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À Distance: vivre son deuil en isolement

Claudéric Saint-Amand revenait de voyage lorsque la pandémie du COVID-19 s’est invitée au Québec. Quelques jours après son retour, il a appris que son père était décédé dans sa résidence pour personnes âgées. Isolement oblige, il n’a pas pu aller voir son père et est encore dans le flou quant aux circonstances du décès.

«J’ai été obligé d’annoncer à mes trois enfants, à tour de rôle, la mort de mon père, la mort de leur grand-père. J’ai trouvé ça très difficile d’être à distance», explique Claudéric qui est toujours en confinement.

Vivre son deuil autrement

«Mon frère revient de la Floride, il était donc lui aussi en isolement complet. Il n’a donc jamais vu mon père avant sa mort», déplore-t-il. En ce moment, la famille se serre donc les coudes à distance à défaut de pouvoir se serrer dans leurs bras.

«Mon frère revient de la Floride, il était donc lui aussi en isolement complet. Il n’a donc jamais vu mon père avant sa mort.»

«J’ai trouvé ça vraiment difficile d’être dans mon grenier. Ma relation avec mon cellulaire n’a pas été la même. Autant je l’apprécie beaucoup avec mes collègues, on se fait des 5 à 7 comme tout le monde… Mais pour annoncer le deuil à quelqu’un, j’avais un réflexe de montrer le mur, montrer le divan. C’est comme si l’écran était un peu l’ennemi de mes émotions», illustre Claudéric.

Il invite donc les gens, à l’instar du premier ministre François Legault, à passer un coup de fil à un proche, pour ne pas avoir de regret. «Je pense que c’est un bon temps pour reacher out», termine-t-il.

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