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Comment bien dormir après un déménagement?
Parce que les grands changements peuvent chambouler nos nuits, URBANIA et Dormez-vous s’associent pour vous accompagner vers un meilleur sommeil.
On va se le dire, un déménagement, ce n’est pas de tout repos.
Pendant des semaines (voire des mois), les préparatifs s’accumulent : faire ses boîtes, ranger, gérer la paperasse, peinturer, coordonner… À mesure que la date approche, l’excitation monte – et les nuits deviennent plus courtes.
Puis, vient le 1er juillet. Entre l’emballement devant un nouveau départ, les adieux à ses anciens repères, les énormes camions conduits pour la première fois et les sofas qui ne passent pas les cadres de portes, les niveaux de fatigue émotionnelle et physique atteignent des records. Ça tombe mal! Lorsqu’on s’installe dans un nouveau chez-soi, c’est aussi là qu’on dort le moins bien.
C’est ce qu’on appelle « l’effet de la première nuit ».
Pourquoi dort-on si mal après un déménagement?
Vous connaissez probablement la sensation : vous êtes complètement brûlé après 12 heures à transporter des boîtes, mais une fois couché, impossible de vous endormir. Vous ouvrez l’œil au moindre grincement. Le moteur du frigo ressemble soudain à celui d’un avion. La lumière du lampadaire pénètre dans la chambre. Et votre cerveau refuse catégoriquement de comprendre que ce plafond est désormais le vôtre.
Selon une étude menée par Léger pour Dormez-vous, la qualité du sommeil autoévaluée diminue considérablement après un déménagement : alors qu’environ deux Québécois sur trois disent bien dormir lors d’une nuit typique, seulement deux sur cinq affirment dormir aussi bien lors de leur première nuit après un déménagement.
Ce qui se passe, c’est que lors de la première nuit passée dans un nouvel environnement, une partie du cerveau demeure en alerte. En gros, le cerveau active une forme de « mode surveillance », héritée de nos ancêtres qui dormaient dans des endroits potentiellement dangereux. Résultat : sommeil plus léger, réveils fréquents et face de zombie au réveil.
Autrement dit, votre cerveau agit comme si vous dormiez dans le bois avec les ours, même si, en réalité, vous êtes dans un 4 1/2 à Longueuil.
Ce n’est toutefois pas qu’un souvenir de l’époque des mammouths. Selon une étude menée par Léger pour Dormez-vous, 37 % des Québécois associent le déménagement à un sentiment de stress ou au fait de se sentir dépassés. Avec les dépenses imprévues, les délais, la peur d’oublier quelque chose et toute la charge mentale que ça implique, le cerveau roule à 1 000 km/h – et c’est le dodo qui en pâtit.
Trois erreurs classiques
Première erreur : dormir sur un matelas gonflable ou sur le divan « juste pour une nuit ». Vous avez beau vous dire que c’est à la fois pratique et temporaire, au fond de vous, vous savez très bien que c’est de la paresse et que vous allez le regretter plus tard. Même si c’est tentant, vous aurez encore moins d’énergie demain pour faire votre lit dans votre nouvelle chambre.
Deuxième erreur : croire que l’épuisement vous permettra de dormir comme un bébé. En réalité, un niveau de fatigue trop élevé peut produire l’effet inverse. Le corps sécrète davantage de cortisol – l’hormone du stress –, ce qui maintient le cerveau dans un état d’hypervigilance. Si vous avez déjà vu en fin de soirée un bébé qui a sauté la sieste, vous savez de quoi je parle.
Troisième erreur : abuser des bières post-déménagement. La caisse de 12 pour remercier les amis, c’est une tradition. Malheureusement, ce n’est pas le genre de tradition qui favorise un bon sommeil. Sans vouloir casser le party, on vous rappelle que l’alcool augmente les phases de sommeil léger et réduit les phases de sommeil paradoxal. Vous risquez donc de vous réveiller, le 2 juillet, pas reposé pour une cenne.
Comment limiter les dégâts dès la première nuit
La bonne nouvelle, c’est que malgré l’effet première nuit, vous pouvez aider votre cerveau à s’adapter et à comprendre plus rapidement que vous êtes en sécurité.
Pour aider les Québécois.es à mieux traverser cette période, les experts en sommeil de Dormez-vous recommandent trois choses dès la première nuit : un vrai espace de sommeil, des repères familiers et une routine aussi stable que possible.
Selon une étude menée par Léger pour Dormez-vous*, près d’un Québécois sur deux (46 %) affirme prioriser l’installation d’un lit confortable dès la première nuit, même si l’installation du reste de la pièce n’est pas terminée. C’est un bon début! Quand vient le temps de défaire vos boîtes, assurez-vous d’établir vos priorités. Une chambre confortable et fonctionnelle dès la première nuit, c’est ce que vous pouvez offrir de mieux à votre cerveau pour l’apaiser suffisamment pour qu’il vous laisse dormir. Le reste peut attendre (sauf les brosses à dents et le papier de toilette, mettons).
Dormez-vous recommande de recréez vos repères dans ce nouvel espace : votre oreiller préféré, vos draps habituels, voire cette vieille couverture en tricot un peu douteuse que vous traînez depuis 2014. Les odeurs et textures familières envoient un signal de sécurité au cerveau. Plus l’environnement ressemble à quelque chose de connu, plus le système d’alerte nocturne diminue.
Essayez aussi de maintenir votre routine de sommeil. C’est sûr qu’après une journée aussi chaotique, la tentation est forte de se permettre une petite sieste à 18 h ou de défaire des boîtes jusqu’à 2 h du matin, « tant qu’à être dedans ». Il est toujours mieux d’éviter de perturber votre rythme circadien : si vous respectez votre horaire habituel ainsi que vos petites habitudes (lire quelques pages, chanter du Céline devant le miroir ou autre : ça ne nous regarde pas), vos hormones naturelles liées au sommeil garderont leur efficacité.
Finalement, essayez de vous arranger pour que votre chambre soit suffisamment sombre et fraîche. La température idéale pour dormir se situe entre 18 et 20 °C, ce qui est malheureusement très ambitieux dans plusieurs appartements montréalais en juillet. Chaque petit geste compte : ventilateur, rideaux opaques, masque de sommeil, bouchons – tout est permis.
Vous n’avez pas à subir la malédiction de la mauvaise nuit du 1er juillet. On vous souhaite un beau déménagement, et plein de beaux dodos dans votre nouveau cocon.
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Que vous soyez en plein déménagement ou simplement à la recherche de meilleures nuits, rendez-vous dans une succursale de Dormez-vous ou en ligne.
* L’étude a été réalisée par Léger du 15 au 18 mai 2026 auprès de 1 048 résidents du Québec âgés de 18 à 74 ans. La marge d’erreur est de ± 3,0 %.

