Célébrer le Canada au karaoké

Billet à huit mains

Étant donné que je quitte Urbania bientôt, j’ai décidé de contaminer les gens avec mes classiques Mauvaises Idées. Pour rendre hommage au Canada et faire de la belle promo croisée, j’ai proposé une aventure particulièrement épaisse à mes futurs ex-collègues : chanter l’hymne ontarien mid-nineties qu’est la Grammy-nominated One Week des Barenaked Ladies dans le plus de bars à karaoke possible au cours d’une même soirée.

J’ai réussi à convaincre notre directeur technique François-Olivier, notre coordo Fanny et la rédactrice en chef du spécial Canada Rose-Aimée à se joindre à moi pour cette hostie de niaiserie.

Arrêt 1: L’Astral 2000

Bien installés à une table à l’avant, on attend que l’animateur de karaoké arrive. On se réchauffe tranquillement, FO et moi, en entonnant la classique Mon Gilet, ce qui fait dire à Rose-Aimée qu’on ne pourrait pas faire plus “gars de trente ans” que ça. OK, correct, mais j’aime vraiment mon gilet. (J’vois bien ça, m’sieur.)

C’est l’heure de la première de plusieurs grosses O’Keefe qui défileront devant moi au cours de la soirée. Heureusement, étant donnée notre heure d’arrivée assez hâtive (quoi qu’en dise Fanny), nous avons pu profiter des prix de jour: une aubaine! FO tente une fois dernière de me convaincre de changer la mission pour nous faire chanter Keep On Rockin’ The Free World. Newsflash: ça n’arrivera pas. Mon TOC et moi, on a bien planifié la soirée.

C’est finalement nous qui ouvrons le bal, alors que l’animateur, ayant pris son petit temps pour brancher les micros et lancer Winamp sur son PC, appelle au micro “La gang de la table 8”, parce que Fanny nous a inscrit comme “LA GANG” sur le petit papier. On se sent tous radicapotés (ascendant salopette en jeans) en gambadant à travers le bar vide vers la scène qui a vu tant de talents naître (et surtout mourir).

Devant les deux barmaids et une foule, disons, clairsemée, on baptise ce jeudi de karaoké où des dizaines de gens s’époumonneront à tour de rôle sur All By Myself et l’Aigle Noir avec une première prestation qu’on pourrait qualifier gentiment d’approximative.

Qu’à cela ne tienne: mission accomplie en ce qui me concerne. (Je pense que mes collègues me respectent un peu plus qu’il y a cinq minutes.) On droppe les micros, on attend des applaudissements qui ne viendront jamais, et on quitte le bar. C’est l’heure du Club Date.

Point de vue de Fanny

Je suis coordonnatrice. Quand on me dit d’arriver à 20h30, j’arrive à 20h30. Mes collègues se font désirer, et n’arrivent qu’à 21h, me laissant siroter mon verre d’eau un peu mal à l’aise avec Rolande et Le-Boss-de-la-Place (c’est comme ça qu’il s’est présenté):

– T’es sage de boire de l’eau. Rolande aussi, a boit beaucoup d’eau. Pas vrai Rolande?
– 2 litres par jour.
– Ouin. Est en santé, Rolande. Elle dansait avant. Pas vrai?
– Ouais, mais avant, on gardait nos sous-vêtements.
– Ça a ben changé. Maintenant, en plus du 10$ de base pour une danse, c’est 10$ de plus si tu veux mettre ta main dans son string. 10$ de plus si tu veux qu’elle l’enlève. 10$ de plus si tu veux la toucher ou tu veux. En quatre minutes, faut pas niaiser. Faut lui dire dès le début de se déshabiller.
– Dire que je me faisais 15$ pour toute une soirée, dans le temps. 20$ si je faisais la rue.
– Ouin, mais la bière était 55 cents.

Mon verre d’eau est vide. Rollande quitte, la gang arrive. Le fun commence.

Point de vue de Rose-Aimée

C’est alors qu’on entame notre quille de O’Keefe que Fanny nous apprend qu’elle n’a jamais entendu One Week.
– T’as pas pris le temps de l’écouter avant de venir?
– Non.

Je ne vous mentirai pas: son audace me charme. Alors que j’angoisse en pensant à l’humiliation qui approche, Fanny fait des vocalises. Elle chante We are the world. Les paroles ne sont clairement pas son fort, parce qu’elle croit que le refrain comprend les mots “We are the champions”.

