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URBANIA et Énergir s’unissent pour vous faire découvrir des innovations énergétiques.
Le Québec s’est longtemps targué d’être le plus grand producteur d’hydroélectricité au Canada et l’un des plus importants au monde, sauf qu’actuellement, 94 % de notre électricité provient de nos barrages, ce qui signifie que nous avons presque atteint notre limite de production.
Collectivement, nous devons réfléchir aux alternatives énergétiques qui rendront nos villes plus résilientes. Bonne nouvelle : des solutions existent déjà. En voici quatre qui se mettent actuellement en place autour de vous et auxquelles vous pouvez contribuer.
Vous savez peut-être déjà que, grâce à la géothermie, on peut utiliser la chaleur du sol pour chauffer les bâtiments l’hiver et inverser le processus l’été pour les climatiser. L’été, la thermopompe géothermique extrait la chaleur de la maison, l’envoie dans le sol et retourne l’air qui s’est refroidi au contact de celui-ci. Au Québec, cette méthode est particulièrement efficace puisque nos hivers sont très froids et nos étés, très chauds.
Tout cela se fait en installant à l’intérieur d’un bâtiment une thermopompe géothermique reliée à des conduites forées dans le sol. C’est une énergie renouvelable locale, puisqu’on la puise directement sous nos pieds. Et le rendement énergétique est assez impressionnant : on peut économiser jusqu’à 60 % des coûts liés au chauffage. Petit bémol : l’installation peut coûter des dizaines de milliers de dollars et nécessite de forer sur le terrain. Il faut toutefois la voir comme un investissement à long terme, puisque le système peut durer plus d’une vingtaine d’années et qu’il permet d’économiser tout en participant à la transition énergétique.
Il existe même des projets de géothermie de quartier, parfois appelés « géothermie de ruelle », qui permettent d’alimenter plusieurs bâtiments à la fois.
Une autre avenue prometteuse est celle des boucles énergétiques. Qu’est-ce que c’est, exactement? C’est un réseau alimenté par le voisinage. Plutôt que de chauffer et de climatiser chacun dans son coin, les bâtiments d’un quartier partagent leurs sources d’énergie : géothermie, solaire, chaleur récupérée d’un centre de données ou d’une usine. La chaleur rejetée par un bâtiment devient la ressource d’un autre.
En prime, cette forme d’énergie circulaire permet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, de réduire la pression sur les réseaux électriques en hiver et d’optimiser l’énergie déjà disponible sans en créer de la nouvelle.
Alors que vous tâchez déjà de bien trier vos déchets, votre bac de compost aussi peut contribuer à produire de l’énergie. Comment ça fonctionne? Dans certaines municipalités, dont Saint-Hyacinthe, l’une des premières en Amérique du Nord à s’être lancée dans ce processus, on fait fermenter des matières organiques dans des cuves sans oxygène. Les bactéries produisent ensuite du biogaz, principalement du méthane, qui peut être transformé en gaz naturel renouvelable injectable dans le réseau gazier.
Et ce ne sont pas que les municipalités qui peuvent y contribuer : un producteur agricole pourrait, par exemple, revaloriser son fumier pour produire du biogaz, puis revendre cette énergie. C’est un exemple très concret d’économie circulaire.
Et ça, c’est un plus pour l’ensemble de la collectivité.
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Pour en apprendre plus sur les innovations en matière d’énergie, consultez le site d’Énergir.
Voici un exemple parfait de complémentarité : de nombreux domiciles et entreprises se chauffent actuellement au gaz naturel. Une solution pour participer à la décarbonation consiste à passer à la biénergie électricité-gaz naturel, un système qui privilégie l’électricité la majorité du temps, mais bascule vers le gaz naturel lors des périodes de très forte demande énergétique, notamment pendant les grands froids. Les consommateurs peuvent ainsi non seulement participer à la transition énergétique, mais aussi réduire la pression sur le réseau électrique en période de pointe.