Comme pour beaucoup de gens, les réseaux sociaux sont une partie importante de ma vie. Étant journaliste et chroniqueuse, je les ai toujours utilisés à des fins professionnelles, pour diffuser du contenu et échanger avec les gens intéressés par mon travail.

Cet hiver, j’ai animé une émission de télé sur la sexualité. Je n’ai rien changé à ma manière d’utiliser les réseaux sociaux. Mais eux ils ont changé.

Du jour au lendemain, ils sont devenus une source continue de stress, lorsqu’ils se sont mis à me régurgiter une enfilade de commentaires et de messages d’hommes m’objectifiant et me faisant des avances insistantes.

Des hommes qui me traitent de « cochonne ». Qui m’appellent « chérie », « poupée », « pussy », « miss », « la p’tite », « cocotte ». Des hommes qui me posent des questions sur ma vie sexuelle. Des hommes qui m’envoient chier quand je ne leur réponds pas.

Des pokes quotidiens de la part d’inconnus. Des hommes qui m’assaillent de salutations.

 

Capture d’écran 2016-03-05 à 21.30.09

Capture d’écran 2016-03-05 à 21.45.31

Capture d’écran 2016-03-05 à 21.23.27

Capture d’écran 2016-03-05 à 21.49.19

Des hommes qui commentent mon physique. Encore et encore et encore. Qui me disent qu’ils aiment les rousses. Qui me disent qu’ils me trouvent jolie et qui précisent : « j’ai le droit de te le dire ».

Des hommes qui me disent ce que je dois faire pour « pogner plus ».

Capture d’écran 2016-03-05 à 21.46.43

Des hommes qui m’envoient des photos d’eux nus.

Des hommes qui me bombardent d’autocollants de chien qui tient un cœur. Puis de chien qui souffle un baiser. Puis de chien qui tient des fleurs. Puis un chien qui envoie la main.

Capture d’écran 2016-03-05 à 21.25.31

Capture d’écran 2016-03-05 à 21.53.08

Des hommes qui m’invitent à leur chalet. Qui, devant mon silence, s’entêtent, tentent de me faire sentir coupable de ne pas donner suite à l’invitation.

Des hommes qui n’y vont pas par quatre chemins.

Capture d’écran 2016-03-09 à 17.22.15

Des hommes qui considèrent que je dois leur répondre, que j’ai le devoir d’entretenir des conversations avec eux.

Des hommes qui m’insultent, puis qui m’écrivent en privé pour m’inviter à aller prendre un verre afin de discuter de « nos divergences de point de vue ».

Des hommes qui disent qu’ils aimeraient m’agresser sexuellement. Puis, qui, devant mon silence, ajoutent que quand je serai « vieille et laide », je vais les supplier de m’agresser.

Des hommes qui veulent savoir si j’ai une webcam. Qui veulent savoir où j’habite. Un homme qui dit qu’il sait où j’habite. Qui mentionne effectivement le nom de ma rue.

Ceci.

Capture d’écran 2016-03-05 à 22.33.03

Depuis janvier, j’ai pris plus de 200 captures d’écran. Mon dossier « harcèlement » est bien en vue sur mon bureau d’ordinateur et je continue de le garnir.

À un certain moment au cours des dernières semaines, devant ce tout harcèlement, j’ai éprouvé de la détresse psychologique. J’ai parlé de ce que je vivais à des personnes dans mon entourage. Mais mes collègues et mes amis n’ont pas vraiment compris ce que je leur disais.

Peut-être que moi-même, avant de le vivre, je n’aurais pas compris. Des inconnus qui me font des avances sur une base quotidienne? Bah, c’est plutôt flatteur, non?

Sauf que je ne me suis pas sentie flattée. Je me suis sentie sale et seule. L’émotion qui est revenue le plus souvent, c’est un sentiment d’impuissance mélangé à de la colère, suivi d’une grande lassitude.

Une partie du contenu de mon dossier harcèlement.

