Logo

0-2 ans

Maman solo de triplés

3:09

Poursuivre l’écoute

0-2 ans

Maman solo de triplés

28 août 2026

À 43 ans, Izabel Provost a réalisé son rêve de devenir mère.

À 43 ans, Izabel Provost n’a pas tout à fait la vie familiale qu’elle avait imaginée. Elle aurait aimé fonder une famille « traditionnelle », comme elle le dit elle-même, avec un partenaire. Mais après une séparation et les années qui passent, son désir d’avoir des enfants, lui, n’a pas disparu.

« Je me disais : “Bon, OK, si je veux des enfants, c’est là, je peux plus attendre.” » Aujourd’hui, elle est mère solo de trois bébés : Billie-Joe, Luan-Eli et Jackie-Lou.

Et chez elle, forcément, tout se conjugue au pluriel.

Devenir mère en solo

Pour réaliser son projet de famille, Izabel s’est tournée vers une clinique au Mexique, où ses enfants ont été conçus grâce à un don d’ovule et un don de sperme provenant de donneurs mexicains.

Elle sait déjà que les différences physiques entre elle et ses enfants pourront éventuellement susciter des questions. « Ils vont être différents physiquement, ils vont peut-être se faire demander d’où ils viennent. » Une réalité qu’elle compte aborder ouvertement avec eux lorsqu’ils seront assez grands.

Elle souhaite d’ailleurs que ses enfants connaissent toute l’histoire derrière leur naissance. « Je veux que mes enfants sachent tout le parcours que j’ai fait pour les avoir, à quel point ils étaient désirés. »

Une organisation digne d’une PME

Avoir un nouveau-né demande déjà une bonne dose d’organisation. Avec trois bébés du même âge, le quotidien prend rapidement des allures d’opération logistique.

Au début, Izabel pouvait préparer une vingtaine de bouteilles à la fois. Les couches? « C’est 900 couches minimum par mois. » Il a aussi fallu acheter une minifourgonnette et, évidemment, multiplier une bonne partie du matériel pour bébé.

Même une course au dépanneur devient compliquée. « Mon café, je vais le boire noir avant de paqueter trois enfants dans une poussette pour aller au dép. »

Sa maison doit elle aussi s’adapter progressivement à cette nouvelle réalité. « Toutes les mères me disent : “Un bébé, ça a besoin de rien, ça a besoin d’amour”, mais trois bébés, ça a besoin d’espace aussi. »

Un village pour élever trois enfants

Pour l’instant, Izabel peut compter sur un précieux réseau. Sa mère l’aide au quotidien et ses parents sont présents pour certaines tâches — comme l’heure du bain, qui devient rapidement « du sport » avec trois poupons.

Mais elle sait que les besoins risquent d’augmenter à mesure que ses enfants gagneront en autonomie. « Éventuellement, ils vont marcher, grouiller, ramper, crier, tirer sur des affaires, se promener… Je vais avoir besoin d’aide aussi. Je vais avoir besoin de mon grand village. »

Izabel ne cache pas l’ampleur du défi. Elle insiste toutefois sur le fait que devenir mère était son projet et sa décision. Sur les réseaux sociaux, elle raconte maintenant son parcours dans l’espoir de sensibiliser et d’encourager d’autres femmes qui envisagent elles aussi la maternité en solo.

Quant au défi d’élever trois enfants en même temps, elle semble plutôt bien placée pour l’affronter.

« Moi, j’aime l’aventure, j’ai du gaz. Je suis capable d’en prendre. Je pense que je suis la personne parfaite à qui ça pouvait arriver. »

Tous les jeudis, Mollo vous envoie une infolettre remplie de contenus informatifs, amusants et décomplexants remplie de contenus inclusifs et instructifs qui devraient vous aider à prendre votre parentalité à la légère… et au sérieux en même temps. Abonnez-vous juste ici!

Publicité
Publicité