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Une fin de semaine en refuge au parc national de la Jacques-Cartier

Quoi de mieux pour soigner un petit coup de mou à la Saint-Valentin qu’une expédition en plein cœur de la forêt boréale ? C’est le remède qu’a choisi Esther, qui a décidé de troquer les chandelles pour les lampes frontales le temps d’une fin de semaine en refuge dans le parc national de la Jacques-Cartier. Accompagnée de ses sœurs et de son beau-frère, elle nous transporte dans un récit où le plein air rime avec autodérision et réconfort.

Le refuge : le luxe de la simplicité

Après une route plus longue que prévu — cinq heures au lieu des trois escomptées — l’équipe arrive enfin dans le noir total. Mais dès l’entrée dans le refuge, la fatigue laisse place à l’excitation. Oubliez l’image du campement rudimentaire où l’on grelotte : « Le refuge a l’air parfait. Ça a l’air vraiment confo. Puis, on a l’électricité, il y a même du chauffage, c’est quasiment trop facile », lance Esther avec enthousiasme.

Le ski nordique : entre contemplation et effort

Le lendemain, place à l’action. Le parc national de la Jacques-Cartier est un terrain de jeu exceptionnel pour le ski nordique, une discipline qui permet de s’aventurer hors des sentiers battus. Pour ceux qui n’ont pas leur propre équipement, le Centre de découverte offre des locations très abordables : seulement 40 $ pour toute la fin de semaine.

La première journée consiste en un parcours de 16 kilomètres longeant la rivière Jacques-Cartier, offrant des panoramas à couper le souffle. Le groupe profite d’un arrêt lunch dans un autre refuge « extrêmement cozy » pour recharger les batteries avant de terminer le trajet plus rapidement, poussé par la faim et l’envie de retrouver leur camp de base.

La deuxième journée se veut plus « fluff » et relaxe. Esther et sa bande s’orientent vers des sentiers exclusivement réservés au ski nordique, moins fréquentés que les sentiers partagés avec les raquetteurs. « On va y aller plus relax aujourd’hui, faire moins de kilomètres sûrement », prévoit-elle, tout en savourant la qualité de la neige.

Une expérience accessible et humaine

Ce qui ressort de cette aventure, au-delà des paysages enneigés et des descentes parfois maladroites mais toujours drôles, c’est l’accessibilité de l’activité. Que ce soit pour les chutes dans la poudreuse ou les séances d’étirements nécessaires après l’effort — « on s’est étirés parce que les muscles étaient bien tendus » — le séjour est marqué par une authenticité rafraîchissante.

L’expédition se termine comme elle a commencé : en groupe, avec un bon repas au Centre de découverte avant de reprendre la route vers Montréal. Cette fin de semaine au parc de la Jacques-Cartier prouve qu’il n’est pas nécessaire d’être un athlète olympique pour s’approprier l’hiver québécois. Il suffit d’une paire de skis, de bons amis et d’assez de fromage pour tenir jusqu’au lendemain.

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