Logo

Les essentiels de Lucas Lajoie pour traverser la Norvège à vélo

Traverser l’Europe à vélo est déjà un défi en soi. Le faire en transportant tout le matériel nécessaire pour réaliser un projet artistique de 4 000 kilomètres relève de la passion pure. Pour Lucas, le bikepacking n’est pas seulement une question de kilomètres parcourus, c’est une manière de connecter son amour du plein air à sa démarche créative.

Récemment revenu d’un périple européen et d’une aventure en Tasmanie, l’artiste-cycliste nous présente les objets qui ne le quittent jamais. Entre astuces de « bikepackeur » et nécessités artistiques, voici les essentiels de Lucas.

Dormir au sommet et créer en mouvement

Le confort, lorsqu’on dort chaque soir dans un endroit différent, devient vite une priorité. Après avoir testé une tente de friperie lors de son premier voyage, Lucas a choisi de passer à la vitesse supérieure pour son expédition en Tasmanie.

« Je me suis gâté. Je suis allé avec la Cadillac de la tente : la MSR [Hubba Hubba]. J’ai vu la différence. Je pouvais me lever dedans, faire sécher mon linge à l’intérieur. »

Mais le cœur de son voyage reste son projet artistique. Pour Lucas, le « canevas » est l’élément central, celui qu’il a traîné sur la fourche de son vélo tout au long de sa traversée. Ce cadre a tout vu : les routes goudronnées, la boue et même les descentes rocailleuses de cols montagneux où il a bien failli le perdre à jamais.

Pour peindre en chemin sans s’encombrer, il privilégie les bâtons à l’huile. « C’est le médium qui est le plus facile à traîner, qui est très compressible, qui ne prend pas trop de place », explique-t-il, tout en prévenant qu’il vaut mieux prévoir des gants, car « ça beurre pas mal ».

Le luxe de la simplicité : café, bière et duct tape

Sur la route, les plaisirs simples deviennent des rituels sacrés. Grand amateur de café, Lucas a troqué les accessoires encombrants comme l’AeroPress pour une solution radicale : le café instantané. Selon lui, un bon « instant » permet de sauver de l’espace tout en restant efficace pour démarrer la journée.

Et pour l’après-course ? Un « beer sleeve », sorte de petit habit de néoprène pour canettes. « Après une longue journée de bike, c’est toujours le fun de garder ça au froid », confie-t-il. Pour lui, la meilleure bière est simplement « la plus rafraîchissante, la plus froide possible », dégustée en mode local.

Côté mécanique, Lucas prône l’ingéniosité. Sa mini pompe ne sert pas qu’à gonfler ses pneus ; elle lui sert de support pour enrouler du ruban électrique et du duct tape. Ce « mini coffre à outils » improvisé lui a permis de tout réparer, des sacs déchirés à la guidoline abîmée, et même de remplacer des bouchons de vis perdus.

Deux vélos, deux mondes

Pour documenter ses aventures, Lucas mise sur un « duo d’enfer » : une caméra Fujifilm XM5 ultra-légère protégée par un sac Apidura parfaitement stable et étanche.

Enfin, tout repose sur ses montures. Lucas jongle entre deux extrêmes : un Canyon Grizl, une machine de vitesse pour la route et le gravier, et un GT Vintage de 26 pouces, un vélo à tout faire qui l’a accompagné en Tasmanie.

Qu’il soit sur un vélo de haute performance ou un vieux modèle polyvalent qui « look good », l’objectif reste le même : fusionner l’effort physique et l’inspiration artistique, un coup de pédale et un coup de pinceau à la fois.

Publicité
Publicité