Pierre-Nicolas Riou

Ces objets qu’on regrette d’avoir mis dans son sac à dos

Ça y est ! Le moment tant attendu est arrivé ! Ça fait trois mois que vous avez réservé votre billet d’avion, et vous partez faire votre voyage de rêve armé d’un sac à dos… qui déborde. C’est pas mauvais d’être un minimum prévoyant en partant à l’autre bout du monde, mais il ne faut pas trop s’exciter non plus. Personne n’a de fun à transporter un sac qui pèse autant qu’une petite laveuse en sortant de l’aéroport après neuf heures de vol.

 

Avez-vous vraiment besoin de 15 t-shirts, de quatre paires de souliers et d’un ukulélé ? Voici quelques histoires de voyageurs qui auraient dû avoir préparé leur sac à dos autrement.

TROP D’ACCESSOIRES DE BEAUTÉ

Sérieux, je comprends. Je ne suis pas le genre de fille qui voyage avec quatre valises, mais j’apporte toujours trop de produits de beauté. Non, je n’aurai pas le temps de me faire trois masques pendant les vacances, et surtout pas une manucure (que je ne me fais jamais chez moi anyway).

« J’ai amené mon fer plat en me disant que j’aurais aimé me mettre “belle” lors d’une soirée, dit Laurence. Premièrement, oublie ça ! Il fait tellement chaud — en Asie du Sud-Est, notamment — que mes cheveux sont toujours frisés. Et deuxièmement, mon fer, qui valait quand même cher, a finalement pété dans mon sac. #amatrice »

 

Moi aussi, je veux que mes cheveux soient top notch sur mes photos de vacances, mais comme me l’a bien appris Laurence, c’est un luxe dont on peut parfois se passer.

TROP DE LINGE, DE SOULIERS… TROP DE TOUTE !

«On finit par tout le temps porter le même maudit t-shirt qui se lave bien pis qui sèche en 30 secondes.»

OK, on part en backpack, là; pas dans un tout-inclus à Cuba ! Je n’ai pas besoin de trois paires de chaussures et de six robes différentes pour aller manger dans des restaurants thématiques pas très bons. Ce qui revenait souvent quand je demandais aux backpackers autour de moi ce qu’ils avaient regretté d’avoir apporté dans leur sac, c’étaient tous ces vêtements qu’ils n’ont pas porté au final. « On finit par tout le temps porter le même maudit t-shirt qui se lave bien pis qui sèche en 30 secondes », m’explique Bianca en me parlant de ses voyages en Autriche, en Thaïlande, au Mexique, en Espagne et en France.

Bonus : ce ne sont pas toujours des vêtements qu’on apporte en trop, et Sandrine l’a appris à ses dépens.

Par exemple, les rongeurs sont rarement une bonne idée, dans n’importe quelle circonstance de voyage.

« Il y a eu la fois où j’ai amené mes rats pour deux semaines de vélo-camping et qu’il y en a un qui s’est enfui dans la nature… », raconte Sandrine.

LE « AU CAS OÙ »

Il est vrai qu’en backpacking, on part parfois à l’aventure et on dort dans des endroits plutôt douteux. C’est clair que le « kit » sanitaire de base n’est pas de trop, mais on ne peut pas pallier tous les imprévus.

Pour vrai, après quelques jours, les normes de salubrité finissent par s’estomper d’elles-mêmes. « J’avais amené une espèce de drap-sac de couchage, au cas où les endroits où je restais étaient potentiellement “beurki”, mais il devait faire 52 oC dans ce truc. Et même si tu te mettais seulement sur le drap, le tissu était tellement épais qu’il collait à ta peau et te faisait te noyer dans ta propre sueur, raconte Luca à propos de son voyage au Cambodge. Même les draps beurki, j’ai préféré dormir dedans que dans ça. »

Bon, après, il y a le problème des puces de lit, et pour ça, on ne peut vraiment rien y faire… Ça fait partie de l’aventure, j’imagine (oups).

LES CADEAUX DE VOYAGE

La bouteille que t’as goûtée et que t’as trop envie de faire essayer à tes amis, ou alors la statuette qui va trop bien aller dans ton salon… C’est le fun de s’acheter des souvenirs de voyage, mais c’est pas mal moins le fun de les transporter.

«Les bouteilles étaient trop lourdes, et je devais les garder pendant deux mois… J’avais toujours peur qu’elles se brisent.»

« Les souvenirs, c’est ce qui était le pire à transporter en voyage, explique Juliette en me racontant son périple entre le Portugal, l’Espagne et la France. Les bouteilles étaient trop lourdes, et je devais les garder pendant deux mois… J’avais toujours peur qu’elles se brisent et je me réveillais en sursaut en voyage de déplacement parce que je rêvais qu’elles s’étaient cassées. »

C’est clair que ce n’est pas la même chose d’acheter ses trois bouteilles de porto au duty free, mais c’est pas mal moins encombrant pendant le voyage.

Vous n'allez pas rester là sans rien dire ?
Faites-vous entendre...

mode_comment Afficher les commentaires keyboard_arrow_down keyboard_arrow_up

Lire la suite

Les règles non écrites des auberges de jeunesse

Partager 12 mètres carrés avec un breakdancer marocain, une ingénieure israélienne, un designer mexicain, un étudiant brésilien et une prof de […]