9 choses que je déteste de toi, grève étudiante.

La grève étudiante m’a donné mon lot de joies et de frustrations. Habituellement je préfère parler de mes joies. Par contre, comme tout être humain sain d’esprit, il m’arrive de me mettre en colère. Voici un billet-thérapie de chialage gratuit, aucunement constructif où j’évacue toutes les frustrations accumulées depuis le début du conflit, pour me défouler. Comme la St-Valentin, mais à l’envers.

Line Beauchamp

Marionette insipide, dépourvue de vision, avec un immense talent pour éviter de répondre à des questions claires et simples. Son passage à l’émission «Tout le monde en parle» et ses nombreuses apparitions publiques ne pouvaient laisser personne indifférent. Du discours vide à son meilleur. C’est fou à quel point autant de mots mis ensembles ne peuvent rien vouloir dire. Lorsqu’on ne désire pas que les leaders d’une association étudiante qui représente la moitié des étudiants en grève s’asseoient avec nous pour discuter d’enjeux reliés directement à notre ministère, seulement parce qu’un poignée d’imbéciles ont brisé des objets, on ne mérite pas sa place comme ministre. Change de job Line, pour vrai.

Le Parti Libéral

Gouvernement pourri de l’intérieur, dirigé par un homme ayant assez de charisme pour mener les moins rusés en bateau avec brio en leur faisant croire, grâce aux médias biaisés, que son parti dirige la province de main de maître. Charest a l’air smatt à Infoman, y doit pas être si pire. Wow, à quel point doit-on être aveugle dans la vie pour ne pas être en colère contre un parti qui nous fourre à graine déployée, les mains dans nos poches et le sourire aux lèvres ? Plan Nord, corruption, entêtement absurde face à une jeunesse brillante et gestion exécrable des situations de crises. J’espère que la population ne manquera pas d’air au cerveau au moment d’aller voter, aux prochaines élections.

Richard Martineau

Un homme à l’intelligence inversement proportionnelle au nombre de tribunes qu’il possède. Maître du raccourci intellectuel, du sophisme et de la démagogie. Des opinions faibles, diffusées trop largement avec une verve nourrie par un manque de charisme évident. Dans le conflit actuel, toujours un angle de marde, toujours un ton hautement méprisant. Jamais reconnaissant du courage et de l’intelligence de la jeunesse, jamais capable d’aller au fond des choses. Une vision étroite et bien bête, une mise à genou pathétique devant Québécor. J’aurais voulu dire que j’attendais avec impatience la journée où il allait fermer sa gueule mais je ne veux pas que ça arrive, pour la simple et bonne raison que dans la vie, on a aussi besoin d’exemples de «quoi ne pas faire». Richard, continue, t’es un modèle pour moi.

Les carrés verts / les carrés rouges

Le vert, pour moi, signifique que l’on est pour la hausse des frais de scolarité, imposée directement aux étudiants. Plusieurs arguments concrets et justes peuvent permettre à un humain de penser ainsi et je le respecte. Le rouge, pour moi, signifie que l’on est contre la hausse des frais de scolarité directement imposée aux étudiants parce que d’autres alternatives de financement des coûts de l’éducation sont possibles. Plusieurs arguments concrets et justes peuvent permettre à un humain de penser ainsi et je le respecte. Là je m’adresse aux imbéciles: si vous affichez une couleur ou l’autre, soyez certains d’avoir des arguments ou d’être renseignés adéquatement, autrement, taisez-vous et gardez vos réactions émotives d’ignorants pour vos amis proches qui vous réconforteront sur-le-champ en acquiescant d’un gros “Asti, tellement man”

Les indécis

Ça se dit «Ni pour, ni contre la hausse» et ça argumente sans arrêt sur la situation. Habituellement, on entre pas dans un combat quand on se demande encore qui est l’allié ou qui est l’ennemi. Sinon, on fesse pour fesser, sans raisons particulières et ça, c’est juste complètement débile. On peut, à l’aide d’internet, trouver n’importe quoi en moins de 3 minutes, peu importe où l’on se trouve dans le monde, que ce soit le Dairy Queen le plus proche ou des photos de japonaises sexys déguisées en huître. V’nez pas m’dire que c’est difficile de trouver des arguments qui concordent avec votre façon de penser.

Les manifestants violents

Wow, tu lances des briques sur la police en brandissant bien haut un drapeau des Patriotes. Tu arrives dans une manif avec une attitude de guerrier, une attitude offensive. Tu rejoins tes chums qui battent un policier qui se recroqueville sur lui-même pour éviter de se faire briser. Raconte-moi à quel moment t’es devenu un crisse de singe, pour être très certain que je puisse l’éviter. Ensuite, raconte-moi à quel point tu penses que c’est la faute du gouvernement si tu blesses d’autres êtres humains et je te raconterai comment l’individu, en tout temps, a une responsabilité face à la société dans laquelle il vit, en 2012.

Les policiers au sang chaud

Wow, toi et trois des tes collègues avez martelé un manifestant de 130 livres avec vos boucliers. Ton chef dit que c’est la fatigue et le manque d’entraînement. Je dis que c’est ton niveau de testostérone trop élevé, la petitesse de ton cerveau, tes capacités cognitives déficientes et ton énorme manque de jugement. Crois-moi, c’est pas une sieste de deux-trois heures ou une semaine de vacances qui va régler ça. Va consulter un professionel de la santé mentale, c’est urgent. En plus, ça te coûte rien, c’est nous qui paie. Pis ça nous fait plaisir parce qu’on aime mieux ça que de t’voir frapper sur des enfants, monsieur gorille.

Le Journal de Montréal

Ou comment déformer la nouvelle tellement fort qu’on pourrait penser qu’il s’agit d’une blague. Regardez cette photo. Regardez maintenant ce que le Journal de Montréal en a fait, pour sa couverture. On enlève un policier, on rapproche les protagonistes et on écrit des phrases simples en gros caractères simplement pour détourner l’attention des gens sur le vrai problème. J’aurais préféré dire que j’le déteste en entier mais j’dois avouer que j’suis fan de la section «En 5 minutes» genre «Le soleil, en 5 minutes», «Les trains, en 5 minutes». En fait, je crois que c’est tout ce qu’on devrait retrouver à l’intérieur parce que c’est la seule chose qui contient de l’information pertinente dans ce journal.

Les détracteurs de Gabriel Nadeau-Dubois

Pages Facebook, Richard Martineau, Éric Duhaime, Christian Dufour, j’ai une question pour vous : Fessez-vous sur votre facteur quand il vient vous porter une enveloppe qui contient une lettre qui vous met en colère ? Non ? Pourquoi alors est-ce que vous fessez sur le porte-parole de la CLASSE ? Vous ignorez encore qu’il ne dirige pas son association et qu’il n’est pas le directeur de la grève, en général ? Je comprendrais qu’on veuille sa démission s’il ne faisait pas son travail adéquatement ou si ça venait aussi de l’intérieur de l’association mais en ce moment, on utilise son nom à tort et à travers et on lui fait porter le blâme pour tout ce qui arrive, systématiquement. Il faut être limité intellectuellement pour réfléchir de la sorte. Je propose que l’on suspende le droit de votes des gens qui pensent ainsi jusqu’à c’qu’ils consultent le prochain article que j’écrirai pour le Journal de Montréal: Gabriel Nadeau Dubois en 5 minutes. Avec des dessins, pis toute.

Aux étudiants et aux jeunes et moins jeunes du Québec qui ont soif d’une province au gouvernement transparent et plus juste, bon courage, je vous appuie totalement.

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