C’est devant une salle vide qu’on ouvre la soirée. Notre prestation est lamentable. Éric performe, alors que je m’enfarge dans chaque phrase, que Fanny découvre pour la première fois l’air de la toune qu’on devra chanter toute la nuit et que FO devient obsédé par un unique but: réussir le passage le plus difficile de la chanson sans l’aide de qui que ce soit.

Chickity China the Chinese chicken
You have a drumstick and your brain stops tickin
Watchin X-Files with no lights on,
We’re dans la maison
I hope the Smoking Man’s in this one
Like Harrison Ford I’m getting Frantic
Like Sting I’m tantric
Like Snickers, guaranteed to satisfy

Point de vue de FO

Première fois que je vais à ce bar de karaoke. Sa légende est légendaire et je suis un peu stressé. J’en ai tellement entendu parler que j’imagine la place remplie à craquer. Finalement, pas un chat dans le bar. Juste Fanny pis son verre d’eau. J’appréhende une soirée boring pis un plan de marde. Je trouve encore qu’on aurait dû chanter du Neil Young à place. L’animateur est en retard, il préfère frencher sa blonde dehors. Je m’en sacre parce que j’ai pas tant le goût de chanter la toune débile à Éric.

Finalement, c’est notre tour. On démolit la toune solide en réalisant que

  1. C’est la chanson la plus dure à chanter au monde entier
  2. Éric est le Rain Man de One Week. Il est le seul à connaître les paroles. Nous c’est plus: MunumunumunumunuAFTERNOON!!
  3. Plus la chanson avance, plus le volume de nos micros baisse.

Je découvre le mot Chikity China pis j’aime ça.

On quitte la scène dans l’indifférence de la foule et sous la phrase de l’animateur:

“Heille tout le monde, on applaudit si on veut être applaudi!!!”

Right.

Arrêt 2 : Club Date

Le Club Date, c’est le karaoké favori de l’UDA. Stratégiquement situé en plein Village, c’est statistiquement là que vous avez le plus de chances de trouver quelqu’un que vous voyez dans les dramatiques de Radio-Can. Évidemment, il fallait que les stars se gâtent avant nous dans la file avec des interprétations assez peu piquées des vers merci. Pas de pression. Heureusement, les troupes sont motivées.

Point de vue de Rose-Aimée

J’arrive au Club Date humiliée, mais galvanisée. Devant l’entrée, je regarde mes collègues et je lance un déterminé: “Yé tard, le bar est plein. On n’est plus dans les heures pour amateurs, faut get our shit together.” FO m’appuie, en répondant par un honnête “Chickity chicken”.

Le stress me donne envie d’uriner. J’entre dans la mauvaise toilette, je tombe sur FO qui fait pipi. Je me sauve avant qu’il ne me remarque. Quand j’entre dans la toilette des femmes, un homme le fait aussi, braguette ouverte et ceinture dans les mains, en criant “Sont où les bols?” Le party est pogné.

Pendant que Karl Hardy, Vanessa-de-Star-Académie et autres Debbie Lynch-White se déchaînent au micro, FO passe son stress en jouant aux machines à sous. Le jeu sur lequel il s’acharne s’appelle “Joyaux félins”.

Puis, c’est notre tour. Après un couplet over-maitrisé d’Éric, la foule s’emballe! Elle l’applaudit, l’admire. Je suis fière de lui. Quand on sort de scène, je suis possédée par le démon de l’enthousiasme. Je livre un touchant discours : j’y crois. D’ici la fin de la soirée, on pourra chanter One Week sans le moindre accroc.

Point de vue de Fanny

Si on était les leaders à l’Astral, on se fait plus petits par ici. Debbie Lynch-White rockait la scène, nous faisant douter de notre choix de toune (je tiens à dire que je doute depuis le début). Je me permets quand même de demander à l’animateur de nous faire passer avant les 43 coupons étalés sur la table :

– On est là pour des motifs professionnels. Ma demande est en fait une requête médiatique, tu nous permettrais de réussir notre mission.
– Je vais faire mon possible, mais prends-toi quand même un drink, ma belle.

La soirée va être longue. En plus, on est filmés. Je ne connais pas encore un mot de la toune. Je pense que j’ai un down.

