Nature
L’oasis de permaculture d’Anthony au cœur de Charlevoix
Dernièrement, on a eu la chance de faire le tour du jardin d’Anthony, et de jaser biodiversité, permaculture et jardinage 🌱
Redonner sa place à la nature
Fini, le gazon parfait et les pelouses uniformes : pour Anthony, alias Go Green Dude, il est temps de redonner un vrai espace à la nature. Dans son jardin de permaculture à Charlevoix, il montre qu’un terrain peut devenir un refuge pour la vie, à condition de diversifier les plantes, d’oser les textures et de laisser la nature reprendre un peu de contrôle. « Il faut des fleurs, des arbustes fruitiers, des conifères. Il faut de la diversité », répète-t-il en souriant. Car quand on nourrit la nature, elle nous le rend toujours.
Fondateur d’EcOasis Design, Anthony défend une vision simple : un jardin ne sert pas qu’à être joli. Il doit être utile, vivant et accueillant. Son terrain en est la preuve : une mosaïque de plantes, de fruits et d’insectes qui cohabitent harmonieusement. Entre deux sentiers, il a même détourné le cadre d’un vieux trampoline pour y faire grimper des kiwis arctiques — oui, des kiwis au Québec.
La permaculture, un écosystème miniature
Dans la première section de son terrain, qu’il appelle le « jardin d’ombre », Anthony fait pousser des astilbes et d’autres plantes qui s’épanouissent à mi-ombre. Leur floraison s’étale tout l’été, attirant les pollinisateurs et colorant les zones souvent négligées. Autour, il a planté des camerises, des bleuets, des fraises, des fleurs médicinales comme la calendule et l’agastache. Chaque plante a un rôle à jouer : certaines nourrissent, d’autres protègent, d’autres encore soignent la terre.
Pour lui, la clé est là : multiplier les formes de vie. Varier les végétaux, les textures, les matériaux. Dans son jardin, le bois côtoie la pierre, les insectes côtoient les fleurs. Ce mélange, dit-il, est ce qui crée la richesse d’un sol et la résilience d’un écosystème.
Accueillir les pollinisateurs
Bourdons, abeilles, papillons, colibris : tous sont essentiels à notre survie. Anthony le rappelle avec passion. Ces petits alliés assurent la pollinisation de la majorité des aliments qu’on retrouve dans nos assiettes. Pourtant, leur habitat disparaît peu à peu. Jardiner pour la biodiversité, c’est aussi leur redonner un foyer. « Il faut leur offrir de la nourriture, des abris, des lieux pour hiberner. »
Chaque petit geste compte : planter des fleurs locales, laisser un tas de branches, un vieux tronc au sol, ou même un coin un peu sauvage dans la cour. Ce sont ces espaces que les insectes choisissent pour nicher, se protéger et, en retour, nourrir les oiseaux et les amphibiens.
Recréer le lien entre humains et nature
Pour Anthony, jardiner, c’est une forme de réparation. L’humain a trop longtemps colonisé et détruit les écosystèmes, oubliant qu’il en fait partie. Son travail consiste à s’inspirer des processus naturels pour reconstruire des milieux équilibrés, qu’ils soient en ville, sur un balcon ou en banlieue. Chaque fleur plantée devient un acte de résistance douce, chaque recoin laissé à la nature, une victoire.
Quand les insectes reviennent, la vie revient aussi : oiseaux, grenouilles, papillons. Ensemble, ils reformeront les bases d’un écosystème sain. Anthony résume sa philosophie d’un ton ferme mais joyeux : « Le gazon, c’est fini. On n’en veut plus. » Son jardin, lui, est la preuve que la beauté naît là où la nature peut respirer librement.
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