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10 problèmes que les ados actuels ne connaîtront jamais envers la pornographie (1)

12 mars 2015
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Le Registre, c’est la version web des top-10 qu’on trouve depuis 2003 dans les pages de la fin du magazine. Aujourd’hui, Le Moes te parle de… porn. Ben oui.

Alors que ma vingtaine s’essoufle de plus en plus, je suis arrivé à cet âge où l’on devient nostalgique et protecteur de son époque.

C’est mon devoir d’être ce grand sage qui relativise les époques pour les plus jeunes et moins expérimentés qui vivent dans l’ignorance. Comme plusieurs avant moi, je serai celui qui te radote une époque révolue afin que tu constates toute la chance que tu as aujourd’hui.

Alors, voilà.

Les jeunes aujourd’hui n’ont aucune idée de la chance qu’ils ont d’avoir un rapport si FACILE et ACCESSIBLE avec la pornographie. Même toi qui vient d’obtenir ta carte de membre de la vingtaine, tu n’as aucune idée avec quoi les dudes de ma génération ont dû dealer afin satisfaire nos besoins primaires incontrôlables.

Aujourd’hui, la pornographie sur le web est une industrie complètement florissante, évoluée, surabondante et plus accessible que le pain tranché. Nous, dans le tournant du millénaire, on avait les premiers balbutiements d’Internet.

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Alors, voici pour toi, 10 problèmes que les jeunes ados actuels ne connaîtront jamais envers la consommation de la pornographie.

Apprécie.

  1. L’absence de mobilité

Toute la liste ci-dessous part de ça. Tu ne me croiras peut-être pas, mais il y a 15 ans de ça, la technologie était tout sauf mobile. Les cellulaires ne faisaient qu’appeler, les tablettes n’existaient clairement pas et même les laptops étaient du domaine du futur et des gens riches. Il restait quoi? Des ordinateurs branchés dans le mur. Je te parle d’une station intégrée dans un meuble complet avec le modem, l’écran, l’ordinateur, le clavier, la souris, l’imprimante et le fax. Pis ça ne bougeait pas de là. Pas d’histoire d’emmener ton ordinateur dans ta chambre ou dans la salle de bain pendant que tu vas « faire caca ». Non, c’était à un endroit dans la maison (parce qu’on avait seulement qu’un ordi). Alors, si tu voulais de l’inspiration visuelle pour t’adonner à ta nouvelle activité préférée, c’était uniquement là. Bref, on pratiquait la mast*rbation sédentaire.

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  1. La salle d’ordinateur familiale

En gros, ce que ça veut dire c’est que l’endroit où tu découvrais ton corps de pré-pubère, c’était sur la même chaise que ta sœur se servait pour aller faire sa recherche pour son exposé oral sur les coccinelles. La même chaise que ton père allait pour faxer des formulaires pour sa job. La même chaise que ta mère allait regarder les courriels de matante Denise. Ça veut également dire que tu ne pouvais pas choisir quand tu allais pouvoir enfin jouer ton solo de guitare. Prendras-tu le risque de descendre au sous-sol et d’entamer la détente, parce que tout le monde dort? Qu’est-ce qui te dit que ton père ne descendra pas au sous-sol pour se prendre une cannette de Pepsi dans le frigo? C’ÉTAIT STRESSANT, OK ?

  1. Les pops-ups

Entrons maintenant dans le concret. Les pops-ups sont ces petites fenêtres qui s’ouvrent automatiquement lorsque tu entres dans certains sites. Si à l’époque c’était tout de même courant sur les sites dits « normaux », sur les sites coquins … c’était la mort. Apparemment que le Livre de l’Exode a longuement pensé inclure les pops-ups-de-sites-xxx-des-années-1999 comme onzième plaie d’Égypte, entre les grenouilles et les sauterelles. Tu penses connaître le spam et les pop-ups ? T’as jamais visité un site grivois dans le tournant du millénaire. Ça t’attaquait à coup de 10, bout-d’crisse. Pire, comparons-le à de la mauvaise herbe : t’en élimine un, y’en a 5 qui apparaissaient. Il n’était pas rare de devoir te battre avec une boucle persistante qui te donnait l’impression de ne jamais finir. Là, tu te dis : « Ok, mais c’est pas la fin du monde ». Dois-je te rappeler que t’es assis devant l’ordi familial, woody wood pecker à la main, et qu’à tout moment, tu redoutes le bruit terrifiant des marches qui craquent parce que ta mère descend dans la cave pour voir « qu’est-ce que tu fais? ». Hey, click-click-click en tabarnak, là. Ouvre une autre fenêtre et t’espères que rien ne va apparaître au milieu de ta page de plan B. Quoi? Fermer l’écran? Ah, bin certain ! Ta mère est une conne qui va acheter le fait que t’es devant un écran fermé à 11:27pm parce que tu réfléchis à ton examen d’algèbre de la semaine. Oui-oui.

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  1. La recherche de sites moindrement sécuritaires

À moins d’être une personne avec la consommation grivoise très nichée et particulière, les sites populaires actuels devraient aisément couvrir ce que tu recherches d’un court-métrage égrillard. En 1999 par contre, la recherche pour un site moindrement sécuritaire et dénué de virus de toutes sortes était du sport en si-vou-plaît. Au-delà des pop-ups, c’était assez difficile d’avoir accès à des vidéos gratuits et qui ne demandaient pas un numéro de carte de crédit, la signature de tes parents et/ou ta preuve de citoyenneté canadienne. Il n’y avait pas de sites à grande bannière comme Redtube, PornHub et autres … c’était des milliers de sites obscures bourrés de virus qui se battaient pour ton attention. Tu pensais en avoir trouvé un bon, il fermait. Fuck toé.

  1. Se contenter d’images

Entrons maintenant dans les alternatives. Rappelle-toi que souvent t’avais pas des heures et des heures seul devant l’ordinateur familial pour dénicher un bon vidéo. Ce qui arrivait plus souvent qu’autrement, c’est que tu devais te contenter d’images. Oui monsieur, de simples images comme dans le temps de nos parents avec leurs magazines cochons. Ces publications existaient encore, évidemment, mais ils étaient beaucoup plus compliqués à se procurer qu’une photo sur Internet. Même que, si t’étais aventurier et téméraire, tu te risquais à imprimer quelques photos explicites d’un site web et tu les cachais soigneusement dans ta chambre. Ça te permettait, en quelque sorte, d’ajouter le volet « mobile » que les jeunes ont aujourd’hui. Sauf que hey! Ça reste quand même une crisse d’image que tu te tannes de voir à la longue.

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Ou r’viens pas.

C’est toi.

Sauf que ça serait cool tu repasses.

Le Moes, également ce dude-là.

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