À Distance: Se priver de sa famille pour sauver des vies
Entrevue avec l'ambulancier Olivier Mireault
«Quand on a signé pour être paramédic, on n’a pas signé pour mettre notre vie en danger et surtout pas celle de nos filles», laisse tomber Olivier Mireault qui a dû, en début de semaine, prendre la difficile décision de laisser partir ses filles chez ses beaux-parents pour une durée indéterminée afin de les laisser à l’abri. Le choix le plus déchirant de sa vie.
Il a donc emboîté le pas à plusieurs autres de ses collègues ambulanciers, infirmières et médecins, en se séparant temporairement de sa famille pour exercer ses fonctions. «Je pense qu’on a pris la bonne décision. On ne se sauvera pas en courant. On va faire ce qu’on a à faire, et quand le moment sera venu, on va pouvoir se remercier et se féliciter.»
L’ambulancier rappelle qu’il est primordial que les gens soient honnêtes par rapport à leurs symptômes. Dans le cas contraire, ils se mettent eux-mêmes en danger et mettent à risque le personnel préhospitalier d’urgence ainsi que l’équipe médicale qui les recevra à leur arrivée à l’hôpital.

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