Point de vue de FO

La grosse ligue! Le bar est déjà plein de monde qui chante pour le vrai! Du monde qui se donne en show. Je commande une bière pis je me dis: “Ici, ça passe ou ça casse!” Pour essayer d’oublier notre future prestation, je tente ma chance au video poker. Ça me fait oublier la fille qui fausse Tina Turner. Je gagne rien. Fuck you Joyaux Félins.

Je retourne boire ma bière quand c’est la Debbie-chose d’Unité 9 qui réussit la toune des Fugees. Le niveau de stress augmente un peu. Si on passe après elle, on est faites. J’essaye de répéter le plus de fois mon couplet dans ma tête, mais je fais juste dire Chikiti Chicken au lieu de China. Ça va pas ben.

C’est notre tour! En plus que c’est la chanson la plus dure du karaoké, y’ont mis un fond d’aquarium bleu et noir et les paroles sont écrites en noir…. C’est encore pire que la première fois. Mon boutte arrive, pis je m’enfarge à la première ligne. Si tu t’enfarges à la première ligne, bonne chance pour le reste.

On s’en va de là, on est pas fiers de nous. En plus on a été filmés. On prend une photo avec l’animateur et on s’en va au Normandie. FAIL.

Arrêt 3 : Taverne Normandie

Après la folie Club Date, on se dirige à deux pas de là, à la chic Taverne Normandie, où l’animatrice applaudit chaleureusement chaque prestation avec des genre de petites mains en plastique articulées. Ça met de l’ambiance en pas pour rire.

Point de vue de Rose-Aimée

Il y a moins de monde au Normandie, mais c’est du monde de grande qualité. Pour citer Fanny: “Y’a du talent ici.” Tandis que deux filles chantent une version très sentie de True Colors, je vais jusqu’à déclarer: “C’est magnifique. C’est la communion des êtres.” Mes collègues hochent vaguement la tête, mal à l’aise.

Une fois au micro, je ne sais pas si je suis vraiment plus douée ou juste vraiment plus saoule, mais je considère que je livre la meilleure performance de ma vie. Je ne rate pas un mot du refrain. Ma satisfaction est cependant réduite par la déception de FO, qui a choké la dernière moitié de son maudit Chickity chicken.

“Tout repose là-dessus, tu ne comprends pas”, me déclare-t-il dans le taxi qui nous mène au quatrième arrêt de notre périple.

Point de vue de Fanny

Ici, il y a seulement 2 micros. On prend pas de chances : on en laisse un à Éric, qui, on va se le dire, own the place. C’est dans ce bar qu’on statue qu’il est un peu autiste. À lui de répondre qu’on confond autisme et culture générale.

Ils sont beaux mes collègues : Éric est le chef de file, Rose la pro du refrain (et de la gestuelle) et F-O, il est comme l’invité surprise qui débarque au beau milieu d’une toune et qui enflamme la foule.

Point de vue de FO

Ouf! Là ça prend un remontant. Ça tombe bien, dès qu’on arrive au Normandie, le serveur nous donne 28 menus de drink pour nous 4. Amène un gros pichet! On riait encore un peu jaune de notre performance du Date en cherchant notre toune dans le catalogue. Gros stress, après 4 catalogues, y’a pas l’air de l’avoir. Finalement on la trouve. Yé.

Notre collègue Claire vient nous rejoindre pour nous regarder faire. Elle propose des shots. Meilleure pire idée de la soirée (après le choix de la toune). Tequila et karaoké vont bien ensemble.

Les clients du bar étaient ben trop fans de vieilles chansons françaises quétaines style Joe Dassin. Y’a comme un léger down qui s’installe. Pas longtemps après un gars qui chante trop fort du Ginette Reno, c’est à nous. La madame animatrice avec sa claquette d’applaudissement nous encourage fort. On fait la toune encore tout croche, mais le fait d’être jumelé à Rose-Aimée pour la première fois au micro nous fait réussir plus de phrases. Je manque quand même la moitié de mon complet fétiche. Pas grave, en général on est contents. NEXT!!!

*****

Arrêt 4 : La Remise

Eh pelaye.

