Faux, même si le gouvernement voudrait que ça soit vrai. Il faut avoir de bonnes conditions de vie pour pouvoir, justement, aider les personnes, puis lutter concrètement contre la pauvreté.
C’est vrai. C’est 80 % des personnes travailleuses, dans le milieu communautaire, qui sont des femmes.
C’est faux. On est plus de 4 500 organismes communautaires à travers le Québec. On peut parler de logement, d’aide sociale, les centres de femmes, les maisons d’hébergement, les maisons des jeunes, la proche aidance… Tous les enjeux, toutes les populations ont leur organisme communautaire.
Je dirais faux. En fait, c’est un piège, carrément, de dire que c’est une vocation. C’est souvent une justification pour mieux exploiter les travailleuses du milieu communautaire.
C’est vrai, sauf que ça aussi, c’est un piège. Souvent, on va dire que le milieu communautaire, on est bon pour faire avec des miettes, alors qu’en ce moment, les besoins sont tellement criants dans notre société. On veut faire beaucoup avec décemment.
Faux. J’suis extrêmement fière, justement, de travailler dans le milieu communautaire. On a une force collective inestimable. On travaille directement avec la population. On est capable de se virer sur un dix cents, justement, quand y a des besoins sur le terrain. Faire en sorte que les personnes puissent se sentir entendues et on défend les droits des personnes pour qu’elles puissent retrouver le pouvoir d’agir sur leur vie et dans leur collectivité. Ça me rend extrêmement fière, en fait, tout le mouvement d’actions communautaires autonomes qu’on a partout au Québec.
C’est vrai. La moyenne du salaire, dans le milieu communautaire, c’est 25 $ de l’heure. Une grande partie des personnes travailleuses dans le milieu communautaire n’ont pas d’assurance collective, n’ont pas de régime de retraite. Il y a même des personnes, justement, qui doivent avoir des paniers alimentaires pour pouvoir subvenir à leurs besoins.
Vrai. On dénote en grande majorité un sentiment de fatigue, d’impuissance. On a tellement coupé, saboté le filet social, dans les dernières années, que les travailleuses du milieu communautaire se sentent totalement impuissantes face aux demandes criantes. Le financement ne permet pas de pouvoir répondre aux besoins de la population.
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