L’un des moyens que j’ai trouvés pour me « défendre » a été de publier certains messages de mes harceleurs publiquement, sur ma page Facebook. Le fait de mettre ça dans mon fil d’actualité, de voir des amis, des alliés prendre ma défense, ça m’a donné l’impression de reprendre un peu le contrôle de la situation.

Mais ça a aussi provoqué une levée de boucliers de la part de plusieurs hommes qui se sont mis à m’ordonner d’arrêter de publier les messages de mes harceleurs. « Je ne veux pas voir ça », qu’ils m’ont écrit. « Tu devrais garder ça pour toi! »

En gros, publier ces messages de harcèlement faisait de moi une « narcissique » « prétentieuse » avec mes « rants » « pas professionnels » d’ »attention whore ».

Visiblement, ça en rendait plusieurs inconfortables.

Ils souhaitaient que je m’accommode ce harcèlement sans m’en plaindre. « T’as juste à les ignorer », m’a-t-on répété inlassablement. Selon eux, je devais accepter ces comportements masculins (je n’ai reçu aucun message harcelant venant de femmes) comme étant une fatalité. Ils m’ont dit que si cela m’importunait, je n’avais qu’à fermer mon ordinateur et mon téléphone. Ou que je n’avais qu’à « bloquer » les harceleurs.

(By the way, ce qu’énormément de gens semblent ne pas comprendre par rapport à la fonction « block », sur Facebook ou sur Twitter, c’est que quand tu bloques, c’est parce que tu AS DÉJÀ été harcelée. Le mal est déjà fait. C’est une stratégie de contingentement, pas de prévention. Bloquer ne protège pas contre le harcèlement.)

D’une manière ou d’une autre, on estimait que c’était à moi à me retirer des réseaux sociaux ou à changer mon comportement. Pas à ces hommes. C’était mon problème, ma faute, ma responsabilité.

En me lisant, vous vous direz peut-être vous aussi que si j’insiste pour parler de ça, c’est parce que je veux m’apitoyer sur mon sort, attirer l’attention sur moi ou parce que je veux vous convaincre de mon sex-appeal.

Très bien.

Ne m’écoutez pas, moi.

Mais prenez conscience d’une chose : le phénomène du harcèlement et du sexisme en ligne est répandu. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le Broadband Commission, qui note entre autres que les femmes les plus ciblées ont entre 18 et 24 ans. L’initiative fondée par l’UNESCO et l’Union Internationale des Télécommunications évalue par ailleurs que la violence en ligne contre les femmes (menaces de viol, menaces de mort, harcèlement) entache la liberté d’expression féminine.

Oui, dans mon cas, le harcèlement a été soudain et brutal, parce que je suis devenue animatrice d’une émission de télé sur la sexualité. Mais énormément de femmes expérimentent ceci, à différentes échelles. C’est comme si le harcèlement de rue et le harcèlement sexuel en général avaient tout naturellement infiltré le web, comme s’ils y avaient là aussi tous les droits.

D’ailleurs, dans un article du Monde, cette semaine, une spécialiste de la violence faite aux femmes observait justement que les jeunes filles développent en ligne « des stratégies d’évitement comme dans la rue ».

Plusieurs de mes collègues connaissent très bien le phénomène du harcèlement en ligne.

D’autres personnes savent aussi de quoi je parle. Des personnes qui ne sont pas chroniqueuses ou journalistes, qui ne parlent pas de sexualité dans le cadre de leur travail, mais qui ont tout simplement la drôle d’idée d’être des femmes sur Internet.

*Les noms et les avatars ont été retirés des messages par crainte de représailles.

