.jpg.webp)
Cinq merveilles à découvrir au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue
URBANIA et le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue s’unissent pour vous faire découvrir un moment culturel unique et enrichissant.
Raôul Duguay l’a chanté haut et fort : l’Abitibi-Témiscamingue est indéniablement un berceau culturel depuis des décennies, un terreau fertile qui a vu éclore des carrières marquantes, de Richard Desjardins à Samian en passant par Gildor Roy.
S’il fait bon créer en Abitibi-Témiscamingue, c’est parce que la culture y occupe toute la place qu’elle mérite.
Vous connaissez peut-être déjà son réputé Festival de musique émergente (FME), mais saviez-vous que l’Abitibi-Témiscamingue a aussi son propre Festival du cinéma international?
« Il n’y a nulle part ailleurs au monde où on peut croiser un réalisateur comme Claude Lelouch à la chasse, ou sortir au karaoké avec une personne qu’on vient juste de voir à la télé! C’est un festival qui offre une proximité inédite », raconte Félix B. Desfossés, journaliste culturel aguerri. Natif de la région, il fera partie de la programmation de l’événement avec son balado L’histoire de queq’chose.
Que vous connaissiez déjà le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT) ou que ce soit la première fois que vous en entendez parler, Félix a cinq bonnes raisons à vous donner pour vous convaincre d’y aller.
1) Écouter des histoires de queq’chose
La première, c’est que vous pourrez y entendre les histoires inédites que lui raconteront les invités du festival. « [Ils viennent] me raconter une histoire. La plus débile qui leur vient en tête et qu’ils peuvent raconter. Les jours où je n’aurai personne, c’est moi qui raconterai des histoires, et j’en ai un paquet. On a vraiment une histoire riche avec des personnages plus grands que nature », affirme Félix B. Desfossés.
Il s’en est passé, des choses, sur la scène culturelle témiscabitibienne, et plus particulièrement au FCIAT. C’est dans le cadre de ce festival que Claude Lelouch est parti à la chasse au faisan avec le regretté réalisateur Jean-Claude Lauzon, le directeur photo Jean-Claude Labrecque et le président du FCIAT, Jacques Matte.
Lelouch était de passage au pays pour faire la promotion de Attention bandits! en 1987, film qu’il n’avait même pas présenté à Cannes. Le réalisateur souhaitait renouer avec le peuple et avait pour l’occasion accepté l’offre d’un petit festival organisé par des mordus de cinéma pour des mordus de cinéma.
« J’ai entendu les histoires les plus extraordinaires au sujet de Lelouch, de Pierre Richard, de Sylvie Vartan, de Serge Gainsbourg, de Francine Grimaldi et de tant d’autres. Ces histoires ont presque toutes un point en commun, celui de venir de la même personne », explique le journaliste.
C’est d’ailleurs cette personne que Félix souhaite inviter pour inaugurer le balado. Il s’agit du parrain de la culture témiscabitibienne lui-même (et on n’exagère pas ici) : Jacques Matte.
2) Rencontrer le parrain de la culture témiscabitibienne
Le FCIAT, c’est d’abord et avant tout un trio de vieux complices : Jacques Matte, Louis Dallaire et Guy Parent. Des trois, c’est Matte qui préside le festival depuis sa création.
« Rassurez-vous, il n’a rien d’un mafieux, mais c’est tout un personnage. Tous les grands noms qui sont venus en Abitibi y sont venus grâce à lui », souligne Félix, qui a grandi dans l’entourage de ce dernier, un ami de la famille. « Si tu réussis à passer 15 minutes avec lui, il va te raconter les histoires les plus folles que t’as jamais entendues. C’est un excellent raconteur. »
Matte en a vécu, des moments abracadabrants, dans le cadre du festival.
Au début des années 1990, notamment, il a reçu Serge Gainsbourg, qui venait faire la promotion de son film Stan the Flasher. La légende veut que la principale préoccupation de son hôte, pendant le festival, était que Gainsbourg puisse fumer à sa guise, où ça lui chantait.
