10 choses de ma jeunesse dont je ne m’ennuie pas

Parce que la nostalgie a toujours bien des maudites limites.

Comme la plupart des milléniaux, j’ai grandi dans les années 90.

On ne se mentira pas, c’était quand même bien. Y’avait La fin du monde est à 7 heures, Fresh Prince of Bel-Air, la porno se consommait encore via des magazines conçus par des professionnels et on pouvait faire plein de choses sans que nos parents le sachent,  comme fumer de la drogue ou commettre des actes de vandalisme.

Mais c’était pas si hot que ça, les années 90.  Les gens de mon âge adorent mettre leurs lunettes nostalgiques pour se remémorer leur jeunesse comme si elle était beaucoup plus cool qu’en réalité.

Heureusement pour vous, je suis là pour casser ce party qui n’a pas lieu d’être. Voici 10 choses de ma jeunesse dont je ne m’ennuie pas du tout.

Sur la rue Tabaga

Tout le monde trippait sur la chanson thème, mais personne écoutait l’émission. Parce que Sur la rue Tabaga était conçue par des adultes qui se trouvaient ben fins avec leur contenu éducatif, mais qui n’avaient aucune idée de comment les enfants pensent et de ce qu’ils avaient le goût de regarder.  Y’avait un adulte avec beaucoup de blush sur les joues qui prétendait être un p’tit garçon de 6 ans. C’était creep à fond comme concept:

En plus, ça passait en plein milieu de l’après-midi. On était soit à l’école, soit en train de faire quelque chose de plus intéressant. Les seules fois où on regardait Sur la rue Tabaga, on était malade ou en train de s’emmerder.  Cette émission sera toujours liée dans ma mémoire à l’ablation de mes amygdales.

Les téléphones à fil

Ah, l’époque bénie où quand tu parlais au téléphone… tu pouvais rien faire d’autre. Je ne m’en ennuie pas non plus. Dans le temps, les téléphones étaient placés dans des endroits stratégiques de la maison où y’avait trop de bruit, pas assez d’intimité et juste un p’tit bloc-notes sur lequel dessiner des pénis en attendant que l’autre personne ait fini de parler.

On a beau dire que les iPhones ont tué la spontanéité, mais ils ont aussi réglé pas mal de chicanes. Retourneriez-vous à l’époque où y’avait une seule ligne téléphonique pour toute la famille et qu’une fois sur deux, votre mère décrochait en composant un numéro pendant que vous parliez à votre kick? Moi non plus.

Les pubs traumatisantes

J’écoute des films d’horreur depuis mon plus jeune âge, mais jamais au grand jamais Jason Vorhees et Freddy Krueger ne m’ont fait peur comme ces maudites annonces. Pour un ti-cul sensible, c’était vraiment rushant de se projeter dans un personnage qui venait de ruiner sa vie.

Cette frousse m’a appris à conduire de manière responsable, me direz-vous? Joke’s on you, SAAQ. J’ai 36 ans et je n’ai jamais pris mon permis de conduire. C’est pas juste de votre faute, mais ce l’est partiellement. J’AI PAS ENVIE DE DEVENIR LE GARS DANS L’ANNONCE, OK?

Bouscotte

Bordel, voulez-vous bien me dire QUI ÉCOUTAIT C’T’AFFAIRE-LÀ? Même ma mère trouvait ça plate. Faut comprendre que dans les années 90, Victor-Lévy Beaulieu avait la main mise sur la télévision québécoise. C’était considéré comme chic et distingué d’avoir son téléroman VLB ou carrément de copier son style.

Mais ce bon Victor-Lévy n’aura pas juste écrit des drames familiaux plates. Il était aussi à l’origine de Montréal, P.Q, une série d’après-guerre mettant en vedette mon personnage préféré de l’histoire de la télé québécoise: le policier mangeux d’marde Urbain Blondeau, interprété par Gilles Renaud.

Les services 1-976

OK, Facebook, Tinder et les sites de rencontre en ligne, c’est peut-être pas le Klondike. Mais quand on se compare, on se console. Dans le temps, les gens se sentaient tellement seuls, qu’ils étaient prêts à payer 4,99$ LA MINUTE pour parler à du monde. Pas pour les voir tous nus. Même pas pour les voir en vrai. Pour parler à du monde payés pour te garder au téléphone le plus longtemps possible.

