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20 secrets de nonnes

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Aujourd’hui, la vie des religieuses n’a rien à voir avec celle des sœurs nymphomanes-schizophrènes de Virginie. Du moins, c’est ce qu’a constaté notre journaliste lors d’un séjour de trois jours au couvent des Sœurs grises. Vingt conclusions résultant d’une démarche wannabe anthropologique. Et zéro scientifique.

1. Elles sont branchées.

Ce n’est pas parce qu’elles ne sont pas sur la guest-list du Time Supperclub ou sur la mailing-list de P45 que les sœurs ne sont pas « branchées ». Au contraire. La grande majorité d’entre elles possèdent un compte Hotmail. Et ce n’est qu’une question de temps avant que leurs couvents soient convertis wi-fi et qu’on retrouve leur joli minois sur Facebook.

2. Elles ne portent plus l’uniforme.

Oubliez les capines inspirées de Bugs Bunny et les robes de la Sœur volante aussi chaudes que le costume du Bonhomme Carnaval. Depuis Vatican II, la majorité des communautés religieuses ont troqué leur uniforme pour la jupe longue et les running shoes immaculés. Leur costume du dimanche, elles le portent uniquement lors des occasions spéciales. Sauf pour l’Halloween, évidemment.

3. Elles sont rouges et oranges.

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Moins que Françoise David, beaucoup plus que Caroline Néron, les sœurs aiment la politique. Selon des statistiques boboches, 80 % d’entre elles appuient Jean Charest et Stéphane Dion. Les autres? Elles partagent leur vote entre le PQ et Québec Solidaire, un parti muy popular auprès de cette communauté. Tellement populaire que, lors des dernières élections, certaines d’entre elles ont même acheté leur carte de membre de QS et milité activement auprès d’Amir et de ses camarades.

4. Elles manifestent.

En plus d’œuvrer au sein des partis politiques, les sœurs n’hésitent pas à descendre dans la rue lors de manifestations. Que ce soit contre la guerre en Irak, contre la faim dans le monde ou pour l’environnement, rien ne les arrête lorsque vient le temps de brandir des pancartes et scander des slogans marxistes-léninistes avec les étudiants du Cégep du Vieux.

5. Elles ne sont pas frustrées contre les hommes.

Oubliez le mythe persistant de la sœur qui se réfugie au couvent parce qu’un Ovila lui a brisé le cœur ou parce que son père a abusé d’elle lorsqu’elle était enfant. Aucune peine d’amour n’est assez douloureuse pour pousser une femme à prêter vœux de chasteté-pauvreté-obéissance pendant 50 ans. Contrairement à la croyance populaire, quelqu’un qui entre chez les sœurs pour les mauvaises raisons (exemple : parce qu’elle est une ancienne strip-teaseuse, qu’elle est poursuivie par une bande de voleurs et qu’elle ressemble étrangement à Whoopi Goldberg) est gentiment invitée à rentrer chez elle. Encore aujourd’hui, une seule chose est assez forte pour mener une femme à la vie religieuse : l’Appel. Un phénomène encore plus fort que tous les membres de la famille Rougeau réunis.

6. Elles font du lobbying.

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Parce qu’elles sont directement en contact avec les personnes défavorisées et qu’elles sont sensibles à leurs besoins, certaines sœurs sont appelées à jouer les Steven Guilbeault. Pétitions, rencontres privées, lettres perso… Tous les moyens sont bons (excepté les pots-de-vin-de-messe) pour obtenir plus de sous. Outre leur travail auprès des élus, les sœurs font aussi pression sur les grandes multinationales, en pratiquant l’activisme d’actionnaires. Ainsi, elles prennent la parole lors d’assemblées annuelles, défendent les droits humains et composent leur portefeuille en fonction de l’éthique chrétienne.

7. Elles boivent.

Et pas juste de la 0.5 servie dans un verre en plastique! Une bière après le boulot, du vin pendant le repas, des sex on the beach lors d’occasions spécialissimes… Cependant, elles arrêtent toujours avant d’être coquetel. Quoique, selon certaines sources, il n’est pas rare de rencontrer des sœurs qui ont un fort penchant pour la bouteille ou qui ont des problèmes de médicaments…

8. Elles ne sont pas les servantes des curés.

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Le mouvement féministe a aussi fait des adeptes à l’intérieur des couvents. Depuis les années 1960, plus question de laver à genoux les planchers du curé. Aujourd’hui, la plupart des prêtres s’occupent eux-mêmes de leurs corvées. En fait, toutes les sœurs rencontrées étaient d’avis que les prêtres devraient pouvoir se marier, parce qu’ils vivent souvent seuls et isolés du reste de la société. À l’inverse, elles ne croient pas que ce droit devrait leur être accordé, puisqu’une sœur avec des enfants et un mari aurait moins de temps à consacrer à sa communauté.

