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Étudier en communications

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Étudier en communications

29 septembre 2026

Quand on pense à un diplôme en communication, les clichés ont la vie dure. Entre la peur de voir son futur emploi avalé par les algorithmes, la croyance qu’il faut être une bête de scène extravertie ou l’illusion que tout le monde veut simplement devenir créateur de contenu, les idées préconçues ne manquent pas. C’est précisément pour démêler le vrai du faux que Médrick, étudiant en communication appliquée à l’Université de Sherbrooke, a pris la parole afin de passer en revue ces mythes tenaces.

L’une des premières inquiétudes concerne évidemment l’avenir du métier face aux nouvelles technologies. Est-ce que les communicateurs sont voués à être remplacés par l’intelligence artificielle ? Pour Médrick, c’est un mythe. L’IA sera bien présente dans certaines organisations, « mais reste que ça peut pas remplacer l’aspect analytique, l’aspect aussi créativité ». Selon lui, la force des humains réside dans leur capacité à toucher directement leur public : « Puis surtout l’aspect d’être capable de parler directement aux humains avec les émotions que nous on apporte avec un bagage en communication ».

Une autre idée reçue voudrait que le baccalauréat en communication soit un parcours facile. Là encore, la réalité est plus complexe. Si cela varie selon les forces de chacun, certains cours demandent un réel investissement. « Par exemple, tout ce qui est grammaire, tout ce qui est aussi les approches qui sont scientifiques de la communication, notamment la théorisation aussi du domaine ». Il ne suffit donc pas de savoir s’exprimer, il faut aussi maîtriser des bases théoriques et rigoureuses.

Côté personnalité, faut-il obligatoirement être un grand extraverti pour réussir ? Médrick réfute cette idée. Même si la profession met souvent en avant des profils très expressifs, le domaine a un besoin criant de diversité. Les métiers liés à l’analyse ou à la rédaction profitent grandement du profil plus observateur des personnes introverties.

De plus, pas besoin d’avoir suivi un parcours scolaire tracé d’avance en arts et lettres ou en ATM pour faire son entrée dans le milieu. L’absence de chemin obligatoire permet au contraire de côtoyer des confrères et consœurs aux horizons très variés, ce qui enrichit les échanges. De la même façon, la croyance voulant que tous les étudiants aspirent à devenir influenceurs est fausse. Même si certains sont très actifs sur les réseaux sociaux, ce n’est pas l’objectif de la majorité.

Enfin, faut-il absolument déménager à Montréal pour dénicher du travail ? Pas nécessairement. Des agences et des opportunités existent bel et bien en région, comme en Beauce, même si elles sont parfois moins connues et demandent de chercher un peu plus. Quant à la saturation du marché du travail, la réponse est partagée. Si certains secteurs cherchent activement du monde, d’autres milieux, comme les médias traditionnels et la télévision, commencent en effet à afficher complet.

Ce qui fait la beauté de la communication, au fond, c’est la variété des débouchés. On peut aussi bien travailler pour un hôpital que pour une marque de vêtements, preuve que le domaine est vaste et bien vivant.

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