8 choses que vous ne saviez pas sur le camping

Des informations anecdotiques et/ou primordiales (surtout celles sur les ours).

Avant de paqueter votre sac à dos de nourriture déshydratée, il y a pas mal de choses que vous devriez savoir sur le camping.

1 – Les ours c’est fucking dangereux

Ils sont peut-être bien attendrissants dans les dessins animés, mais les ours demeurent de dangereuses créatures qu’il vaut mieux éviter lors d’un séjour dans le bois. Soixante-trois Nord-Américains ont été tués par un ours de 1900 à 2009; de ce nombre, 44 morts sont survenues au Canada. Dans environ 40% des cas, ces mammifères bien dodus ont attaqué parce qu’ils avaient été attirés par de la nourriture ou des déchets trouvés à proximité des campements. Conseil d’ami: gardez vos restants de ribs et d’épis de maïs loin de votre tente Coleman!

URBANIA est déjà allé à la chasse à l’ours

2 – Il existe une journée nationale du S’mores aux États-Unis

Guimauve, biscuits Graham et chocolat dégoulinant, le tout mêlé à l’arôme réconfortant du feu de camp… Sérieux: WHAT’S NOT TO LIKE à propos des S’mores? Apparue dans les années 1920 aux États-Unis, cette collation sucrée qu’on associe instantanément au camping tient son nom de la contraction des mots some more (lesquels peuvent être librement traduits par «ENCORE PLUS!»). La journée nationale des S’mores est célébrée chaque année le 10 août. À n’en point douter, notre date préférée sur le calendrier (pardonnez notre enthousiasme débordant: on est juste de véritables bibittes à sucre).

3 – Le naturisme est en vogue

Alors que le naturisme se porte plutôt bien ailleurs dans le monde — pensons à ces vacancières topless et à ces baigneurs au ouistiti à l’air libre sur les plages européennes —, le mouvement cherche un second souffle dans la Belle Province. Si les années 1980 ont représenté l’âge d’or de ce mode de vie basé sur le retour à l’état naturel, avec le vieillissement de la population, le nombre de participants et de centres naturistes ne cessent de chuter. Il n’y aurait plus que six endroits où camper dans le plus simple appareil au Québec. Dick pics > Tournoi de poches dans un camping naturiste, apparemment…

4 – Les moustiques ont un penchant pour un groupe sanguin en particulier

Qu’est-ce qui fait que les moustiques «piquent-piquent-piquent dans la chair» de certains (pour citer Vanessa Paradis), alors qu’ils foutent la paix à d’autres? Plusieurs facteurs font en sorte que vous deveniez le lunch de prédilection de ces sales bestioles: votre groupe sanguin (les moustiques choisissent les gens du groupe O presque deux fois plus souvent que ceux du groupe A), l’acide lactique que vous produisez en faisant du sport, le bébé que vous portez (les femmes enceintes expirent 21% plus de dioxyde de carbone — un aimant pour ces insectes — que les autres personnes)… Non mais vive le Holiday Inn pareil, pas vrai?

5 – Pas cher, pas cher le Winnebago

Marque déposée devenue nom commun (au même titre que Kleenex, Frigidaire ou Botox), Winnebago commercialise ses premiers véhicules récréatifs dès 1966. Le succès est instantané, car le fabricant américain vend alors ses autocaravanes 50% moins cher que ses concurrents. Cette façon plus confortable de goûter au plein air a visiblement marqué bien des petits campeurs de l’époque: les baby-boomers restent les principaux adeptes du caravanage, tandis que leur progéniture est davantage attirée par les plus petites roulottes. Un p’tit trip en Westfalia, gang?

Pour «rocker» votre Winnebago, voyez notre websérie Vivre la vie de VR.

6 – Tout le monde aime la coopérative-magasin MEC

Fini l’odeur de patchouli et de dreads pas propres qui vient spontanément en tête en pensant à Mountain Equipment Co-op (MEC), paradis des campeurs. La coopérative-magasin continue certes d’exiger de ses membres un coût d’adhésion (valide à vie) de 5 dollars — le même montant depuis la fondation de l’entreprise à Vancouver, en 1971, par quatre amis grimpeurs coincés dans un camp sous la pluie battante —, mais avec 22 magasins au Canada (dont 5 au Québec) et un chiffre d’affaires annuel qui dépasse les 330 M $, MEC joue maintenant dans la cour des grands. Elle est même devenue la marque la plus respectée au Canada, devant le Cirque du Soleil et Tim Hortons!

7 – Il y a plus d’adeptes de scoutisme à travers le monde que de Québécois dans notre belle province

Mis sur pied en 1907 par un général britannique à la retraite, le scoutisme compte aujourd’hui plus de 30 millions d’adeptes dans 217 pays. Si la pratique de la totémisation — «Écureuil lugubre», par exemple — demeure courante au Québec, elle a été abolie ailleurs en raison de «dérives» (… dont on n’ose même pas imaginer la teneur). Les activités, elles, semblent avoir évolué depuis les traditionnels nœuds coulants et allumage de feu 101. Alors que la seule idée de perdre le signal Wi-Fi sur l’autoroute des Laurentides terrifie l’équipe d’URBANIA, les scouts qui campent à la réserve Tamaracouta, dans les Laurentides, apprennent comment intervenir lors d’un écrasement d’avion de brousse avec survivants. Sincèrement: bravo, les jeunes. Le Québec a besoin de vous.

8 – Pour un feu de camp, il y a des chansons plus appropriées que d’autres

«Feu, feu, joli feu, ton ardeur nous réjouit…» Baptisée Les litanies du feu, cette ritournelle bien connue serait l’œuvre d’un certain Léon-Robert Brice (1893-1972), un curé français qui, selon la croyance populaire, fut également aumônier scout et auteur d’autres chansonnettes exploitant les thèmes de l’honneur et du bestiaire animalier. D’autres chansons un poil plus modernes ont désormais la cote autour du feu de camp. Si certaines passent encore — Hotel California, ça va; Tears in Heaven, c’est limite —, on exige un moratoire d’au moins 25 ans sur Un musicien parmi tant d’autres, d’Harmonium («♫ on a mis quelqu’un au monde, on devrait peut-être l’écouteeeer… ♫»). ON N’EST JUSTE PLUS CAPABLES, O.K.???????????

Pour lire la suite du magazine spécial camping: «Quand le camping devient une thérapie».

L'on dit autour de lui qu'il sait créer de la magie avec les mots. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il est turned on solide par une ponctuation bien maîtrisée et par certains vocables découverts au fil des années dans les descriptions de films du télé-horaire («grand-guignolesque», «bébête», «resucée») ... mais rebuté par les phrases qui commencent par «l'on».

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