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Sponso The Main x PHI
*Paola Pivi, They call me Polar Bear, 2024 / Jakob Kudsk Steensen, Psychosphere (image fixe), 2025.

Changer d’air sans quitter Montréal

Installations immersives, expériences sonores et expositions participatives : PHI propose plusieurs façons de redécouvrir la ville.

27 juillet 2026
Présenté par
Centre PHI
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URBANIA et PHI s’unissent pour vous rappeler que les plus belles découvertes se trouvent parfois à quelques stations de métro de chez vous.

Les vacances estivales sont souvent synonymes d’évasion. Pourtant, changer d’air ne passe pas nécessairement par un billet d’avion. Il suffit parfois de modifier un peu son point de vue. À Montréal, certaines expériences culturelles ont justement le pouvoir de transformer notre façon de voir la ville en interagissant différemment avec ce qui nous entoure et en réfléchissant à ce qui nous unit à notre environnement.

Voilà ce que propose la programmation estivale de PHI, où expositions, installations immersives et projets artistiques se concentrent sur la même idée : offrir de nouvelles manières d’habiter le monde.

La nature comme archive numérique

Autres mondes, de Jakob Kudsk Steensen, est sans doute la proposition la plus immersive de la saison. À la frontière entre art numérique, recherche scientifique et création sonore, l’artiste danois invite le public dans des écosystèmes où la technologie sert à révéler ce qui échappe habituellement à notre regard.

Avec une fenêtre sur des réalités écologiques souvent invisibles, l’exposition donne à réfléchir aux interactions entre les êtres vivants et aux conséquences de nos gestes sur les milieux que nous partageons. Que ce soit dans des lieux de villégiature abandonnés et sur lesquels la nature a repris ses droits, ou au glacier d’Arolla en Suisse, l’installation nous permet d’explorer ces lieux peu connus et de découvrir l’histoire de ceux qui tentent de les préserver. Elle offre aussi un point de vue sensible sur notre relation avec le monde qui nous entoure.

L’expérience plonge le visiteur dans des paysages imaginés à partir du vivant, où nature et technologies se rencontrent pour proposer une autre lecture de notre environnement.

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Voir, douter, s’émerveiller

On peut aussi changer de perspective par le rire. Avec Venez voir. Mensonges mensonges, Paola Pivi transforme une réflexion sur notre rapport aux images en une expérience aussi ludique que déroutante. Les visiteurs pénètrent dans une structure qui les enveloppe de plusieurs dizaines d’écrans.

Puis, après un certain délai, plus de 40 000 images provenant du monde entier défilent, tandis qu’une voix déblatère une avalanche de faussetés, certaines manifestement absurdes, d’autres étonnamment plausibles. Entre la surcharge visuelle, les associations inattendues et les situations parfois franchement cocasses, il devient presque impossible de distinguer le vrai du faux. Ça vous rappelle quelque chose ?

Sans être moralisatrice, l’installation invite à réfléchir à la manière dont les écrans façonnent notre compréhension du monde, tout en laissant place à l’émerveillement, à la curiosité et au plaisir de se laisser surprendre.

D’ailleurs, pour celles et ceux qui souhaitent approfondir leur réflexion, des visites guidées sont offertes chaque semaine, en français et en anglais. Elles permettent d’explorer davantage les démarches artistiques, les références et les thèmes qui traversent les œuvres.

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Quand le son devient un lieu

Un changement de perspective passe aussi par les sens, comme le prouve PHI avec Habitat sonore, une salle d’écoute immersive à la fine pointe de la technologie. La programmation estivale, présentée en marge du Festival International de Jazz de Montréal, donnera une dimension nouvelle à des albums de John Coltrane, Arlo Parks et Dominique Fils-Aimé grâce à un système audio spatialisé.

L’expérience, qui souligne également le 100e anniversaire de John Coltrane, invite à ralentir et à écouter autrement des œuvres que l’on croit déjà bien connaître. Ici, la musique devient un espace que l’on peut habiter et explorer.

Des œuvres ancrées dans les réalités du territoire

Les deux projets des artistes en résidence partent d’une même question : qu’est-ce qu’un territoire raconte sur la société qui l’habite ? L’exposition gratuite met cette fois en lumière les recherches des artistes en résidence Eva Quintas et du collectif Spoonful of Dirt, qui ont passé les derniers mois à explorer Montréal.

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Dans Le Havre de Montréal, Eva Quintas s’est intéressée aux différentes manières d’habiter les secteurs à proximité de PHI, allant du futur quartier Molson à l’est jusqu’au quartier Bridge-Bonaventure à l’ouest.

À partir de photographies, de vidéos et de rencontres avec les personnes qui y vivent, elle compose un portrait où se croisent souvenirs, réalités quotidiennes et mutations urbaines. Un détail ressort de son enquête : bien que le quartier longe le fleuve Saint-Laurent, celui-ci occupe étonnamment peu de place dans les récits des habitants.

Le collectif Spoonful of Dirt, quant à lui, s’intéresse plutôt aux espèces animales qui ont disparu du paysage montréalais à mesure que la ville s’est développée. Réalisées en argile et à l’aquarelle lors d’ateliers participatifs, les silhouettes de cette faune reviennent hanter l’espace d’exposition, comme un rappel que les villes ne sont pas façonnées que par les humains.

En filigrane, les deux démarches posent la même question : à quoi pourrait ressembler une ville pensée autrement ? Sans chercher à livrer un message définitif, elles proposent plutôt des pistes de réflexion sur notre façon d’occuper l’espace et de cohabiter avec ce qui nous entoure.

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Cette diversité de propositions s’inscrit dans une volonté plus large de rendre la culture accessible. Depuis un an, PHI a adopté un modèle de tarification flexible qui permet à chacun de choisir le montant qu’il souhaite payer pour visiter les expositions principales.

Les visiteurs qui souhaitent revenir régulièrement peuvent également opter pour l’abonnement annuel PHI+, donnant accès gratuitement aux expositions principales tout au long de l’année en plus d’offrir différents rabais sur différentes activités organisées en périphérie.

Changer d’air ne signifie pas toujours partir loin. En réunissant des expériences qui font dialoguer art, technologie, environnement, mémoire et musique, PHI propose autant de façons de découvrir Montréal autrement, en changeant simplement de perspective.

***

Envie de changer de perspective ? Découvrez toute la programmation estivale de PHI et planifiez votre visite dès maintenant en visitant le site web officiel.

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* Paola Pivi, They call me Polar Bear, 2024. Photo: Guillaume Ziccarelli. Avec l’aimable permission de l’artiste et de Perrotin.

* Jakob Kudsk Steensen, Psychosphere (image fixe), 2025. Image en mouvement, son spatialisé, sculptures lumineuses interactives en verre, fibre de verre et résine. Commandée par Cisternerne, The Frederiksberg Museums, Danemark. Recherche fondamentale soutenue par la Gaia Art Foundation. © Jakob Kudsk Steensen, 2025.

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