En ouvrant la porte, on voit bien qu’il ne se passe résolument rien à la Remise. La musique d’ambiance est White Dove des Scorpions (tsé, quand ils ont essayé de refaire Wind Of Change pis que ça a aussi bien marché que le Ti-Mé Show). Il y avait plus de monde dans le taxi qu’on a pris en route que dans le bar où on est arrivés. La waitress a l’air faite en cuir tellement elle est bronzée et il y a certainement plus d’ambiance dans le sous-sol d’Urgel Bourgie de Montréal-Ouest. On ressort tout de suite.

Puis, on prend notre courage à deux mains et on rentre — au moins pour #unetiteshotdejameson. J’ose demander à la waitress: “C’est plate, y’a pas de karaoké ce soir?”

La réponse ne se fait pas attendre:

“Oui oui, c’est juste qu’y a personne qui veut chanter, là. Mais si vous allez voir le gars on va le starter pour vous autres!”

Illumination.

ON Y VA.

Pas notre meilleure perfo, mais on est juste contents d’avoir réussi à cocher la Remise sur notre parcours, alors que tout semblait annoncer que c’était un bar à poudre tout ce qu’il y a de plus standard, avec table de pool, vidéopokers et surtout aucune bande de gnochons qui viennent chanter une toune ontarienne qui date de 1998. LES APPARENCES SONT TROMPEUSES.

Point de vue de Rose-Aimée

Il n’y a pas un chat dans la place. Juste deux duos d’hommes louches et une dame saoule. Et ils ne sont pas là pour le karaoké. Qu’importe, après une tournée de shooters, on décide de se risquer. Je suis la moins partante des quatre, mais je me laisse influencer.

“J’peux pas croire que je vais chanter One Week devant une poignée de bandits.”

J’suis pas mal certaine que la madame saoule nous a hué. Niveau “maîtrise vocale”, on est clairement sur une pente descendante. Je pense qu’on suck un peu la marde.

En sortant de l’établissement, FO tente vainement de convaincre Éric de gonfler son chest parce qu’il veut lui faire un atémi. Selon Google, il s’agit d’un coup sans arme porté à un organe vital. Éric décline l’offre, gracieusement.

Point de vue de Fanny

Ils prennent le taxi, je les suis en vélo. Je fredonne les seuls mots que je retiens de la toune, qui se résument à milkshake, vanilla et chicken. J’ai peut-être faim?

La première chose que F-O me lance quand j’entre, essoufflée, c’est un “C’est deep ici, quand même” d’une voix grave. Rose nous dit avoir déjà fait une fellation sur la toune qui joue en bruit de fond (What A Wonderful World). Je pense qu’on est dans le creux poétique et nostalgique de la soirée.

On ouvre alors le karaoké, jusqu’alors fermé. On le fait juste pour nous, c’est authentique. C’est, à mon avis, notre plus belle performance. On quitte, il pleut un peu. La serveuse nous invite à revenir une fois notre tournée complétée.

Point de vue de FO

On arrive à La Remise. À part 3 motards, 4 pirates pis une barmaid sorcière, c’est vraiment mort dans place. Même pas de karaoké. On sort après 15 secondes. On doit attendre Fanny qui est en bike. En attendant, on va se prendre une grosse 50. Tant qu’à y être.

On remarque un jukebox. On se dit qu’au moins on pourrait mettre la toune pis essayer de faire quelque chose. On demande à la barmaid, qui a l’air d’avoir déjà fait des stéroïdes, comment marche le jukebox. Elle nous dit d’un ton de râteau: “Non y’a pas de jukebox, à soir c’est karaoke!” OH YEAH!!! Fanny arrive pis on s’apprête à mettre notre toune.

Y’avait pas vraiment de stage, mais on a chanté pour les quelques clients qui étaient clairement pas là pour entendre One Week. Au bout d’une minute de la toune, y’a un madame qui est venu nous joindre pour danser. Je lui ai donné le micro pis elle a essayé de chanter. Ça pas duré longtemps.

Fin de la chanson, on ben contents! On est rendus poches à 50%. C’est déjà une nette amélioration.

*****

Arrêt 5 : La Petite Place

Oups.

Tout ce qu’il est important de se rappeler de la Petite Place, c’est qu’il y avait plein de gens, qu’on est passés vraiment vite, et surtout. Surtout. SURTOUT. Qu’on. A. Réussi. À. Chanter. One. Week. Dans. Cinq. Karaokés. Dans. La. Même. Soirée.

FUCK.

Quel plan de marde.

