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Comment ne pas être un client de marde dans une maison hantée

Par
Zoé Lamontagne
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En cette saison des récoltes, de la pluie, et des citrouilles qui envahissent graduellement nos porches, il faudrait bien parler d’un phénomène à la mode : les maisons hantées.

Plus précisément;

« Comment ne pas être un client de marde dans une maison hantée? »

Avant de commencer, définissons les 3 principaux types de maisons hantées :

  • Le voisin trop intense qui s’auto proclame metteure en scène de l’horreur en déguisant son garage et son tempo double avec quelques bottes de foin.
  • Le douchebag qui a accès à un conteneur et qui tripe autant sur les zombies que sur les clichés du porn.
  • Les maisons hantées à concept avec un scénographe et des acteurs diplômés.

Pour être un bon client, il y a quelques règles de base, qui se résument grossièrement à « accepte de jouer le jeu et suis les consignes ».

Allons plus en profondeur :

— L’horreur c’est comme toute, lâche ton ost** de cellulaire et profite du moment.

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Spoil donc pas ton groupe, personne te trouve hot. T’es juste désagréable.

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Et de toute façon, si tu dis à un comédien : « Je t’avais vu! »… t’as fait le saut quand même et tu sens le petit pet de peur. Ne dit rien, juste rien. On t’as vu avoir peur.

— Même si tu te sens habité pendant un instant par le fantôme de Gilles Latulippe, ravale ta joke. T’as beau te trouver super original et unique tu vas quand même être le énième épais qui fait cette blague-là aujourd’hui.

— Ne dit pas allô aux comédiens, tu pètes l’ambiance pour tout le monde. Si tu veux te faire des amis… va chez Jean Coutu.

— Par pitié, ne chante pas « Hey, fais-tu frette, est tu ben dans ton coton ouaté? » ou n’importe quelle toune. On comprend que tu veux te rassurer en chantant une p’tite berceuse… mais tu détruis l’ambiance sonore… pis c’est l’équivalent d’aller voir un film au cinéma pis écouter les vidéos du mariage de ton cousin sur ton cell à plein volume juste pour faire chier tous ceux qui profitent du moment.

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— Ne demande pas à voix haute si la créature qui t’a fait peur est un gars ou une fille, la peur n’a pas de genre et je te rappelle qu’on est en 2019.

— À toi le parent, qui a clairement plus de fun que ton enfant, je veux juste te rappeler que TU vas devoir vivre avec ses cauchemars et pas nous. « Faites pas peur à Billy! » Tu ne peux pas arriver quelque part et demander à quelqu’un de ne pas faire son travail.

D’un autre côté, je comprends que tu as payé l’entrée pour ton enfant, mais s’il est incapable de marcher c’est un bon indice que le traumatisme n’est pas loin.

— Oh toi l’aspirant scénographe, t’es pas ici pour faire une critique pompeuse du décor, ça fait qu’AVANCE! Même si tu as payé pour être-là, le prochain groupe aussi pis te voir parler de la patine, c’est pas épeurant pantoute.

— Essaye pas de faire peur aux comédiens, on te voit venir avec tes gros sabots.

La fameuse politique du No-Touch

Dans la plupart des maisons hantées (celles qui ont un minimum de normes de sécurités du moins) la politique s’applique. En gros, les comédiens ne te touchent pas et TU NE TOUCHES PAS AUX COMÉDIENS.

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— Ne poke pas les monstres pour savoir si c’est des mannequins, ça serait vraiment épais de crever un œil d’un comédien en pensant que c’était un mannequin.

— Ne touche pas les décors. C’est des décors, ça veut dire que c’est pas construit pour que 100 000 visiteurs donnent chacun un petit coup dessus pour savoir : « c’est du plywood de quelle épaisseur ça ». Et encore là, tu risques de blesser un comédien qui se cache de l’autre côté.

— Taper un animateur parce que tu as peur, c’est pas un réflexe, c’est une voie de fait. Si tu sais que tu te gères, pas colle tes mains sur tes cuisses.

— D’un autre côté, toi l’animateur, évite d’animer au sol ou à une distance moins grande que la portée d’un bras. #OnEnATousMangéUnSuaYeule

En gros, suis les consignes qui sont là pour ta sécurité et celles des comédiens et amuse-toi, crie à plein poumon! On va t’en donner de la peur!