La lutte au tabagisme n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui, et certains récalcitrants persistaient à fumer à l’intérieur. Des récalcitrants comme ce mythique artiste français qu’on a pu apercevoir, la cigarette au bec, jusqu’à la fin de sa vie. « Jacques devait constamment expliquer au personnel que, même si l’interdiction de fumer à l’intérieur était en vigueur, c’était correct pour monsieur Gainsbourg pour le temps du festival. C’est pas tout le monde qui aurait pu faire passer ça. Ça prenait quelqu’un comme Jacques », raconte Félix.
Le toujours très sociable et volubile monsieur Matte vous attend au FCIAT avec un trésor d’histoires inédites à raconter. Il lèvera le voile pour vous sur tout un pan caché de notre culture!
3) Vivre une aventure atypique comme celle du FME (ou du Festif!)
Le Festif! de Baie-Saint-Paul fait courir les foules depuis quelques années déjà. Grâce à sa formule atypique et décentralisée, c’est toute une ville qui se transforme en festival pendant quelques jours.
Mais, avant le Festif!, il y a eu le FME à Rouyn-Noranda, et avant le FME, il y a eu le FCIAT, soit le tout premier festival en son genre.
Félix me raconte d’ailleurs un moment privilégié qu’il a vécu en compagnie du regretté réalisateur de C.R.A.Z.Y et de Dallas Buyers Club, Jean-Marc Vallée, dans le cadre du FCIAT. « C’est ma mère et son conjoint qui s’occupaient de ses déplacements. Quand elle a appris que Vallée collectionnait les vinyles et qu’il en cherchait du Ville Émard Blues Band, elle me l’a fait savoir. Je n’en avais pas sous la main, mais j’ai quand même profité de l’occasion pour lui remettre quelques raretés. C’était un homme merveilleux. Gentil, pas prétentieux du tout et, surtout, passionné de musique », se souvient-il.
L’animateur me raconte aussi avoir assisté à un match de hockey avec le producteur Guillaume Lespérance et lui avoir remis un chandail des Huskies de Rouyn-Noranda dans le but d’alimenter le mythe qu’il avait déjà joué pour l’équipe.
Des moments comme ça, on n’en vit pas dans tous les festivals!
4) Voir des films uniques
Bien sûr, si vous décidez de vous rendre au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue, c’est d’abord et avant tout pour regarder des films.
« Le FCIAT est un festival qui s’adresse aux amoureux du septième art. On peut aller y voir des films polonais sous-titrés en espagnol et la salle va être pleine », lance Félix à titre d’exemple. « Ce ne sont pas des films qu’on voit ailleurs. C’est vraiment le trip de trois cinéphiles qui passent leur temps à regarder des films et qui nous font découvrir la crème de la crème. »
On y voit des films uniques, mais aussi des films populaires… avant qu’ils deviennent populaires! C’est le cas du deuxième long métrage de Damien Chazelle, Whiplash, qui était passé au FCIAT avant de tout rafler en 2014. Sur la page Wikipédia du film, on peut d’ailleurs constater qu’il a d’abord été récompensé en Abitibi-Témiscamingue.
5) Prendre une pause du quotidien
Au FCIAT, il est possible de vivre un moment magique, mais on peut aussi le créer.
« On oublie, des fois, que c’est le FCIAT. On sort chercher une commande dans un restaurant un mercredi soir, et on se rend compte que c’est bondé de gens qu’on n’a jamais vus, dont des célébrités qu’on voit seulement à la télé. C’est tout un feeling, ça. »
Quel autre festival vous offre la chance d’être au cœur de l’événement, juste par votre présence?
***
Le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue se déroule du 25 au 30 octobre 2025. Allez y vivre quelque chose que vous ne trouverez pas ailleurs.