***

Pour lire un autre texte de Lili Boisvert : « Sexe obligatoire »

  • Luc_Bertrand

    Madame Boisvert, je vous FÉLICITE d’avoir eu le courage d’écrire et de publier cet article. En tant qu’homme, je suis totalement outré de constater ce harcèlement systématique et incessant des femmes sur l’internet et les réseaux sociaux. Et NON, n’écoutez pas les « bien-pensants » prétendant vous défendre ou vous appuyer qui ne sont plus capables de lire ce que des ordures vous obligent à lire. Ce n’est certainement pas en fermant les yeux que la réalité de ce mépris et cette violence envers les femmes va disparaître. Au contraire, plus souvent les harceleurs se feront mettre dans la face et à la vue du public leurs imbécilités, plus on aura de chances de secouer l’opinion publique pour changer les choses et qu’on retournera la pression psychologique sur les harceleurs.
    Non, réellement, ces harceleurs me font honte d’être un homme, parce que je souhaiterais n’avoir RIEN en commun avec ces ordures. Que le harcèlement en lui-même soit essentiellement un mécanisme d’oppression des femmes par les hommes me lève le coeur sur la conception de l’être humain.
    Vous avez très bien baptisé votre dossier électronique, madame Boisvert, car il s’agit effectivement de HARCÈLEMENT. Les seules différences avec le harcèlement en personne, c’est que le harceleur est à l’abri des regards et de toute possibilité de riposte de la part de la victime. Que le harcèlement soit physique ou psychologique, les conséquences sont les mêmes pour la victime. L’un et l’autre sont inacceptables dans un monde qui se prétend civilisé.
    Chose certaine, les victimes de harcèlement y gagneraient davantage s’il y avait plus de femmes comme vous qui ont le courage de dénoncer leurs harceleurs.
    Quant à la place des femmes sur l’internet ou les réseaux sociaux, c’est un faux débat. Il est hors de question qu’un des deux genres ne puisse s’exprimer sur quelque plateforme de communication que ce soit. Sinon, ça devient carrément de la discrimination sexuelle.
    Bravo encore, madame Boisvert! Vous avez tout mon appui. Je me permets de partager votre excellent article de réflexion sur ma page personnelle afin que cesse, un jour, ce phénomène déplorable.

  • Imane Benaskeur

    Le fait qu’elle anime une émission sur la sexualité ou qu’elle écrive des articles sur ce même sujet ne fait aucunement d’elle une cible pour les personnes qui sont en grand manque d’activité sexuelle ou de présence féminine dans leur vie. C’est comme dire qu’une fille portant un décolleté ou une mini-jupe justifie qu’une personne vienne se frotter contre elle, c’est complètement insensé! Cette fille est une victime d’harcèlement sexuelle en ligne et son métier n’amoindrit AUCUNEMENT ce statut. Elle n’a aucun devoir envers les hommes qui la harcèlent sur les réseaux sociaux, même si elle est connectée. Le fait qu’elle ne réponde pas devrait être un signal suffisant que celle-ci n’est pas intéressée. À partir du moment que la personne continue à lui écrire malgré un désintérêt apparent et évident, c’est du harcèlement et c’est un crime. Il n’y a rien à ajouter. Rien n’excuse une attitude aussi irrespectueuse et dégradante envers une femme.

  • Catherine Boulanger

    Où est passée la galanterie ? Où sont passés les rendez-vous romantiques dans des cafés du Vieux -Québec ou encore autour d’un piquenique sur la plage ?

    Les attentes près du téléphone pour une sortie avec un jeune homme sont maintenant remplacées par des « textos » sans pensées charmantes et l’excitante période de fréquentation a complètement disparue. Dites bonjour aux « fuckfriends » et adieu aux relations remplies de passion comme on voit dans les films en noir et blanc…

    Ces captures d’écrans ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres, les jeunes femmes se font harceler de cette façon tous les jours et notre belle société ferme les yeux…

    Au revoir le romantisme à la Jack et Rose. Le respect envers les jeunes filles est en déclin, elles doivent maintenant s’attendre à une toute nouvelle sorte de galanterie…

    Revenez, princes charmants, il est bien temps.

