3 séries anxiogènes à « binge-watcher » en attendant la fin du monde

Je pense que je ne vous apprendrai rien en vous disant que c’est la canicule depuis quelques semaines pis on va s’entendre sur le fait que des températures avec des ressentis de 30 degrés et plus presque tous les jours et des taux d’humidité particulièrement désagréables comme ça, ça motive pas fort fort à sortir de chez soi. Je dis ça, tout en faisant personnellement une next level tournée des festivals du Québec, mais même là, la seule chose que j’ai le goût de faire rendu chez moi, c’est de m’écraser sur mon divan avec Netflix sans rien faire d’autre.


Le problème avec Netflix, c’est qu’on passe la moitié du temps sur le site à choisir un film ou une série avant d’actually pouvoir l’écouter. Trop de choix, c’est comme pas assez. Pis c’est là qu’on s’ennuie des conseillers adulescents du Superclub Vidétron, hein !


Je me suis quand même dit que j’allais jouer ce rôle-là avec vous aujourd’hui, en vous proposant trois séries qui devraient vous occuper pour la fin de cet été infernal, qui sera visiblement le premier d’une longue série #écoanxiété. Pis justement pour vous encourager à encore moins polluer, je me suis lancé le défi de vous proposer des séries qui allaient vous faire voyager sans sortir de chez vous ! C’est ben beau Ste-Foy pis François Létourneau ou l’Amérique rurale des années 80 de Stranger Things, mais y’a d’autres endroits sur la planète.


Dark

Celle-là, si vous ne l’avez pas encore écoutée, vous êtes un peu en retard. C’est pas mal la première série « internationale » produite par Netflix à avoir suscité un intérêt marqué à l’extérieur de son pays d’origine.


Dark, c’est une série de science-fiction qui traite de secrets de famille, des relations weird qui finissent par se créer dans les villages de province un peu consanguins pis, aussi, de voyage dans le temps. En gros, c’est l’histoire des habitants de Winden, une petite ville allemande bien normale, si on fait exception d’un détail : elle abrite une centrale nucléaire un peu louche. Et alors qu’on approche tranquillement pas vite de la fermeture de cet établissement qui aura fait rouler l’économie locale pendant plus d’un demi-siècle, le chien commence à être fucké raide.


La deuxième saison de la série est sortie il y a quelques semaines et on est pas mal sûrs qu’on aura droit à une saison 3 l’an prochain ou en 2021 vu la quantité de questions encore non-résolues à ce jour. Si vous aviez trippé sur Lost ou sur l’oubliée série de Radio-Canada Les Rescapés avec Roy Dupuis qui voyage dans le temps, vous devriez aimer Dark aussi.


Zone Blanche

Ici, on va peut-être moins se dépayser en tant que Québécois, considérant qu’il s’agit d’une série française et belge sans la barrière de langue exotique, mais ça reste assez cool comme production.


On plonge dans l’univers du thriller et de l’enquête policière avec cette histoire qui se déroule dans le village de Villefranche, endroit où aucune communication cellulaire ne passe et où le taux de criminalité est anormalement élevé. La police de la ville accueille un nouveau procureur et à peu près au même moment, l’ancien maire et père du maire actuel vient brasser les affaires en fermant la scierie locale pour ouvrir un projet douteux dans une ancienne carrière de la ville. La population n’est pas contente et ça entraîne des phénomènes assez incompréhensibles dans la forêt.


Je vous ai dit que c’est du thriller, mais on y trouve en plus des éléments de fantasy qui semblent venir s’introduire peu à peu, tout au long des deux saisons actuellement disponibles. En matière de thèmes abordés, on parle beaucoup d’environnement, et même d’écoterrorisme, mais aussi de relations de couple, que ce soit à l’adolescence ou à l’âge adulte, et des luttes de pouvoir dans les petits milieux. Le montage est dynamique, y’a de bons gags et les punchs restent surprenants, quoique parfois un peu éculés. Bref, les fans de Twin Peaks devraient apprécier.


Kingdom

Je finis avec ma préférée. Elle n’a qu’une seule saison à son actif pour le moment, mais la deuxième est déjà en préparation. Si je vous dis zombies à la Walking Dead, films d’arts martiaux et Game of Thrones, vous me répondez paradis, right ? Ben c’est ça, Kingdom.


Le résumé : un roi coréen d’une époque imprécise, mais disons circa 17e siècle, tombe inexplicablement malade, ce qui cause bien évidemment des luttes de pouvoir entre son fils, l’héritier légitime du trône, et la puissante famille de sa femme actuelle. Sauf que comme si tout n’allait pas déjà assez mal, ben y’a une épidémie de zombie qui starte dans le sud du pays. Vous conviendrez que ça fait très Game of Thrones jusque-là.


Mais on oublie vite le parallèle tant la saveur locale sud-coréenne s’impose à chaque instant. L’acteur Ju Ji-Hoon y brille particulièrement dans le rôle du prince Yi Chang, alors qu’on retrouve d’autres personnages plus grands que nature, dans la tradition même du jeu comique asiatique. Pis les zombies font pas peur, pour ceux qui auraient comme moi une petite nature !

Donc vous voilà équipés pour, je l’espère, plusieurs heures de bingewatching intensifs d’ici la fin du monde !

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