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Parent poche | Mollo

Le plus gros défaut parental de Marie-Michelle Ghazal

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Le plus gros défaut parental de Marie-Michelle Ghazal

3 septembre 2026

« Il y a un gros inconfort qui prend comme l'emprise sur moi, pis j'ai un peu de la difficulté à réfléchir. »

Parent Poche est une série de capsules vidéo de deux minutes dans laquelle un parent partage un de ses plus grands défauts ou un moment difficile lié à son rôle parental.

Chaque épisode met en lumière un apprentissage positif ou une prise de conscience née de cette situation. Le ton est sincère, humain et accessible, sans jugement ni idéalisation. L’objectif est de normaliser les défis de la parentalité et de créer un espace de réflexion et d’identification pour les parents.

Parler de ses défauts, c’est reconnaître qu’être parent ne rime pas avec perfection. C’est accepter sa vulnérabilité, ouvrir la porte au dialogue et à la bienveillance. En nommant ses failles, on apprend à mieux se comprendre, à évoluer, et à offrir à son enfant un modèle d’authenticité et d’humanité.

Quand les pleurs de son enfant deviennent trop difficiles à supporter

Devenir parent nous confronte parfois à des réactions qu’on ne se connaissait pas. Pour Marie-Michelle, mère d’une petite fille de 18 mois, la parentalité a amplifié une hypersensibilité qui peut rendre les moments de crise particulièrement éprouvants.

Avant d’avoir sa fille, Marie-Michelle ne réalisait pas à quel point certains stimuli pouvaient l’affecter. Depuis qu’elle est mère, les pleurs intenses, le bruit ou l’accumulation de sensations peuvent rapidement devenir envahissants.

« Quand ma fille pleure fort ou qu’il y a plein de stimuli autour de moi, il y a un gros inconfort qui prend comme l’emprise sur moi, pis j’ai un peu de la difficulté à réfléchir. »

Dans ces moments de surcharge, son réflexe est parfois de chercher avant tout à faire cesser les pleurs.

« Ça fait en sorte que des fois, j’ai juste l’impression que mon simple but dans ce moment-là, c’est d’arrêter les pleurs de ma fille au lieu, mettons, de l’accompagner dans l’émotion. »

Une crise de panique sur l’autoroute

Elle a particulièrement pris conscience de cette difficulté lorsque sa fille avait environ six ou sept mois. Coincée dans le trafic sur l’autoroute avec son bébé qui pleurait, elle a senti la panique monter.

« J’étais en voiture avec ma fille, elle avait peut-être six, sept mois, puis j’étais prise dans le trafic sur l’autoroute et là, je me sens faire une crise de panique. »

Une réaction qu’elle n’avait pas vécue depuis des années. Marie-Michelle travaille aujourd’hui avec une psychologue pour développer des stratégies afin de mieux traverser ces moments.

Et elle constate déjà une différence.

Apprendre à traverser les pleurs

Récemment, sa fille s’est mise à hurler parce qu’elle ne voulait pas quitter le parc. Marie-Michelle a senti l’inconfort revenir, mais elle a tenté de s’ancrer dans le moment présent.

« J’ai essayé de m’ancrer dans le moment présent en faisant des petits trucs comme de pleine conscience. »

Elle s’est concentrée sur ses sensations, sa respiration et a compté jusqu’à cinq.

« Puis j’ai vraiment pu l’accompagner dans l’émotion. »

Une petite victoire dont elle n’a pris conscience qu’une fois revenue à la maison.

« Puis, en rentrant à la maison, je me suis rendue compte moi-même que j’avais vraiment bien géré cette situation-là, puis que clairement, les petits trucs dont je discute avec mon entourage ou avec ma psy, ça commence peut-être à fonctionner un petit peu. »

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