5 Affaires qui se passent durant l’été de nos 12 ans

T’es dans ton douzième été ? Attache ta tuque : alors que t’es lâché lousse entre le primaire et le secondaire, tout va changer.

1. UNE SOLIDE DÉBARQUE

À 12 ans, tu n’en es pas à ton premier été de skate (la majorité des « skateurs » ont entre 6 et 12 ans). Mais cette année, tu ne roules pas : tu « rides ». Bye-bye les protège-coudes, t’es pus un bébé ! Pis là, au sommet de ta confiance, tu vas t’enfarger dans une petite, petite roche. Ton corps sera projeté à l’autre bout de la ruelle et tu regretteras d’avoir méprisé les protections. Ta décision de rembarquer sur ton board (comme seulement 20 % des amateurs de skate qui décident de persister) en dit long sur l’adulte avec du guts que t’es en train de devenir. Lâche pas !

2. DES INVISALIGN

Mauvaise nouvelle : c’est à 11-12 ans qu’il est le plus facile de déplacer des dents. D’où l’apparition de toute cette quincaillerie dans ta bouche et celle de tes amis. Cet été, à l’épluchette de blé d’Inde, la game va avoir changé, c’est clair. Tu vas en vouloir à ton dentiste de t’infliger toute cette douleur, cette laideur et cette pénible gestion de la soie dentaire. Mais le jeune adulte aux dents droites que tu deviendras te remercie déjà, promis.

3. DE GRANDS CHANGEMENTS

Comme la moitié des couples finissent par se séparer et que la durée moyenne d’un mariage au Canada est de 14,5 ans, ça se pourrait que tes parents t’annoncent leur divorce cet été. Pour en rajouter une couche, l’assurance que tu avais gagnée en faisant partie des grands de sixième année sera bientôt remplacée par le stress d’être dans les petits à la poly. Avec un peu de chance, ta nouvelle école offrira le programme Dé-stresse et progresse, créé par le Centre d’études sur le stress humain afin d’atténuer l’anxiété causée par l’entrée au secondaire et la nécessité de se faire de nouveaux amis.

4. DU RÉCONFORT PARENTAL

Tu vas être convaincu que t’es capable de tout, tout seul, mais cet été, t’auras encore besoin de tes parents. Pas juste pour te « lifter » : pour te donner de l’argent de poche en échange de la tonte du gazon ; pour te relever de ton premier vomi pas causé par une gastro ; et pour pleurer ta première peine d’amour — qui survient en moyenne vers 12 ans — en faisant semblant que c’est parce que t’as coupé des oignons. Fais-nous confiance : ça va passer.

5. UN PREMIER FRENCH (PEUT-ÊTRE)

Grâce aux hormones, tu vas commencer à trouver certains camarades de ton goût. Selon ton degré de précocité, tu vas même peut-être « frencher » pour la première fois cet été, ou attendre à 15 ans comme la moyenne des gens. Pis là, rien de ce que tu avais imaginé ne va s’avérer. Pas de lasers, pas de confettis, pas d’orgasme lingual… Juste deux langues qui se touchent sans vraiment savoir dans quel sens aller (petit secret : ça n’a pas vraiment d’importance). Par contre, une sensation dont PERSONNE ne t’avait parlé va se produire dans ton ventre, quelques centimètres en dessous de ton nombril, pis ça, tu ne sauras pas tout de suite comment gérer ça. Inquiète-toi pas, ça viendra.

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