2018 en techno : la fin des réseaux sociaux ?

Bon, c'est peut-être exagéré, mais ça a brassé pas mal pour Facebook, cette année.

Je le dis toujours, on vit dans le futur. En tant que travailleur autonome, je m’en rends particulièrement compte.

Je fais mon épicerie en ligne, je travaille à distance par Internet et je dépose les chèques que je reçois en retour sur mon téléphone. Et j’utilise ensuite cet argent pour m’acheter des jeux vidéo qui sont soit livrés à ma porte, soit téléchargés par les airs dans ma console.

Le futur, je vous dis.

Mais ce qui est beau, avec l’avenir, c’est que c’est toujours plus tard. Il y a toujours un autre demain qui nous promet des inventions encore plus incroyables (si le réchauffement climatique ne nous tue pas avant).

Voici donc un retour sur ce que 2018 nous a laissé, côté techno.

Facebook mérite un emoji triste

Ça fait longtemps qu’on le dit, mais les jeunes (les vrais jeunes, là, pas vous autres qui avez fini l’université depuis 5 ans, mais qui vous pensez encore jeunes parce que vous écoutez Riverdale) s’en foutent pas mal de Facebook.

Aujourd’hui, ils sont pas mal plus sur Instagram. Bon, je dis ça, et sûrement que y’a des jeunes qui me lisent en roulant des yeux parce qu’ils sont tous sur une app dont je ne comprendrais même pas les fonctions de base même s’ils me l’expliquaient.

Facebook s’est fait prendre à avoir fourni des informations qui ont permis aux Russes de se mêler de l’élection de 2016.

Mais c’est des mauvaises nouvelles pour Facebook, qui a vu son nombre de membres stagner au Canada et aux États-Unis (sans compter Snapchat et Twitter qui ont vu leur nombre total d’abonnés diminuer).

Oui, ils ont encore de la croissance parce que le nombre d’abonnés augmente ailleurs, surtout dans les pays en développement, mais la pub est pas mal moins payante là-bas aussi.

Et comme si ce n’était pas assez, Mark Zuckerberg a été mis dans l’embarras avec l’affaire Cambridge Analytica, alors que Facebook s’est fait prendre à avoir fourni des informations qui ont permis aux Russes de se mêler de l’élection de 2016.

Si on se fait constamment espionner, pas étonnant que les gens se sauvent.

Le bitcoin bitcrash

L’an dernier, le bitcoin valait à peu près 20 000 $, et c’est sûr que vous avez un cousin qui a essayé de vous convaincre que vous devriez investir dans la cryptomonnaie, parce que « c’est le futur, maaaaan ».

J’espère que vous avez pas mis tous vos REER là-dedans, parce que ça a pris une pas pire drop en 2018.

De 20 000 $ l’an passé, le bitcoin est aujourd’hui à environ 4000 $.

Si vous aviez investi 100 000 $, il ne vous en reste plus que 20 000 $.

Pis je suis ben, ben désolé.

L’arrivée du 5G…pour le meilleur et pour le pire

Je sais, je sais, ça paraît pas ben ben excitant. Les téléphones 3G, puis les téléphones 4G, ça a toujours plus ressemblé à du marketing qu’à un vrai plus pour nous tous.

Le 5G, par contre, s’annonce pour être un GROS pas pour l’avant. Un gros pas du genre « dès l’an prochain, on serait capables de télécharger un film en 4K au complet sur notre cellulaire ». Ouin.

Et si c’est le fun pour les utilisateurs de téléphone, c’est surtout emballant pour les compagnies qui vont avoir une technologie beaucoup plus puissante pour faire passer leurs données. Les voitures intelligentes, par exemple, pourraient faire passer beaucoup plus de données en beaucoup moins de temps. Littéralement une question de vie ou de mort.

Maiiiis, ça peut être un petit peu inquiétant aussi. Huawei, l’entreprise chinoise qui fait les manchettes ces jours-ci parce que le Canada a arrêté une de ses dirigeantes, veut participer à la construction des infrastructures de ce fameux réseau 5G.

Sauf que les gouvernements occidentaux se méfient énormément de l’entreprise, étant donné qu’elle est soupçonnée de détourner des données pour les fournir au gouvernement chinois. Imaginez, si Huawei mettait en place le réseau 5G, il y aurait des chances pour que le gouvernement de Chine sache TOUT sur vous, de votre série télé préférée à l’apparence de votre pénis sur votre dernière dick pick.

Terrifiant.

La folie Fortnite

Côté jeux vidéo, c’est définitivement Fortnite qui a marqué l’année.

Est-ce que c’est le meilleur jeu de l’année? Non.

Est-ce que ça fait partie au moins du top 3? Non plus.

Est-ce même un bon jeu? C’est discutable.

Mais n’empêche, c’est la folie furieuse.

Pour vous donner un ordre de grandeur, en juillet dernier, on annonçait que le jeu avait rapporté 1 milliard de dollars jusqu’à maintenant. Et il venait tout juste de sortir sur Switch, où le titre est excessivement populaire.

Mais pourquoi est-ce que ce jeu est si populaire?

Plusieurs raisons peuvent l’expliquer.

Premièrement, il est sur toutes les plateformes, même sur votre cellulaire ou votre iPad.

C’est un peu comme les Pogs dans notre temps. C’était pas nécessairement SI bon, mais c’était populaire.

Mais surtout, le jeu est gratuit. Que tu sois riche, pauvre, que tu aies un Xbox One X à 700 $ ou le vieux iPhone que ta cousine t’ait refilé, que tu sois un adulte avec une job ou un enfant qui n’a même pas d’allocation, encore moins de carte de crédit, tu peux jouer.

Et en plus, c’est un peu le jeu de l’Internet : il y a des milliers de memes, les streamers les plus populaires y jouent, bref, c’est le truc à la mode.

C’est un peu comme les Pogs dans notre temps. C’était pas nécessairement SI bon, mais c’était populaire.

Fait que voilà qui fait pas mal le tour du monde techno en 2018. J’ai hâte de voir ce que 2019 nous réserve en bon et en moins bon. Oui, c’est toi qu’on regarde quand on dit ça, Mark Zuckerberg.

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