20 plats mangés en voyage qui nous ont laissé un souvenir impérissable

On en salive encore.

Quand on rentre de voyage, tout ce qu’il nous reste pour survivre au retour au bureau, ce sont 8000 photos de paysages pas triées, quelques coups de soleil et un tas de bébelles douteuses qu’on a payées beaucoup trop cher à la boutique souvenirs. Oh! Et il nous reste aussi les regrets de n’avoir pas assez profité de CE plat fabuleux qu’on a découvert là-bas. Qu’on ait voyagé à l’autre bout du monde ou à quelques heures de route, on a tous un  souvenir de route délicieux qui nous mouille la bouche quand on y repense. D’ailleurs, le plus souvent, la magie de ces souvenirs culinaires réside autant dans leurs saveurs que dans le contexte de leur dégustation.

Voici nos 20 meilleurs souvenirs de bouffe de voyage. Attention, ça donne faim.

Un loup grillé au Portugal

Lors de mes dernières vacances, j’ai atterri un peu par hasard dans un tout petit village de pêcheurs au sud de Lisbonne. À 20 minutes de la grande ville, il y a Fonte Da Tehla, un petit coin gardé secret en bord d’océan où l’on croise certes quelques personnes en vacances, mais seulement des Portugais. Pas de touristes étrangers à l’horizon, car ce n’est pas une station balnéaire, la preuve est qu’il n’y a même pas un hôtel.
Ce village secret est au pied d’une grande colline et les maisons qui flirtent avec la mer sont uniquement des maisons de pêcheurs ou des restaurants familiaux… qui servent les poissons récoltés par les pêcheurs au petit matin.
Un de ces restaurants se nomme Restaurante Camões. Il a une note de 4,2 sur Google (avec 359 avis), mais il mérite bien plus. Étant donné que leurs plats frôlent presque la perfection, je prêche pour qu’ils aient 4,99/5.
À la minute où je mets le pied dans le restaurant, je ne suis pas 100% rassuré: la lumière est très agressive pour ne pas dire clinique, les tables, les chaises et les quelques éléments de déco semblent faire partie des meubles depuis l’ouverture qui doit dater d’un temps où je n’étais même pas encore un projet pour mes parents.
Une fois à l’intérieur, on découvre le magnifique banc de poissons qui redonne le sourire instantanément et qui nous impose des choix cornéliens, car on ne pourra clairement pas tous les goûter. Je ne me mouille pas trop en commandant un loup grillé.
Ça doit être mon 74e loup grillé de ma vie entière, mais celui-ci a quelque chose de plus, quelque chose qui s’explique difficilement. Est-ce que le fait que les pêcheurs soient à côté de nous en train de se raconter des histoires de pêche en portugais influence mes papilles, peut-être ?! Tout ce que je sais, c’est que ce loup restera un souvenir impérissable pour ma mémoire et mon palais.

Romain Gabriel (Directeur Ventes & Développement avec un sens certain du story telling de vacances)

Un Phat Thai en Thaïlande

Le meilleur Phat Thai que j’ai mangé en Thaïlande se vend dans un petit kiosque de rue devant le McDo sur Khoa San Road à Bangkok AKA une des rues les plus touristiques du monde. Il coûte 30 bahts soit un peu plus qu’un dollar canadien. Je le recommande à tout le monde que je connais qui passe par Bangkok et personne n’a été déçu jusqu’à présent. Thaï Express et compagnie peuvent aller se rhabiller avec leur truc dégelasse à 12$.

Xavier Havitov (Réalisateur qu’on n’invite jamais pour luncher avec nous au Thaï)

Un cerviche au Mexique

Un cerviche à Ixtapa, au Mexique, sur un bateau de pêcheur. Nous avions pêché le poisson, ensuite notre capitaine nous avait apprêté le poisson sur le bateau : lime, poisson, oignons, lime, plus frais que ça tu meurs.

Lyne Farley (Directrice URBANIA Studios très fresh)

Des crabes aux États-Unis

Des crabes assaisonnés avec une poudre BBQ dans une petite cantine du Maine. L’expérience était unique: les tables étaient couvertes de nappes en papier brun et les crabes placés à même la table. On les défaisait en fessant dessus avec des petits marteaux en bois. Un repas parfaitement accompagné de bière. J’en salive encore.