9. Elles ne sont pas non plus leurs filles de joie!

Des parties de jambes en l’air entre sœur et curé, ça arrive. Comme dans tout bon scénario de Fabienne Larouche. Par contre, c’est plutôt rare… Ces femmes sont tellement comblées par leur vie en communauté, par l’amitié qu’elles entretiennent avec les autres membres, qu’elles n’ont pas besoin de regarder ailleurs…

10. Elles ne sont pas toutes lesbiennes!

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Les histoires de sœurs qui jouent à touche-pipi avec d’autres sœurs sont ra-ris-si-mes. Même si certaines d’entre elles s’avouent ouvertement lesbiennes, elles n’entretiennent pas de relations entre elles. Si elles transgressaient cette règle, elles auraient l’impression de tromper leur seul et vrai chum : Dieu. Que font-elles alors? Ben, elles en parlent lorsque le besoin est trop fort et le soir, elles s’endorment en serrant très fort leur doudou.

11. Elles travaillent.

En dehors des sœurs cloîtrées qui ont opté pour la vie contemplative, la plupart des religieuses font du 9 à 5. En effet, depuis que l’État a pris le contrôle des institutions qu’elles ont mises sur pied au début du 20e siècle –hôpitaux, écoles, orphelinats– elles ont toujours continué à travailler. Tantôt à titre d’enseignante, tantôt à titre d’infirmière ou de bénévole. Seule différence : le jeudi, plutôt que de boire leur paie lors d’un 5 à 7 au Réservoir, elles le remettent directement à leur communauté, qui répartit l’argent entre tous les membres, salariés et retraités.

12. Elles ne sont pas riches.

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Au début de chaque année ou de chaque mois, les sœurs dressent leur budget en fonction de leurs besoins : cours à l’université, bouffe, passe de bus, vêtements… Elles se contentent souvent de 5 000 $ à 15 000 $ par année. Aucun luxe, que le strict minimum. Rappelons que les sœurs ont fait vœu de pauvreté et qu’elles pratiquent la simplicité volontaire. Pas question de se payer un voyage à Fort Lauderdale ou une jupe chez Ogilvy si quelqu’un vivant sur l’aide sociale n’a pas les moyens de le faire.

13. Elles ne sont pas toutes menstruées en même temps.

Généralement, les filles qui vivent ensemble en viennent à avoir leurs règles simultanément. Pas chez les sœurs. Est-ce nécessaire de rappeler que la moyenne d’âge dans leurs rangs est de 78 ans? À cet âge, les menstruations, c’est comme l’âge d’or du PQ : c’est fini depuis bien longtemps.

14. Elles ne prient pas tout le temps.

Elles se recueillent le matin au levé et le soir, après le souper. De temps à autre, il leur arrive de sauter des périodes de prières. Ouin, pis. Il n’en demeure pas moins que la prière est toujours un moment privilégié, lors duquel elles lisent des psaumes, certes, mais racontent aussi ce qu’elles ont fait durant leur journée.

15. Elles ne sont pas si obéissantes que ça.

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Depuis les années 1960, le vœu d’obéissance envers la sœur supérieure a évolué. Comme tout col bleu qui se respecte, les sœurs ont appris à négocier les décisions qui les concernent. Même si elles ne sont pas fortes sur le grief, plus question d’être catapultée en Afrique ou à l’autre bout du Canada (encore pire!) sans qu’il n’y ait eu de discussion.

16. Elles ne vivent pas toutes dans des couvents.

Plusieurs ont fondé leur propre communauté dans des cinqetdemis.

17. Elles écoutent Virginie.

Même si elles trouvent que les personnages de sœurs sont ri-di-cu-les.

18. Elles sacrent.

Pas souvent. Mais ça arrive d’en échapper. (OK, les « tabar… » sont moins populaires que les « sac à papier »…)

19. Elles pètent.

D’où l’expression « pet de sœur ».

20. Elles sont heureuses.

Un merci tout particulier à la communauté des Sœurs grises, sans qui cet article n’aurait pu être possible. Sœur Marguerite, Isabelle, Mariette, Nicole, Aurore, Monique, Réjeanne, Rose-Alma et Ghyslaine.
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