cas extrêmes et les urgences. En réalité, ils sont là pour tout le monde. Pour répondre aux urgences, oui, mais aussi pour prévenir, soutenir, ou même juste redonner espoir. Comme Centraide aime le dire: « Quand une personne a besoin d’aide, c’est tout un réseau qui s’active. »
C’est en faisant preuve d’entraide, en ne parlant pas du logement comme de simples « portes » et en se rassemblant plutôt qu’en s’isolant qu’on peut espérer traverser cette crise de manière plus solidaire et dans la dignité.
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Apprenez-en plus sur l’action de Centraide et comment un organisme de son réseau pourrait vous venir en aide, à vous ou à un proche. Si vous en avez les moyens, vous pouvez aussi faire un don à Centraide pour soutenir plus de 375 organismes et projets comme les ressources mentionnées plus haut.