Philippe Côté-Giguère (Chef contenu de Balle Courbe qui aime fesser dans sa bouffe et ça le regarde)

Un barbecue de chèvre en Argentine

La meilleure chose que j’ai mangée de ma vie, c’était pendant ma lune de miel en Argentine. On revenait d’un périple à cheval dans les Andes d’une semaine (une folle aventure à laquelle je n’aurais jamais consenti si j’en avais compris la vraie nature) et le gaucho qui nous accompagnait nous a préparé un barbecue (ou asado pour les Argentins) à partir d’une chèvre qu’il venait tout juste de «capturer». Le décor était dégueux. On était dans un genre de grotte, nos mains étaient noires parce qu’on n’avait pas pris de douche depuis 7 jours. Mais, pourtant, je n’avais jamais rien mangé de tel : la viande était fraîche et cuite à la perfection sur la braise. C’était réconfortant et d’autant plus savoureux parce qu’on venait de passer une semaine à manger de la nourriture en sachet et vivre toutes sortes d’émotions fortes dans un décor plus grand que nature. C’était comme si j’avais mangé de la viande pour la première fois de ma vie.

Catherine Perreault-Lessard (Productrice au développement qui s’est lavée depuis)

Des arepas en Colombie

Des arepas con queso en Colombie. Comme petit déjeuner. Tous les matins. J’ai des cravings de ça régulièrement et j’ai pas encore trouvé de petit déjeuner aussi bon depuis… Genre oublie le croissant au beurre frais parisien, là. Y’a rien qui vaut une arepa au réveil.

Lucie Fournaison (Monteure qui est à boute du gruau)

Des beignes aux États-Unis

J’ai mangé les meilleurs beignes de ma vie au Voodoo Donuts à Portland en Oregon! Même qu’à l’époque il y avait un beigne au Nyquil! Malheureusement, celui-là était sold out. En plus de leur éventail de saveurs originales, l’esthétique était impressionnante. Voici le plus beau beigne que j’ai mangé : fourré à la gelée de citron, glaçage à la vanille avec un bonbon sûr sur le dessus.

James Lynch (Collaborateur musique sweet comme un bonbon)

Un rib-eye en Argentine

Le steak de Buenos Aires. C’était dans une petit resto de San Telmo qui s’appelait Desnivel. On envoie tout le monde là-bas, maintenant. J’ai jamais goûté un steak comme ça après. On a bouffé chacun un rib-eye, une grosse assietté de pétates et une bouteille de vin rouge pour 50 balles.

Benoît Lelièvre (Gestionnaire de communauté et rédacteur connoisseur de viandes)

Une soupe de poisson au Viêtmam

La soupe de poisson au curcuma. Quand je suis arrivé au Vietnam, j’ai réalisé que le curcuma était une des épices fondamentales de sa cuisine, mais personne n’en parle vu que «curcuma = Inde» et qu’on simplifie toujours la cuisine des autres cultures, en Amérique du Nord.
Le poisson est enrobé d’une pâte à base de curcuma et prend une texture pas trop loin du beef jerky, avec un goût à saliver un fleuve. C’est un classique de Hanoi et j’en cherche encore une bonne version au Québec. On m’a dit que le Denise en faisait un, mais ils ont changé leur menu depuis.

Guillaume Mansour (Collaborateur musique qui devrait peut-être consulter à propos de ses glandes salivaires hyperactives)

Une caponata en Italie

Dans un restaurant en face du duomo de Milan, j’ai dégusté une caponata, une sorte de ratatouille aigre-douce délicieuse, qui peut se manger tiède ou froide. Il y avait aussi un bar à mozzarella, de la burrata crémeuse à la mozzarella plus ferme.

Camille Baduraux (Amie du bureau qui regarde de haut notre mozza d’épicerie, depuis) 

Du riz crunchy au Sénégal

J’ai voyagé seule au Sénégal pour découvrir la ville où ma mère était née et avait passé son enfance. La famille chez qui je résidais cuisinait les meilleurs gigantesques thiéboudiennes (du riz au poisson) pour tous les visiteurs. Mais bizarrement, le souvenir qui me fait encore rêver, c’est quand la maman de la famille me donnait le petit riz croustillant qui avait trop cuit sur le rebord de la marmite. C’était la meilleure texture de bouffe à grignoter pour l’apéro, mais c’est clairement une affaire psychologique d’avoir connecté avec ma mère, même en étant sur des continents différents.

Lucie Piqueur (Collaboratrice avec des complexes d’Œdipe)

Du Dixie Lee à Carleton

Le poulet frit du Dixie Lee est pas mal toujours dans mon top. On en a mangé à Carleton pendant le BleuBleu et l’équilibre entre le goût et le côté sec de la panure pis le gras et le jus du poulet était malade. Leur salade de macaroni est pas pire non plus.

Mathieu Aubre (Collaborateur musique qui n’en demande pas plus à l’univers pour être heureux)

De l’indien au Royaume-Uni

Deux choses: des wings de chou-fleur à la Beat Brasserie à Cambridge qui ont changé ma vie et mon lien avec le chou-fleur. Maintenant, j’en cuisine une fois semaine sans blague. Et des plats indiens non identifiés au Dishoom à Londres. C’est ça qui m’a fait adorer la bouffe indienne pour toujours… mais je ne saurais les nommer!

