Le rêve afro-américain aux HBCU
J’adore l’université… Pourtant, j’ai constamment la vague impression d’être différente des autres quand je m’y retrouve.
Cette expérience peut paraître banale, at first, mais toutes ces instances m’ont fait remettre en question ma place à l’université à plusieurs reprises. Est-ce que les murs de l’UQAM, son corps professoral et sa pédagogie sont assez adaptés à ma situation sociale et à mon vécu en tant que jeune étudiante noire pour m’aider à faire face à la réalité du marché du travail?
Je me gaslightais souvent en me disant que j’étais probablement la seule à me sentir COMME ÇA à l’uni et à éprouver cette crainte face à mon avenir.
En juillet 2023, je me suis envolée vers Washington, D.C. et je me suis retrouvée au pied de la « Mecque », soit la Howard University. Inaugurée en 1867, peu de temps après l’abolition de l’esclavage aux États-Unis, ses fondateurs ont imaginé l’institution comme une ressource pour l’éducation et la formation de médecins, d’enseignants et de ministres noirs récemment émancipés.
« Les HBCU instaurent une culture axée sur l’épanouissement de chaque étudiant sur ce campus. […] Je dirais qu’à Howard, on apprécie non seulement de voir les étudiants s’épanouir, mais on jubile lorsqu’on les voit accomplir de grandes choses en dehors du campus », expliquait Marlee avec fierté.
Pour ma part, ce que j’ai le plus ressenti durant mon parcours, c’est que je suis différente.
Confrontée à cette nouvelle désolante, mais toutefois inspirée par mes nombreuses rencontres édifiantes à Howard, je crois sincèrement que LE meilleur endroit où un étudiant noir peut espérer recevoir une éducation de haut niveau et sentir que son blackness est valorisé, c’est dans une HBCU.
« The HBCU has and continues to serve as a bold catalyst in the production of Black advanced professional degree holders, thus adding to the success of higher education, the economy, and to the civic and social order of future generations in America. »
(« Les HBCU ont et continuent de servir de catalyseur dans la production de professionnels diplômés noirs, contribuant ainsi au succès de l’enseignement supérieur, de l’économie et à l’avancement social des générations futures aux États-Unis. »)
-Tiffany Fountaine Boykin et al.
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