On s’entend que c’est misérable en titi. Oui, les annonces étaient pittoresques, mais la réalité derrière était déprimante au possible.

Les clubs vidéo

Bon, OK. Peut-être que c’était un rituel agréable de se rendre au club Vidéotron le vendredi soir et de se louer des films pour la fin de semaine. Mais pas quand t’es un kid. Aujourd’hui, on est beaucoup mieux outillés pour choisir un film/jeu vidéo qui a de l’allure avec les sites web de critiques et les Netflix de ce monde.

Pour un ti-gars de douze ans, une visite au club vidéo était l’équivalent de jouer à la roulette russe avec son argent d’allocation. Y’avait aucune manière de savoir si on allait investir temps et argent sur un navet et c’était surtout pas le twit à la couple Longueuil derrière le comptoir qui se pressait pour aider.

L’ajout de Guylaine Tremblay à l’émission Le Studio

Mes respects à Guylaine. Le Studio n’a jamais été plate à proprement parler. Elle n’a pas jeté l’émission aux toilettes. Mais câlique… avant qu’elle arrive, c’était juste parfait. C’était l’émission d’ado gelé par excellence et rien ne l’a jamais accoté depuis. Il y avait la dynastie des Robinson, Ça va maaallll et mon personnage préféré le Perdu, qui s’emmenait un escabeau pour parler aux caméras de sécurité et tout ça est disparu à la saison 2.

J’accuse Guylaine de rien. C’tait peut-être une demande du réseau de rajeunir l’auditoire parce que le génie humoristique de Bruno Blanchet était trop avant-gardiste pour l’époque. Mais on est passé de Bob Robinson et Jim Price à des chansons thèmes pour les 8 à 12 ans. Regardez la vidéo comme il faut, Bruno et Guy ont l’air d’avoir envie de mourir un peu en dansant.

La mode grunge

La musique grunge était excellente. Nirvana, Alice in Chains et mon band favori de l’époque Soundgarden ont magnifiquement bien vieilli et sont maintenant joués sur les stations de rock classique. Mais le grunge c’est aussi l’époque où c’était considéré sexy d’avoir la face pleine de sébum. On avait du linge troué et sale qui avait l’air de nous avoir pourri sur le dos et on se trouvait bien cool.

Ça fait plusieurs années que Justin Bieber et Kylie Jenner essaient de remettre le grunge à la mode, mais c’était tellement laid que ça ne marche simplement pas.

Les téléromans où il ne se passait jamais rien

C’est pas mal un consensus que la télé est vraiment meilleure aujourd’hui que dans le temps, mais calvasse… les Héritiers Duval, À nous deux!, le Temps d’une Paix, Sous un ciel variable…. vous rappelez-vous de ça? Avec Pascale Montpetit et feu-Gilles Pelletier? C’était une histoire de bébittes de famille dans les Cantons de l’Est. Ça a duré 5 saisons c’t’affaire-là. La famille Thompson, j’veux ben… mais ils étaient pas si excitants que ça. Pas du tout, même.

Malgré qu’on soit devenu très critique à l’endroit de la télévision aujourd’hui, c’était plus frileux dans ce temps-là.  Vous rappelez-vous de la quotidienne Marilyn,  qui racontait l’histoire de... * soupir * d’une femme de ménage? Ça avait soulevé un tollé pour une scène de meurtre (qui était d’ailleurs terrifiante). Disons qu’on est devenu plus lousse là-dessus avec les années, hein?

Les criss de Tamagotchis

Une autre belle invention d’adulte pour «responsabiliser les enfants». Fallait le nourrir. Le divertir. Lui donner de l’amour. Mais ça arrêtait jamais cette cochonnerie-là et  chaque matin on trouvait notre Tamagotchi mort parce qu’on avait daigné dormir. Après trois jours, je l’ai pitché par-dessus la clôture et je n’y ai plus jamais repensé jusqu’à ce que ça devienne vintage. Laissez-les donc mourir de leur belle mort.

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