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Témoignage

Une aventure en voilier des Îles-de-la-Madeleine aux Caraïbes

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Une aventure en voilier des Îles-de-la-Madeleine aux Caraïbes

Émile et Delphine, 24 et 25 ans, ont largué les amarres aux Îles-de-la-Madeleine en septembre dernier en direction des Caraïbes. Aujourd’hui, ils nous font visiter leur maison pour les prochains mois et nous partagent les dessous de leur grand départ!

Une vie à bord de Callipyge

Sur le pont du voilier Callipyge, Delphine et Émile sourient, portés par le vent salin des Îles-de-la-Madeleine. Leur projet est aussi simple qu’audacieux : quitter l’archipel pour naviguer vers les Caraïbes. À 24 et 25 ans, ils ont choisi de vivre autrement, en troquant la terre ferme contre une maison flottante. Leur quotidien, c’est la mer, la débrouille et la liberté.

Leur bateau, acheté il y a quatre ans, est devenu un véritable cocon marin. « Bienvenue dans notre carré », lance Delphine en présentant la pièce principale du voilier. On y trouve une petite cuisine équipée d’un poêle sur cardan – un système ingénieux qui garde les casseroles à niveau, peu importe les vagues. À côté, un frigo bricolé à partir d’une ancienne glacière, et sous les planchers, une grosse réserve d’eau douce. Tout est pensé pour durer, pour occuper le moins d’espace possible, sans perdre en confort.

Une maison miniature qui flotte

Le Callipyge n’a rien d’un yacht de luxe. Ici, chaque recoin est optimisé : un petit foyer au propane pour les soirées fraîches, des compartiments de rangement pour la nourriture, une bibliothèque où s’entassent les livres de navigation et quelques romans pour s’évader autrement. « C’est toute la même pièce, mais on y vit très bien », rigole Émile en montrant la table à cartes, transformée en bureau de bord.

À l’avant, la cabine sert de chambre et de salle de bain. Le plancher, qu’Émile a lui-même fabriqué, laisse couler l’eau directement dans la cale – un détail technique, mais essentiel pour éviter l’humidité. Le lit, refait sur mesure, offre un confort inattendu après des journées de manœuvres et de réparations. Dans des petits cubes de tissu, les vêtements trouvent leur place. Rien ne dépasse, rien n’est superflu.

La débrouillardise comme moteur

Pour vivre à bord, il faut bien plus que savoir naviguer. Delphine et Émile l’ont vite compris. « Faut être capable de tout faire : plomberie, mécanique, électricité », explique Delphine. Sur un bateau, chaque problème devient une aventure à résoudre. Une fuite, un câble qui lâche, un moteur qui tousse : tout repose sur leur autonomie.

Émile navigue depuis son adolescence, initié par son père. Il a accumulé les expériences, les formations théoriques et les heures de navigation. Delphine, elle, a appris sur le tas. Elle a travaillé dans un camp de voile aux Îles, avant de se lancer dans ce grand projet à deux. Ensemble, ils apprennent à composer avec les imprévus, à faire confiance au vent, et à s’adapter, toujours.

Cap vers le large

Leur itinéraire prend forme doucement : départ des Îles-de-la-Madeleine, escales en Nouvelle-Écosse, puis sur la côte est des États-Unis, avant de tracer la route vers le Sud. « On va choisir où traverser une fois rendus là », dit Émile avec un sourire. Leur aventure n’a pas de plan rigide, seulement une direction : celle du soleil, de la mer turquoise et d’une vie plus simple.

Sur le Callipyge, la liberté se mesure en nœuds et en marées. Et à chaque lever d’ancre, Delphine et Émile rappellent qu’il existe mille façons d’habiter le monde – certaines juste un peu plus salées que d’autres.

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