    • Marion Navisa

      Heu rien a voir avec une pseudo disparition du romantisme. Pour votre information, attendre un texto est tout aussi exaltant et excitant qu’attendre un appel. Et avoir un ou plusieurs « fuck friend » a un moment de sa vie n’a jamais empeche personne d’etre romantique et respectueux… pas besoin non plus d’un prince charmant sauvant une demoiselle en detresse pour avoir de la passion. Ces harceleurs ne draguent pas, ils font jouer leur pouvoir de domination et d’humiliation.

  • Myriam St-Laurent

    Selon moi, les hommes qui osent envoyer des messages obscènes comme ceux-ci n’auraient pas l’audace de dire de telles choses s’ils n’étaient pas derrière l’écran de leur ordinateur et donc, de façon presque anonyme. Alors que les hommes pourraient utiliser des mots flatteurs pour décrire la femme et, ainsi, la séduire (ce qu’ils souhaitent faire), ceux-ci n’utilisent que des termes dégradants pour décrire la gent féminine, qui finit par croire qu’elle n’est perçue que comme un objet par les hommes et que seuls ses atouts physiques sont reconnus. Même si l’intention des hommes n’est probablement pas de détruire la confiance des femmes qu’ils interpellent, l’accumulation de ces messages et de ces invitations indécentes amène les femmes à se poser des questions par rapport à leur valeur aux yeux
    des autres.

    Finalement, ces commentaires prouvent qu’une partie de la société n’a toujours pas progressé par rapport à la place des femmes dans la société et que l’existence du mouvement féministe est justifiée.

  • disqus_pkP3PbJ7Ql

    Très inspiré par ce bel article qui me permet d’entrevoir l’autre côté du rideau.
    – La première chose qui me vient à l’esprit : on ne peut pas parler de cas isolés. Est-ce que ce comportement n’est pas le symptôme d’un problème de fond dans notre société ? Pourquoi toutes ces personnes réagissent de cette façon ? Est-ce qu’elles éprouvent une frustration de leur vie de couple ou sexuelle pour qu’elles se lâchent de la sorte dans le monde virtuel ? J’ai vraiment l’impression qu’il faudrait y réfléchir…
    – La deuxième chose : Lili et toute les femmes qui supportent ce type de comportement, je vous envoie plein d’ondes positives.

  • Camé Leon

    Sur internet ou dans la vie réel ceux qui abuse harcel ou sont violent
    sont tres fort seul à seul avec une femme, comme le disait un certain
    Doc Mailloux, et j’ai fait le test, quand un individu de ce genre
    embetait ma soeur, il faut que des hommes les confrontent et les remettent
    à leur place, pas de violence mais juste leur dire que ca passera pas
    et que si ca continu il y aura des conséquences. En général ils se dégonflent rapidement.

    Je ne comprends pas pourquoi les hommes ne réagissent pas contre cette minorité qui nous donnent une si mauvaise réputation et aussi contre certaines femmes qui sont à l’autre extrémité du spectre qui elles voient tous les hommes comme des agresseurs(je ne parle pas de toi)

    Lache pas, la majorité des hommes te soutiennent et on du respect, j’en suis sur

    Et si tu te sens seul et désemparé, lance un appel a tous, on est la pour te donner un coup de main et du soutien au cas ou.

  • Ness

    Le web n’est malheureusement qu’une extension du monde réel, et il a en plus pour lui la possibilité de le faire de façon (quasi) anonyme.
    Lorsqu’un homme vous agresse dans la rue vous avez encore la possibilité de lui mettre une claque, la honte de sa vie ou le remettre à sa place mais sur le net il est tranquille derrière son écran à se croire le roi du monde… C’est triste mais bien la réalité.
    Le web 2.0 a fait, et fera encore de nombreuses victimes, l’éducation numérique (des garçons et des filles) est un enjeux clé pour limiter les dégâts causés par cette nouvelle forme de délinquance…
    Je partage ta déception et ton sentiment d’être sans arme, seul un vrai travail de distanciation et d’accompagnement bienveillant arrive à nous faire surmonter de tels propos.

