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Incredible India ! Pour vrai, le rédac qui a trouvé cette ligne pour vendre l’Inde au reste du monde pouvait difficilement être plus dead on que ça. Car c’est en effet pas mal ça qu’on s’est dit environ vingt-deux fois par jour pendant sept semaines. Moments choisis, la suite!
[Si vous n’aviez pas lu la première partie de ce reportage, elle est ICI.]
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En Inde, on peut croiser en l’espace de dix minutes : un Jaïn qui porte – conformément à sa religion – un masque devant la bouche le préservant d’avaler un insecte par mégarde et d’ainsi tuer un être vivant, un homme à moitié nu avec des dreads, le front peint en blanc et un trident rouge à la main qui vous regarde comme si vous étiez la chose la plus étrange qu’il ait jamais vue, de grands sourires et plus de double – que dis-je ! – de triple takes que dans le reste de votre vie réuni, des enfants qui remplissent des bouteilles d’eau vides trouvées par terre avec de l’eau non-potable avant de les resceller avec du scotch tape et d’aller les proposer aux touristes, des bébés hindous aux yeux cerclés de khôl noir… L’Inde, c’est le PartyMix de l’humanité.

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Note à nous-mêmes : Toujours dérouler un tissu et le manipuler avant d’y faire tailler quoi que ce soit.
Mon homme s’est retrouvé avec une chemise bronze aux reflets métalliques bleutés parce qu’on avait sélectionné le rouleau de tissu brun pâle là-bas sans voir qu’il avait ce spectaculaire effet star trekkien quand on le bougeait. Lui qui voulait passer plus incognito dans la foule… Échec.
Quand le tailleur a trouvé qu’on riait beaucoup trop pour du monde qui essaie une chemise, on lui a expliqué qu’on n’avait pas vu l’effet métallique en choisissant le tissu.
LE TAILLEUR : It is nice. Nice color. You look good !
MON HOMME : I’m not sure, I feel like the SUN !
LE TAILLEUR : It is big life you know. You have to try new colors ! I do it all the time.
MON HOMME : Ok, but do you think we could dye it black ?
Juste pour l’image mentale de l’Indien qui se retourne, ébloui, en croisant mon chum qui sort de chez le tailleur en plein midi, ça valait les 400 roupies perdues.

Des infirmités qu’on n’aurait pas même imaginé exister sont choses courantes en Inde. On a vu des hommes dans des conditions physiques impossibles – lèpre, polio, name it – nous faire leur plus beau sourire… Impossible de ne pas être bouleversé à chaque fois.
Le Taj Mahal, c’est juste fou. Pas seulement beau. Pas seulement impressionnant. Émouvant et grandiose.

Goodbye, Incredible India ! Aussi étrange que tu sois, on prend goût à ton étrangeté. Et si t’es capable du pire, t’es aussi capable du meilleur.

C’est vraiment en Inde qu’on a rencontré les gens les plus gentils. Pas juste polis ou courtois. Vraiment supra-gentils. Dans un train en particulier, il y a au moins une demi-douzaine de personnes qui sont venues nous serrer la main, se présenter, nous demander si on avait besoin de quoi que ce soit, se proposer comme interprète hindi-anglais… Certains revenaient même régulièrement pour s’assurer que tout allait toujours bien de notre côté. Un homme qui venait de s’acheter des livres nous a offert une copie de L’alchimiste en anglais, comme ça, tout bonnement, en nous répétant de venir le chercher si jamais on avait un problème quelconque… Gentils, vous dites ? Honnêtement, on n’avait jamais rien vu de tel.
