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Combien ça coûte?

Combien ça coûte étudier à l’étranger?

« J’ai écrit à mon père que je voulais rentrer parce qu’il faisait extrêmement froid. » C’est par cet aveu de vulnérabilité que Dorcas Wombe amorce le récit de son arrivée au Québec. Nous sommes le 17 janvier 2019. Pour cette jeune Congolaise, le choc thermique est brutal, mais il n’est que la première étape d’un long parcours d’adaptation, tant climatique que financier.

À travers son témoignage, Dorcas lève le voile sur une réalité souvent romancée : celle du coût réel des études internationales. Entre les frais de scolarité, les permis administratifs et le prix d’un manteau capable de résister à une tempête, la facture grimpe vite. Très vite.

La réalité mathématique : 80 000 $ pour un diplôme

Pour Dorcas, le projet s’est dessiné à l’Université de Montréal, au sein d’un programme de quatre ans (trois ans de baccalauréat précédés d’une année préparatoire). Si le rêve canadien attire des milliers d’étudiants chaque année, l’aspect financier reste le nerf de la guerre.

« Par session, on a environ 10 000 $ canadiens, donc c’est un coût de 80 000$ canadiens. »

L’importance du « coussin financier »

Partir étudier à l’étranger sans filet de sécurité est un risque que Dorcas n’a pas eu à prendre, grâce au soutien de sa famille. Elle souligne l’importance cruciale d’avoir des liquidités disponibles dès l’arrivée pour parer aux imprévus et aux besoins de base.

Le prix de la chaleur

Au-delà des chiffres, il y a l’expérience humaine. Dorcas se décrit comme une personne « très frileuse ». Son premier achat vestimentaire fut un échec cuisant : un manteau choisi pour son esthétique, porté le lendemain, mais incapable de contrer le vent cinglant de janvier.

La leçon a été apprise rapidement : au Québec, le style passe après la survie. Elle s’est finalement tournée vers un manteau long de 150 $, véritable armure contre les éléments. « S’il y a une tempête dehors, je crois que je suis la seule qui peut résister », lance-t-elle en riant.

Une décision paternelle, un destin québécois

Si Dorcas s’épanouit aujourd’hui à Montréal, elle admet que l’impulsion initiale ne venait pas d’elle. C’est son père qui a tracé ce chemin. « Finalement, c’est pas moi qui ai pris la décision de venir au Canada. Ça, c’était mon père. Il me l’a imposée. »

Ce choix, initialement subi, s’est transformé en une multitude d’opportunités qu’elle embrasse désormais pleinement. Son récit n’est pas seulement une énumération de dépenses, c’est le portrait d’une résilience nécessaire pour transformer l’exil étudiant en réussite personnelle. Car si le coût de la vie est élevé, les perspectives, elles, semblent n’avoir pas de prix.

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