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Combien ça gagne, un pharmacien d’hôpital ?

Entre l’hôpital et la pharmacie de quartier, un monde de différence.

27 octobre 2026
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Quand on pense à un pharmacien, on imagine souvent celui ou celle derrière le comptoir du Jean Coutu du coin, qui renouvelle notre prescription ou sauve notre fin de semaine avec un remède contre la grippe. C’est l’image la plus familière — et la plus répandue.

L’image est rassurante, mais un peu réductrice. « Les gens sont habitués de voir les pharmaciens dans les pharmacies de quartier », résume Benoît Crevier.

La réalité du métier ne s’arrête pas là. Certains pharmaciens travaillent loin des rangées de cosmétiques et des cartes de souhaits. Benoît Crevier est pharmacien d’établissement, c’est-à-dire qu’il exerce en milieu hospitalier, où le rôle, les responsabilités et le quotidien n’ont pas grand-chose à voir avec ceux de la pharmacie de quartier.

En hôpital, les responsabilités sont autres… et le chèque de paie aussi. Alors, combien ça gagne, un pharmacien d’hôpital?

Au-delà du comptoir

À l’hôpital, le pharmacien fait beaucoup plus que distribuer de simples pilules. Il participe aux décisions médicales, en collaboration étroite avec les médecins.

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« On est impliqués dans les choix de traitement pour nos patients. Étant experts des médicaments, on est vraiment impliqués dans le processus décisionnel », explique Benoît Crevier.

Et le salaire reflète ce plus grand niveau d’implication. Un pharmacien qui détient une maîtrise peut débuter avec un salaire qui tourne autour de 103 000 $ par an. Après six ans d’expérience, il peut monter à environ 123 000 $. Puisque le milieu fait actuellement face à une pénurie, ces chiffres peuvent facilement grimper.

Concrètement, ça fait 114 000 $ en début de carrière et jusqu’à 134 000 $ après quelques années. Pas mal, pour une job où le café est ton meilleur ami… et tes patients, tes collègues et tes dossiers se disputent la deuxième position!

Pour mettre ces chiffres en contexte, Benoît Crevier les compare au secteur privé, où les pharmaciens propriétaires fixent eux-mêmes le salaire de leurs employés. Avec la pénurie des dernières années, les salaires dans le privé ont nettement augmenté.

Selon M. Crevier, cette situation crée une disparité entre les salaires en pharmacie privée et ceux en milieu hospitalier.

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Selon Statistique Canada, en 2024, le salaire annuel pour un pharmacien communautaire s’élevait en moyenne à 118 500 $, mais pouvait aller jusqu’à 136 500 $.

Au-delà du salaire, M. Crevier se dit principalement motivé par son intérêt pour la biologie humaine et son bon fonctionnement.

Le train-train quotidien

Selon M. Crevier, une journée « typique » débute par une tournée médicale, un rituel où la rigueur est de mise. « On s’assure de bien saisir les problèmes de santé qui affligent nos patients afin de mieux les traiter. Ensuite, j’analyse leur dossier. »

Analyser les dossiers, c’est un peu comme jouer au chef d’orchestre avec les traitements qui seront administrés aux patients. Chaque traitement s’apparente à une recette bien dosée en fonction du patient — son état de santé, ses prises de sang, ses allergies, son poids, ses antécédents… Il faut aussi s’assurer que le traitement n’a pas d’incidence avec un autre médicament.

Par chance, à l’hôpital, les pharmaciens ont accès à tout : au patient, à sa famille, à ses antécédents, à ses analyses, à son historique complet. Les médecins partagent les dossiers avec les pharmaciens afin de bien identifier le problème.

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Mais même si on a toutes les cartes en main, le défi clinique demeure réel. Comme M. Crevier l’explique : « Certaines études cliniques nous disent comment tel médicament est censé agir, mais, dans la vraie vie, il y a beaucoup de nuances de gris. »

Afin de limiter les conséquences, Benoît veille au grain. Il s’assure que vos médicaments font leur job… et ne compte plus les cafés que ça prend pour y arriver.

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