Vous avez l’âme d’un cowboy, mais pas encore sa garde-robe ? Voici des pièces incontournables qui, il n’y a pas si longtemps (et dans des galaxies poussiéreuses très près chez nous), étaient plus que de simples accessoires mode. Sans elles, plusieurs cowboys n’auraient pas tenu la route.

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Les bottes

These boots are made for walking… ♫ Euh, pas celles-ci. D’ailleurs, avec la démarche qu’elles donnent, dire à quelqu’un qu’il marche comme un cowboy, ce n’est pas un compliment. C’est que les bottes de cowboy sont spécialement conçues pour monter à cheval, avec un talon fait pour que le pied reste en place dans l’étrier et un bout pointu qui en facilite le retrait en cas de chute. La hauteur de la tige, c’est pour limiter l’entrée de cailloux.

Conseil de pro: Si votre santé vous tient à cœur, prière de ne pas porter vos bottes l’hiver: c’est frette et ça glisse en sacrament !

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Le bandana

Avant de trouver refuge sur la tête de Patrick Norman, ce petit bout de tissu jouait tout plein de fonctions pour le cowboy, comme protéger son visage du soleil et du vent; éponger sa sueur; filtrer l’eau des rivières; cacher les yeux d’un cheval effrayé… Brandi comme un drapeau, le bandana pouvait aussi servir à avertir d’un danger ou à appeler à l’aide. Son rôle le plus vital: noué au-dessus d’une morsure de serpent, il faisait office de garrot et empêchait le venin de se propager.

Conseil de pro: Porter son bandana sous les yeux en allant chercher du lait au dépanneur est à éviter.

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Le chapeau

C’est ce que le cowboy possède de plus personnel. Il le garde sur lui même quand il dort. En plus de protéger des intempéries, le chapeau pouvait se transformer en soufflet pour le feu et servir de contenant lorsqu’une source d’eau était enfin trouvée. Fun fact: le ten-gallon hat est loin de pouvoir contenir 10 gallons d’eau. Son nom vient plutôt du mot espagnol galón, qui désigne les rubans tressés que les cowboys mexicains portaient sur leur chapeau. On peut en enrouler 10 sur la haute calotte du ten-gallon.

Conseil de pro: Apposer sur votre couvre-chef une fleur de lys ou un écusson des Expos ou des Canadiens de Montréal pour montrer vos couleurs.

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Le jean

Avant de devenir notre uniforme 11 mois par année (allô, canicule de juillet), le jean était le vêtement de prédilection des ouvriers qui travaillaient dehors. Au début du 20e siècle, Levi’s a mis des cowboys dans ses annonces et sa rivale, Lee, a conçu les premier jeans western — avec jambe évasée pour accommoder les bottes — et, plus tard, un denim plus épais.

Conseil de pro: L’expérience ultime du jean on jean (soit le Canadian tuxedo) est à essayer au moins une fois dans votre vie.

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Le duster

Sa longueur protégeait du froid, du vent, de la pluie et de la poussière déplacée par les sabots du cheval. Et dans les poches profondes de ce manteau, le cowboy pouvait traîner des objets personnels, comme un carnet de notes et un crayon (parce que monter à cheval avec un crayon dans ses poches de pantalon, c’est non).

Conseil de pro: Glisser un maximum d’alcool dans les poches pour aller à Saint-Tite, où vous pouvez boire dans la rue pendant le festival.

Pour lire la suite du magazine spécial country, «Le country en 8 chiffres».