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Les études en génie avec Anabelle Bourgelas

Sherbrooke

Une étudiante en génie du bâtiment à l’UdeS déconstruit les mythes sur son programme d’étude

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Sherbrooke

Une étudiante en génie du bâtiment à l’UdeS déconstruit les mythes sur son programme d’étude

Études en génie : un univers souvent mal compris

L’ingénierie fascine autant qu’elle intimide. Qu’il s’agisse de la complexité des maths, de l’austérité du programme ou encore de la composition de la classe, plusieurs idées reçues sont associées au domaine. Pour y voir plus clair, nous avons recueilli les impressions d’Annabelle, étudiante en génie du bâtiment à l’Université de Sherbrooke. Véritable plongée dans la réalité des études en ingénierie, voici les réponses à vos questions et les vérités sur ce domaine souvent méconnu.

Les stages en génie : une opportunité rémunérée

Dans la plupart des programmes en génie, les stages sont non seulement obligatoires, mais également rémunérés. Une excellente nouvelle pour les étudiants qui souhaitent acquérir de l’expérience tout en arrondissant leurs fins de mois. Toutefois, comme l’explique Annabelle, la rémunération peut varier selon le programme d’études ou l’entreprise où vous choisissez d’effectuer votre stage. Une chose est sûre cependant : ces stages offrent une opportunité précieuse de mettre en pratique les apprentissages théoriques.

Non, vous n’avez pas besoin d’être un génie des maths

Un des clichés les plus fréquents ? Croire qu’il faut exceller en mathématiques pour s’aventurer dans des études en génie. « C’est faux ! », soutient Annabelle. Bien que l’intérêt pour les maths soit un atout, il n’est pas nécessaire d’être un « surdoué ». Ce qui prime, selon l’étudiante, c’est la rigueur et l’engagement : il faut être prêt à travailler fort, suivre les recommandations des professeurs et ne pas hésiter à creuser les notions complexes.

Une discipline parfois exigeante, mais qui vaut le détour

Certains programmes sont plus durs que d’autres, une réalité que confirme Annabelle : parmi les spécialisations, le génie électrique figure, par exemple, parmi les options les plus exigeantes. Cela dit, tout dépend des forces et des intérêts de chacun. « Ce n’est pas insurmontable », rassure-t-elle. En d’autres termes, avec du travail et de la passion, tout devient plus accessible.

Un domaine encore majoritairement masculin, mais qui évolue

Il est vrai que le génie reste un domaine où les hommes sont encore majoritaires. Pourtant, les choses évoluent. Annabelle rappelle que de nombreuses femmes occupent aujourd’hui des postes de gestion dans le secteur. Et surtout, leur contribution est tout aussi essentielle. Elle insiste également sur le fait que les femmes, en pleine ascension dans ce milieu, doivent se sentir légitimes de prendre leur place, autant dans les équipes que dans les responsabilités.

Collaboration et créativité : deux piliers incontournables

Si vous imaginez l’ingénierie comme un domaine purement individuel, avec des heures passées seul devant un ordinateur, détrompez-vous. Au contraire, les travaux d’équipe occupent une place importante : environ deux à trois projets collaboratifs par cours. Ces exercices permettent de développer des compétences transversales comme la communication ou la gestion d’équipe, indispensables dans la vie professionnelle.

Quant à la question de la créativité, Annabelle est catégorique : « L’ingénierie, c’est hyper créatif. L’innovation va de pair avec la créativité ! » Grâce à des approches comme l’apprentissage par projet, les étudiants sont encouragés à penser en dehors des sentiers battus pour imaginer des solutions concrètes aux défis d’aujourd’hui et de demain.

Un programme exigeant, mais riche en apprentissages concrets

Enfin, Annabelle rappelle que le temps en classe est bien partagé entre théorie et pratique. Avec environ 30 heures d’études par semaine (dont 15 heures de cours magistraux et le reste dédié aux travaux dirigés), le programme est intensif, mais conçu pour rendre les notions aussi applicables que possible.

En résumé, si l’ingénierie peut sembler exigeante de prime abord, elle offre une formation stimulante, polyvalente et tournée vers l’avenir. Alors, si vous êtes curieux, motivés et prêts à apprendre, pourquoi ne pas essayer ?

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