Joelle Bond (Collaboratrice en couple heureux avec le chou-fleur)

Des pâtes fraîches en Italie

C’était dans une trattoria de Florence dont le nom m’échappe, recommandé par un Américain qui venait de passer six mois là-bas, rencontré à Rome. C’était vraiment un petit spot sans prétention, quelques tables, avec une formule quatre services à 15 euros. Ça parait cheap, mais c’est le meilleur repas que j’ai mangé de ma vie. Tout était parfait: cuisine de la nonna, des pâtes fraîches, de la sauce tomate qui goûte le soleil de la Toscane, un petit vin maison pas dégueu pour le prix. Ça va faire 10 ans et le goût du ragu (la sauce tomate maison) me hante encore.

Simon Tousignant (Collaborateur musique parfait et sans prétention)

Des tantuni en Turquie

Les tantuni: des genres de fajitas turcs au boeuf ou à l’agneau. C’est la première chose que j’ai mangée en arrivant à Istanbul, dans un petit boui-boui de ruelle dans le quartier de Karaköy. Jai pleuré de délice.

Audrey PM (Chargée de contenu et soeur cosmique de Meg Ryan dans Quand Harry rencontre Sally)

Des fruits de mer en Italie

Un festin de poisson et fruits de mer à Anzio, petit village non loin de Rome. Le chef était allé pêcher le poisson lui-même avant l’ouverture du resto pour midi, et nous avait présenté les captures de la journée alors qu’elles sautillaient encore sur la plancha, vivantes, pour qu’on choisisse nous-mêmes ce qu’on avait envie de manger. En entrée on avait eu droit à tout un éventail de petits fruits de mer et crustacés genre ceviche, ensuite les meilleurs linguinis aux fruits de mer que j’ai mangés de ma vie, suivis dudit poisson, entier grillé à la plancha. Ensuite noix de Grenoble, fromages, et tiramisu (bien sûr), et des truffes à l’amaretto. Le tout arrosé de vins blancs italiens plus fins les uns que les autres, de vin dessert, de Sambuca et de crème de Limoncello maison pour terminer. Y niaisent pas les Italiens. J’ai jamais autant mangé de ma vie. Le «lunch» avait duré de midi à 18 h. TAKE ME BACK !

Émilie Rochon Gruselle (Ex-coordonatrice chérie)

Un risotto à l’encre de seiche en Bosnie-Herzégovine

Un risotto à l’encre de seiche dans un minuscule resto en pierres de Mostar, en Bosnie, situé pratiquement en dessous d’un pont, dissimulé par plein de végétation. Quand j’y pense, j’ai un petit doute que ça n’a pas vraiment existé, c’était juste trop toute.

Valérie Duhaime (Ancienne URBANIENNE qui vit dans un rêve)

Du steak aux États-Unis

Le steak chez Gallagher’s à Manhattan m’a complètement renversé. Tu peux le choisir dans leur chambre froide et c’est quand même coûteux (entre 50 et 200 par personne), mais le feeling de couper sa viande à la fourchette dans une ambiance digne de Bogart et Sinatra, ça valait amplement le détour. De la cuisine américaine à l’ancienne avec tout le fla-fla des restos d’époques et des accompagnements sans artifices pour laisser toute la place à la viande vieillie cuite à la perfection.

Stéphane Morneau (Collaborateur à l’envers)

Encore des pâtes en Italie!

Des pâtes à sauce tomates à Naples, les plus simples et les meilleures de ma vie. 4€ l’assiette. Restau un peu cracra, le chef et la serveuse qui s’envoyaient à moitié en l’air à l’étage. Un délice. On y est retourné tous les jours pendant une semaine.

Jehanne Bergé, (Collaboratrice en direct de Belgique)

Une sandwich moisie en Éthiopie

Étonnamment, un de mes meilleurs souvenirs de bouffe vient d’une expédition en Éthiopie. Après plusieurs jours de marche, on était coupés du monde dans les montagnes et le pain de nos sandwichs avait visiblement un peu de vécu. Un midi, on s’arrête pour manger sur le bord d’une falaise, la vue était époustouflante et en prenant une grosse bouchée je vois un chunk de moisi assez solide sur une des buns. J’étais tellement épuisée, j’avais tellement faim, j’étais comme engourdie. J’ai haussé les épaules en arrachant tranquillement le morceau attaqué et j’ai fini mon sandwich comme si de rien n’était. Non, je n’ai pas été malade et pour une raison que j’ignore, ça reste encore à ce jour un de mes repas les plus marquants. Je pense que je me trouvais tellement chanceuse d’être là, c’était pas un peu de mousse verte qui allait changer ça.

Barbara-Judith Caron (Directrice du contenu numérique à la flore intestinale parfaite.)

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