Point de vue de Rose-Aimée

On est saouls. On entre sur Champagne Supernova, c’est probablement le meilleur moment de ma vie. Pour une raison que j’ignore, Fanny pointe un duo qui danse lascivement et me dit: “Ce serait nice que ce soir, Éric soit la viande dans un sandwich. Un sandwich de filles.” (NOTE DE FANNY: C’est qu’Éric a coupé à un moment donné les deux filles pour passer, et l’image d’Éric dansant entre elles s’est gravée dans ma rétine.)

Pendant ce temps, un couple horny chante T’es mon amour, t’es ma maîtresse.
“C’est peut-être pas un couple”, me précise FO.

Puis vient le moment de notre grande finale. C’est la conclusion de la grande épopée entreprise cinq heures et 20 litres d’alcool plus tôt. Je ne me rappelle pas de grand-chose, sauf du fait que FO a enfin réussi son esti de passage. Il a owné One Week et j’en retire une joie immense.

J’oserais même dire que je suis enfin complète.

Merci, Barenaked Ladies.
Merci, Montréal.

Point de vue de Fanny

La Petite Place, c’est vivant. On l’est aussi. On y est presque. J’ai quand même peur que One week ne se retrouve pas dans le bottin à chansons. Elle y est, on sourit bêtement et on commande des quilles.

Je pense que j’ai réussi à chanter le refrain au complet, je sais plus. Ça m’apprendra à pas faire mes devoirs. Si j’ai pas vraiment contribué au succès de la soirée, j’ai fait de belles rencontres. Dans les toilettes de la Petite Place, une fille s’est extasiée devant mes lunettes et m’a demandé si elle pouvait les essayer :
“Maintenant, tout le monde a les mêmes lunettes carrées noires. Pus capable. Tout le monde se ressemble. Mais toi pis moi, on est uniques. On n’a pas de fausses boules ni de tattoos. C’est nous que les hommes vont vouloir comme maîtresses, plus tard.”

Je sais pas trop comment elle sait que j’ai pas de tattoos, avec ma chemise à manches longues. Mais on échange un regard complice et on sort des toilettes un sourire en coin.

Merci Éric, pour cette bonne mauvaise idée.

Point de vue de FO

Je suis ben content d’arriver à la Petite Place.

  1. Y’a une bonne ambiance
  2. On pense commencer à maîtriser la chanson
  3. C’est juste à côté de chez nous.

C’est déjà à notre tour. Je n’arrive pas à croire que c’est déjà la dernière fois qu’on va la chanter. Faut être à la hauteur. Arrive mon boutte, le fameux “Chikiti-China the Chinese Chicken”.

Ben crisse, je l’ai eu!!!

Je réussi à le dire d’un coup sans me tromper. Mon euphorie me fait évidemment rater le reste du couplet.

Finalement, après une pluie de high five entre nous, on retourne s’assoir avec le sentiment du devoir accompli. On n’a pas été parfaits, mais on est quand même très fiers de nous. Le reste de la soirée, c’est complètement freestyle. On retourne chanter chacun notre tour des chansons en solo. Sauf Rose-Aimée, rentrée se coucher. Éric a fait lever le bar avec La Bitt à Tibi. Fanny nous a tous turné on avec ses moves de Pussycat Dolls. Pis moi j’ai chanté ma classique Say It Ain’t So de Weezer.

On quitte à 2h45 du matin. Éric reste pour je ne sais quelle raison. Sûrement pour avoir encore plus mal le lendemain. Je marche avec Fanny pis je lui dit. “Tu savais Fanny que Karaoke veut dire en japonais ‘orchestre vide’?” Elle me répond que, non, elle savait pas. C’est déjà ça de gagné.

Je rentre chez nous bien content de ma soirée bien remplie. C’était pas une idée de marde tant que ça, finalement.

Merci les Barenaked Ladies (NOT).

P.S.: J’ai eu les mots Chikiti-Chicken dans la tête durant une semaine.

*****

Mot de la fin

Merci à Fanny, Rose-Aimée et F-O d’avoir embarqué à fond dans ma très Mauvaise Idée. Et merci d’avoir permis de souligner à la fois notre beau pays (hu-hum) et la fin de mon aventure à la tête d’Urbania.ca

Maintenant… c’est quoi les chances qu’on la refasse au cours du lancement? À VOUS DE VOIR!

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