Le cowboy moderne, c’est aujourd’hui à la campagne qu’on le trouve — et particulièrement sur les fermes laitières. Il vit dans la bouette, chevauche des pick-up et des gros tracteurs à longueur de journée et prend autant soin de son troupeau que de sa famille.

Le Festival Western de Saint-Tite a toujours fait partie de la vie d’Hugues Carpentier. Enfant, il était déjà participant, puis il a longtemps été bénévole avant d’être membre du comité organisateur. Parmi toutes les tâches, il s’occupe cette année du mariage annuel, célébré en plein coeur des festivités depuis 1968. On lui a demandé de nous dire qu’est-ce que ça se met sur le dos, une mariée western.

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Si tu es aussi attaché au Festival Western de Saint-Tite, c’est que tu dois avoir un petit côté cowboy dans l’âme?

C’est sûr. J’aime la musique country, et j’aime l’implication bénévole et donner un coup de main pour que les événements fonctionnent. En Mauricie, tout le monde se connaît et veut s’entraider.

Ça fait partie de l’esprit cowboy, han?

C’est en plein ça! Le bénévolat, j’ai ça en dedans de moi. Je me suis impliqué dans plusieurs activités de ma communauté.

Tu allais au festival quand tu étais jeune?

C’est sûr! C’est un incontournable pour tout le monde dans la région, on commence à y aller très jeune. Les 10 jours de septembre sont toujours réservés pour aller au festival. On rencontre du monde des quatre coins de la province, on fraternise. Pis comme je jouais au hockey, beaucoup de mes amis venaient de l’extérieur de la région, alors avant que la saison commence, on se retrouvait au festival pour aller voir la musique et les rodéos.

C’est rare que les mariées se marient en robes classiques, il y a toujours une touche western, comme une veste de jeans, des broderies, des franges.

Ça fait longtemps que tu t’occupes des mariages au festival?

Cette année, c’est mon premier mariage. Il y en a toujours un par année.

Il arrive quoi si huit personnes veulent se marier la même année? Vous organisez un match de roche-papier-ciseaux?

S’il y en a plus qu’un, on y va par priorité. On regarde si la personne a été bénévole, si elle fait partie de l’organisation, si elle réside à Saint-Tite…Mais à la base, tout le monde peut donner son nom. L’an dernier, on a marié un couple du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

C’est tu nécessairement des mariages cowboy? Comment ça marche?

Les mariés doivent avoir un chapeau et des bottes de cowboy. C’est rare que les mariées se marient en robes classiques, il y a toujours une touche western, comme une veste de jeans, des broderies, des franges. Les mariés arrivent à l’église en calèche avec des chevaux, escortés par la sécurité. C’est essentiel dans un festival qui attire jusqu’à 600 000 visiteurs. Le lendemain, ils doivent participer à la parade. On encadre le mariage, mais le reste est libre aux mariés. Par contre, ils ne peuvent pas prendre de décisions sans nous en parler d’abord, au cas où un de nos commanditaires ou partenaires peut offrir le service qu’ils désirent.

Le mariage leur donne un petit boost pour que leur relation dure plus longtemps.

Donc ils ne peuvent pas choisir leur sorte de bière pendant la réception?

Oui. Comme la calèche, ça doit être celle de notre commanditaire.

À part pour la parade, les gens peuvent assister au mariage?

À l’église, on donne la priorité à la famille et aux amis, et s’il reste de la place, Monsieur et Madame Tout-le-monde sont les bienvenus. Le mariage a quelque chose de public, oui.

L’amour est dans le pré d’après toi?

Oui, vraiment! Les gens sortent de leur mariage radieux. C’est vraiment une belle journée. De nos jours, quand les gens se marient, ça fait déjà 7, 8, 10 ans qu’ils sont ensemble. Le mariage leur donne un petit boost pour que leur relation dure plus longtemps.

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Visitez l’espace La Place de la famille au Festival Western de St-Tite, commanditée par les Producteurs de lait du Québec.

Pour lire la suite du magazine spécial country, «À la rencontre d’une cowgirl moderne qui vit au Centre-du-Québec».