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Ce texte est issu de notre #16 : Spécial Filles.
Que ce soit au requin qui nous a soudainement dans sa mire vers trois heures du matin dans un bar ou à notre amoureux préféré depuis des mois, il arrive que la jeune femme moderne doive dire « non » à une torride nuit de sexe qui lui est proposée. Comment y parvenir avec distinction et efficacité? Quoi faire et quoi ne pas faire…
« Pas ce soir chéri, j’ai la migraine. » L’expression a été utilisée à toutes les sauces : « Pas d’alcool, j’ai la migraine. », « Pas au soleil, j’ai la migraine. », « Pas de fish ‘n’ chip, j’ai la migraine. » Malheureusement pour vous Mesdames, une bonne baise pourrait justement améliorer la tension qui réduit les vaisseaux sanguins du cerveau et cause la migraine. C’est la réalité, paraît-il, selon une étude publiée dans pratiquement tous les magazines féminins. Désolé de vous l’apprendre, mais la migraine, c’est « out ».
« Je t’avertis : pas question que je couche avec toi ce soir. » J’ai déjà vu cette stratégie live et le gars ne s’est pas sauvé. Au contraire, il a perçu cette fille comme un défi. Le problème de cette technique ? Lorsqu’on ose être aussi franche, il ne faut plus faiblir du reste de la soirée. Dur, parce qu’on assiste alors à l’éveil du chasseur mâle qui patiemment observe sa proie jusqu’à ce qu’elle soit vulnérable, ce qui arrive généralement après trois ou quatre shooters, gracieuseté du chasseur susmentionné.
Les mots sont inutiles, car elle n’aura aucune offre. Si elle est à la maison, elle portera des bas de laine en robe de chambre bleu poudre et elle mangera des chips Cornichon à l’aneth et/ou un oignon cru. Si elle est à l’extérieur, ce n’est pas son string, mais bien sa culotte de menstruation qui dépasse de son pantalon.
« Tu peux monter, mais on va juste dormir en cuillère. » Je n’arrive pas à croire qu’il y ait encore des filles qui soient convaincues que la chose soit possible. Cessez de vous faire du mal ! Sincèrement, combien de minutes pensez-vous résister à une cuiller dotée d’un pénis en érection qui se frotte dans votre dos ? Même si c’est juste une érection « en ami »…
« Je ne suis pas convaincue d’avoir envie de me déshabiller pour 47 secondes. » Ouch. S’attaquer directement aux performances du gars en question. Si l’offensive est contre son propre chum, l’objectif sera atteint, mais le chum sera aussi humilié que si vous l’aviez obligé à porter un de vos soutiens-gorges pour soutenir ses seins de plus en plus mous. Par contre, si c’est pour se débarrasser d’une plaie qui habite en banlieue et qui n’a plus aucun lift parce que le conducteur désigné est parti « dormir collé en cuiller » avec une débutante. La formule « bitche » est à utiliser sans restriction.
« J’ai quelques suggestions à te proposer… » Étonnamment, le rêve masculin de rencontrer une créature avide de sexe peut rapidement se transformer en cauchemar si la femme en question est justement… un peu trop prête à tout. Après vous avoir proposé un trip à trois avec une copine, elle vous suggère aussi l’utilisation d’un fer à friser encore chaud ou d’un ensemble de 80 crayons Prismacolor aiguisés préalablement et attachés par un élastique pour la pénétrer… Le tout après seulement 19 minutes de conversation passionnée. Honnêtement, combien d’hommes iraient jusqu’au bout de l’expérience ?
Gougoune, t-shirt rose trop « petite fille », lulu, sac à dos avec un arc-en-ciel… Les seuls hommes qui risquent de s’y aventurer sont assurément excités par une intense partie de jambe en l’air au milieu d’un lit couvert de toutous… Et ce genre d’homme n’existe pas.
ISABELLE MÉNARD est humoriste.
« Mes médecins préfèrent que je n’aie pas de relations sexuelles tant que ma pénectomie ne sera pas guérie. » Rien de plus jouissif que d’imaginer le hamster tourner dans la tête de notre interlocuteur lorsqu’on lui sert un tel prétexte. Pour les profanes, la pénectomie, c’est l’ablation du pénis. Amusez-vous ! Trouvez vos propres termes scienti? ques : aérophagie (déglutition bruyante avec salivation exagérée), angio-œdème (manifestation allergique caractérisée par un gonflement du visage), macroglossie (grosseur anormale de la langue). Même votre amoureux n’osera pas vous demander de plus amples détails…
« J’ai une vaginite à levure. » À utiliser lorsque toutes les options ont été épuisées. Pour une femme, ce n’est qu’une réalité désagréable. Mais pour un gars… Une vaginite, c’est des champignons vénéneux verts et gluants qui crachent du pus et qui se placent dans le sexe des femmes pour attaquer les pénis et les mordre ! Juste le nom les fait vomir. Pour mettre k.o. les crapets qui n’auront pas encore pris leurs jambes à leur cou, expliquez-leur la technique d’insertion de la crème. Mieux, offrez-leur l’applicateur en plastique comme bâton mélangeur pour leur mojito.