Moi, l’été je vire folle! Je me la joue comme quand j’allais à l’école pis j’avais 2 mois de congé sauf que là, à 29 ans je me rends compte que je peux pas me permettre d’être brosse par dessus brosse, de la St-Jean à la Fête du travail! Je m’en rends compte, mais c’est juste ça que je fais… m’en rendre compte.

Pour le reste, il y a des gins tonics concombre.

Ma fête, c’est le 21 juin. C’est là que l’été commence pour moi (pis pour tout le monde c’est le solstice). Toujours un party épique, au gros soleil avec les gens que j’aime. Ça part en malade.

Après ça, évidemment, c’est la St-Jean. Avant j’étais toujours les deux bras dins airs au parc Maisonneuve à attendre le discours de Guy A. Lepage la vessie pleine de bière chaude à 9,50$ ou aux plaines d’Abraham sur le gros mush avec une cape en drapeau du Québec.

Astheure, je suis plus feu de joie dans la cour d’une amie de la rive-sud à chanter du Gerry Boulet pis du Beau dommage jusqu’à 3-4 heures du matin en alternant bières et vodka soda.

Les temps changent, mais l’intensité reste la même.

D’ailleurs, bonne St-Jean à tous.

Reste que l’été, ça fait sortir l’animal en nous. On a constamment envie d’être entre chums de femmes, en maillot de bain, à boire de la sangria. (Pis pas de la traditionnelle cheap, vin rouge/7up/jus d’orange là… Non! On se fait une recette super fraîche qu’on a entendue dans la chronique Mixologie à Par ici l’été : mousseux, jus de canneberge blanc, ginger ale, menthe fraiche, fraises et myrtille. Ça donne soif à la lecture, imagine dans ta YEULE.)

Bref, mettons que c’est tough de dire « Ah ce soir je vais rentrer chez nous relax » quand y fait 30 degrés pis que t’as les phéromones à l’air sur Mont-Royal. M’as te le dire : Je feel pas mal plus vin blanc/rire gras, que Sucré salé/sofa! (Je le sais que tu me feeles.)

Y’a pas de solutions! Le soleil donne soif.

En même temps, faut en profiter! Tsé, remets-toi 5 minutes, en février à -40, les phalanges glacées sur le volant de ton char qui part pas! Hein? Tout d’un coup tu te sens moins coupable de travailler su’l gros hangover, en pleine canicule de la mi-juillet.

Tu le sais que peu importe l’intensité de ton été, d’ici 6 mois tu vas te retrouver sur ton sofa, en jogging, à écouter Mémoire vives avec une tisane.

Profitons-en? Moi je dis que oui!

Au pire, j’étendrai mon foie sur la corde à linge toute septembre/octobre pis l’arroser au gun à pression.

D’ici là, je travaille mon teint pis j’exagère sur la robe soleil.

BON ÉTÉ À TOUS!

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Pour lire un autre texte de Marie-Lyne Joncas : « Coup de foudre, t’es épeurant/l’fun »