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Ski de fond

Une fin de semaine de plein air et de découvertes sur la Côte-de-Beaupré

Au menu : ski de fond, nuit en refuge, montagne et fleuve gelé.

Nul besoin de bien me connaître pour savoir que j’aime explorer les différentes régions du Québec; bien que je sois établie à Montréal depuis toujours, je saute sur toutes les occasions qui s’offrent à moi pour sortir de la ville.

Il m’est donc arrivé à de nombreuses reprises d’avoir traversé la Côte-de-Beaupré, sans réellement savoir qu’elle était là. Je me disais que c’était un entre-deux entre Québec et Charlevoix, n’en connaissant pas plus que son cyclorama et la vue imprenable que la 138 qui la longe offre sur le fleuve.

Quand j’ai décidé de m’y attarder pour y passer une fin de semaine à la fin du mois de janvier, j’ai été surprise de découvrir à quel point il s’agit d’une région riche en activités, en commerces locaux et en paysages bucoliques.

Logée entre le Mont-Sainte-Anne et le Saint-Laurent, la région vaut définitivement le détour. Et ça tombe bien, parce que je vous ai préparé un guide complet pour vous y déposer à votre tour, le temps d’une fin de semaine hivernale.

Jour 1 – vendredi : ski de fond au Mont-Sainte-Anne

Pour suivre cet itinéraire à la lettre, il vous faudra prendre congé le vendredi! Ça sert à ça aussi, les « journées personnelles », non?

Après avoir déposé nos bagages dans notre chambre à l’étage, on descend prendre un verre au bar de l’auberge. Aussi le lieu de rassemblement des locaux, qui ont tous l’air d’une grande gang d’amis, le bar devient un restaurant les soirs de fin de semaine.

Or, comme on est là pour explorer la région, on décide de quitter après un verre pour aller souper au Brasseur des Monts, situé juste à côté. Ouverte depuis tout récemment, la microbrasserie propose une sélection de bières artisanales brassées sur place et un menu nourriture. Bien que l’ambiance soit animée, on ne tarde pas à rentrer puisqu’une grosse journée nous attend le lendemain.

Jour 2 – samedi : ski de fond au Sentier des Caps et nuit en refuge

Samedi matin, on se réveille tôt, excitées par la journée qui nous attend. Avant de partir à l’aventure, on prend cependant le temps de déjeuner à l’auberge, où Lisa prépare elle-même un buffet avec des produits locaux. C’est la manière idéale de se réveiller tout en observant la rue enneigée du village.

Une fois repues, c’est l’heure de faire nos bagages.

Alors qu’on s’apprête à quitter, Lisa nous offre de passer visiter la ferme Cheval & Campagne, située à quelques rues de l’auberge. On accepte volontiers, et sur place, on découvre un panorama magnifique composé des vallées enneigées de la région, surplombées par l’enclos des chevaux et un immense bâtiment en bois qui sert de salle de réception pour des événements divers.

Frank et Zappa, les deux chiens de Lisa, courent sur le terrain alors qu’on va à la rencontre d’une demi-douzaine de chevaux, de chèvres sympathiques et du mignon chat Pinot (on voulait l’emmener avec nous au refuge, mais Lisa a dit non…).

On reprend la route vers l’accueil du Sentier des Caps, où on peut laisser nos bagages pour qu’ils soient apportés à notre refuge. Vient maintenant l’heure de farter nos skis et de partir explorer les sentiers bordés de conifères enneigés.

Pour plus de détails sur notre aventure au Sentier des Caps, nous avons tout filmé pour vous et c’est disponible juste ici.

À noter que le refuge est assez rustique : il faut apporter suffisamment d’eau pour son séjour et des vêtements chauds. La nourriture peut être préparée sur le feu du foyer (mais on vous conseille d’apporter un brûleur pour plus d’efficacité), et la toilette est une bécosse située à quelques pas du chalet (n’oubliez pas votre papier hygiénique!).

Jour 3 – dimanche : retour et petits arrêts

Comme toutes bonnes créatrices de contenu, on se réveille pour le lever du soleil. Le refuge offrant une vue imprenable sur la région de Charlevoix, ses montagnes et le fleuve, c’est la manière rêvée de commencer notre journée.

Un gruau et un café plus tard, on est prêtes à repartir. Comme nos bagages seront de nouveau transportés jusqu’au chalet d’accueil pour nous, on peut les laisser près de la porte. Il est aussi important de laisser le refuge bien propre au moment de le quitter et de passer le balai pour éviter que des rongeurs ne soient attirés à l’intérieur. Si la réserve de bois est vide, il faut aussi la remplir pour les prochains utilisateurs.

Dehors, il ne fait pas trop froid et on profite de nos derniers instants en ski sur le chemin du retour vers l’accueil. À notre arrivée, on récupère nos sacs et on retourne vers la voiture.

J’achète une petite plante, que je dépose soigneusement au milieu de nos bagages, le cœur gros de devoir quitter cette région qui n’a pas tardé à me charmer. Alors que les paysages hivernaux défilent à travers les fenêtres de l’auto, je me promets de revenir sur la Côte-de-Beaupré cet été, et de la faire découvrir au plus de gens possible!

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