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Combien ça coûte, avoir un enfant qui joue au hockey?

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Combien ça coûte, avoir un enfant qui joue au hockey?

Sûrement plus cher que ce que vous pensez.

« Petit scoop : ça coûte cher. » C’est par ces mots que Sophie, mère d’un jeune gardien de but de 12 ans, résume la réalité de milliers de parents québécois. Entre l’équipement spécialisé, les frais d’inscription et les tournois à l’autre bout de la province, avoir un enfant qui joue au hockey est devenu un luxe qui demande des sacrifices de taille.

Avant d’avoir un garçon qui chausse les patins, Sophie l’avoue candidement : le hockey ne lui faisait « pas grand-chose ». Mais la passion est contagieuse. Quand son fils a commencé à vibrer pour ce sport, elle a suivi le mouvement. Aujourd’hui, son quotidien est rythmé par les pratiques et les parties, mais aussi par une gestion serrée des dépenses. Car pour un gardien de but, la facture grimpe à une vitesse fulgurante.

L’équipement : un gouffre financier

Si le hockey est coûteux pour tous, le poste de gardien de but représente le sommet de la pyramide. « L’équipement est plus lourd, il est plus complet, il y a plus d’items », explique Sophie. Et chaque pièce a son prix, surtout si l’on vise la mi-gamme :

  • Le casque : environ 700 $
  • Le plastron : 450$
  • Les culottes : entre 250 $ et 300$
  • La mitaine et le bloqueur : 250$ chaque (soit 500$ pour la paire)
  • Les jambières (les fameuses pads) : environ 800 $
  • Les patins : entre 400$ et 500 $
  • Le bâton : entre 300$ et 400 $ (et il en faut toujours un deuxième en secours !)

Faites le calcul : on dépasse facilement les 3 500 $ rien que pour habiller le joueur avant même qu’il ne touche la glace.

Le choix du parcours : Sport-Études ou réseau civil

Au-delà de l’équipement, c’est l’encadrement qui pèse lourd dans la balance. Pour un jeune en programme Sport-Études, Sophie mentionne des frais pouvant aller jusqu’à 4 700 $ pour l’année scolaire. À ce prix, l’encadrement est professionnel : cinq jours par semaine, de 7h30 à 11h, incluant des kinésiologues, des physiothérapeutes et des entraîneurs dédiés.

Pour ceux qui évoluent dans le réseau civil (catégories A, B, AA, etc.), les frais d’affiliation tournent autour de 350 $ par année. Mais attention, ce montant n’est que la pointe de l’iceberg. Il faut ajouter l’entretien (un aiguisage de patins par semaine, le ruban, les kits de réparation) et les extras, comme les camps de perfectionnement. « Mon garçon va faire un camp spécialisé de gardien de but entre Noël et le jour de l’An… pour un camp de trois jours, c’est près de 300 $», précise Sophie. Le coaching privé, lui, peut coûter jusqu’à 100$ par séance.

Les tournois : le budget vacances y passe

L’aspect le plus imprévisible reste souvent les tournois. Si les frais d’inscription sont parfois inclus dans les frais annuels, les dépenses connexes incombent aux familles. « On va parler de l’essence pour aller au tournoi, mais souvent, c’est des fins de semaine qui peuvent être de deux, trois nuits aussi dans des hôtels, plus les frais de repas… ça peut facilement monter jusqu’à près de 1 000 $ pour un week-end », calcule-t-elle.

Pourquoi tant de sacrifices ?

Devant de tels chiffres, la question se pose : pourquoi continuer ? Pour Sophie, la réponse ne se trouve pas dans le compte en banque, mais dans le développement de son fils. « Je rénove pas ma maison, mais mon garçon, il joue au hockey. Moi, c’que je me dis, c’est que j’offre à mon enfant une enfance qui est vraiment formidable. »

Au-delà du score sur le tableau indicateur, ce sont les leçons de vie qui justifient l’investissement. « Le sport, c’est la santé, mais c’est la résilience, c’est de travailler fort, c’est de persévérer », conclut-elle.

Alors, si vous croisez une mère de famille travailler sur son ordinateur portable dans les estrades d’une aréna un mardi soir, ne soyez pas surpris. C’est le prix à payer pour voir son enfant vivre son rêve, un arrêt à la fois.

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