La semaine de la santé mentale s’achevait hier. Cette même semaine, j’ai relu 1984 de Georges Orwell. Je vous le confirme : nous sommes tous devenus fous.
Alors pourquoi le relire aujourd’hui, soudainement? Parce qu’il m’a semblé voir dans l’actualité trop de faits comparables à la fiction d’alors. Petite étude comparée.
Qui contrôle le passé contrôle le futur, et qui contrôle le présent contrôle le passé
Ligue anti-sexe des juniors
Les deux minutes de haine
Le plus troublant c’est qu’Orwell avait supposé que la dictature viendrait d’en-haut, alors que la plupart du temps, elle vient d’en-dedans. Nous sommes notre propre dictateur à moustache. En petits cadres obéissants, nous avons fait des moyens de communications des moyens d’autodictature. Ne parle-t-on pas de « système d’exploitation »?
Quittons-nous sur deux conseils. L’Association canadienne pour la santé mentale indique qu’en dix ans, le temps de travail a augmenté de près de 4 heures par semaine et nous recommande de « prendre une pause ». Et pour les cadres, écoutons Goldstein qui, dans un livre interdit par Big Brother, suppose que « s’il y avait un espoir, il serait chez les prolétaires ».
Alors arrêtez de flâner et retournez au travail, la pause est terminée.