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Mollo | Mythe ou réalité

On déconstruit les plus gros mythes sur la santé mentale périnatale

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On déconstruit les plus gros mythes sur la santé mentale périnatale

5 juillet 2026

« Les pères aussi peuvent faire une dépression post-partum. »

On le sait : comme parent, on se fait donner un peu trop conseils. Et parmi ceux-ci, plusieurs sont malheureusement erronés. Dans la série Mythe ou réalité, on invite des expert.e.s reconnu.e.s à donner l’heure juste sur leur spécialité, histoire de distinguer le vrai du faux.

Marie-Claude Dufour, directrice générale du Réseau des centres de ressources périnatales du Québec, a répondu à toutes nos questions sur la santé mentale périnatale.

Le quart des gens ont une expérience d’accouchement négative.

C’est vrai. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas nécessairement l’intensité de la douleur ou les complications médicales qui vont décrire un accouchement négatif ou traumatique. C’est plutôt la perception du parent de son expérience. Est-ce qu’il s’est senti écouté, compris, soutenu, respecté durant son accouchement? C’est ça qui va avoir le plus d’impact sur la santé mentale en post-partum.

Avoir peur d’échapper son bébé dans l’escalier, c’est normal.

Les pensées intrusives, c’est normal… et pas normal en même temps. Elles peuvent arriver à toutes les femmes. Le fait qu’elles soient dérangeantes est justement un signal d’alarme pour aller chercher de l’aide. Souvent, ces pensées sont reliées à l’anxiété. En parler est vraiment un facteur de protection.

Les pères et les co-parents peuvent faire une dépression post-partum.

C’est vrai. En fait, il y a environ un père sur dix qui va faire une dépression post-partum durant la première année de vie de son enfant. Chez les pères, la dépression se manifeste souvent différemment que chez les mères. Plutôt que d’observer de la tristesse ou une grande émotivité, on va davantage voir de l’agressivité, de l’irritabilité ou encore un désengagement.

L’anxiété post-partum est plus fréquente que la dépression post-partum.

C’est vrai. L’anxiété peut aussi se manifester par des symptômes physiques. On peut avoir de la difficulté à respirer, un sentiment d’oppression, des tremblements ou les mains moites. Il est important de distinguer cela du stress parental.

Les personnes actives et organisées s’adaptent mieux à l’arrivée d’un bébé.

C’est faux. L’arrivée d’un enfant amène de grands bouleversements dans notre vie. Le couple se transforme. Si on avait l’habitude de faire des sorties à deux, maintenant, il faut amener notre enfant, et ce n’est pas certain qu’il va collaborer. On manque aussi de sommeil, il y a toute une réorganisation de la routine. Même si on est quelqu’un de très organisé, c’est normal de se sentir dépassé ou vulnérable durant cette période de transition.

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