    Je te souhaite bon courage!
    D’autres ont suivi ta voie, tu n’es pas seule: #WomanNotObjects on Twitter.
    Keep on writing, that’s the best way to let them know that we won’t let it happen without consequences.

    Ness

  • Emilie

    Merci pour ce partage et ces réflexions!! Continue, ne t’arrête pas! Á force de parler, on changera ce monde!

  • Juliette St-Laurent

    Le harcèlement chez les femmes, ce n’est rien de nouveaux. Que ceux qui disent  »Un homme aussi aurait été harcelé, les gens auraient juste trouvé d’autres raisons » réfléchissent un gros cinq secondes. C’est entièrement faux. Malheureusement, c’est exactement à cause de son sexe féminin qu’elle a subit tout ce harcèlement. On vit dans une société qui (malgré une amélioration depuis les années 60) demeure conservatrice et sexiste. Mélangez ces deux  »valeurs » avec une jeune fille qui fait une émission sur un sujet tabou comme le sexe, et les attaques déferlent. Une femme n’a pas le droit de parler de sexualité, c’est bien connu. Et l’attitude des hommes par rapport à ça?  »Boys will be boys » comme on dit en anglais. Les garçons seront des garçons. Laissez les faire. Ignorez les. Pendant ce temps, rien ne va changer. Une fille qui se dénude est une salope, et une fille vierge est une prude. On ne peux se sauver de ces étiquettes, tant qu’un changement drastique de mentalité ne s’opère. Un exemple de changement de mentalité? Les fillettes qui se font suspendre parce qu’on voit leurs épaules dans une camisole. C’est de l’hypersexualisation. On parles bien ici des épaules.  »Ça va distraire les garçons. »  »C’est pas approprié devant mononcle Richard » Ben mononcle Richard a un christi de gros problème si les épaules d’une fillette du primaire a une quelconque influence sur son processus cognitif. En attendant, profitez du printemps! Sortez dans les parcs, admirez la magnifique vue des mâles octogénaires qui jouent à la pétanque torse nu, mais de grâce: évitez les centres d’achats! J’ai entendu dire qu’il y a des femmes qui allaites leurs enfants.

  • Jessica xxvxmcmxc

    Par le passé, ça m’est arrivé énormément de me faire envoyer des messages du genre sur les RS, ça été très difficiles pour moi, c’était au début de facebook et meme avant avec msn,j’avais je ne sais plus … Entre 15 et 18 ans, je recevais des demandes en mariage, des demandes sexuel, quand je répondais pas on continuait de m’harceler mais quand je répondais, sa devenait pire. « Tes une chienne », « je vais te violer », « je vais te tuer »… Je ne savais pas quoi faire, j’avais honte, j’avais l’impression que c’est de ma faute, c’est comme ce faire violer mais sans le côté physique… Je voulais pas en parler à ma mère, j’avais trop peur… Pendant longtemps j’ai vécu dans la peur… Quand quelquun me regardais fixement dans les transports en commun, J’ angoissais de peur que ce sois un de ces malades qui m’es trouver… J’ai vécu des années horribles à vivre dans la peur… Tout ça m’a amené, plusieurs années plus tard, à tomber dans la drogues dure et l’alcool, ça été pendant 2 ans, les choses qui m’ont tenu en vie, qui m’on empecher de me suicider! La drogue à ses mauvais côtés, mais c’est la seule chose qui faissais que je pouvais vivre sans crainte et avec un sourire… Après deux ans, je me suis sentie assez forte pour affronter tout cela sans drogue… J’ai tout arreter du jour au lendemain… Je me suis repris en mains! Aujourd’hui, je suis heureuse et épanouie! Je ne laisserais jamais ces sales porc me faire du mal à nouveau!

  • Excellent article, c’est vraiment dommage qu’il y a des hommes qui agissent ainsi.