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Ces jeunes votent pour la première fois

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Ces jeunes votent pour la première fois

31 août 2026

En cette période électorale, Hugo Meunier est allé aux abords des cégeps pour rencontrer des jeunes qui vont voter pour une première fois. L’exercice permet de constater une diversité d’attitudes face à l’échéance des urnes.

Pour certains, la démarche suscite une certaine impatience. « Ben j’ai très hâte, ça fait des années que j’attends », confie Charlotte. D’autres se montrent plus hésitants ou critiques face à l’offre politique actuelle. Zosime souligne la complexité de l’exercice dans le contexte mondial tout en posant un regard soupçonneux sur les stratégies de communication : « Je trouve aussi que les partis sont en train de tous se “rebrander”. Je me dis que s’ils se “rebrandent”, c’est peut-être parce qu’ils ont quelque chose à cacher. »

La question des programmes et du positionnement idéologique des candidats interpelle différemment chaque jeune sondé. Maya précise ses critères électoraux, notamment sur l’identité et l’inclusion. « Moi, je veux voter pour aucun parti xénophobe », affirme-t-elle. De son côté, Charlotte mentionne son appui au Parti québécois en raison de son engagement envers la souveraineté. « L’indépendance, pour moi, c’est très important », explique l’étudiante.

Certains cégépiens ont déjà arrêté leur choix sur des formations politiques comme Québec solidaire, tandis que d’autres préfèrent attendre avant d’officialiser leur décision. Océanne explique que son choix n’est pas complètement figé et qu’il pourrait évoluer au fil des semaines. « Ça se peut que, justement, les informations que je vais avoir pendant mes cours ou pendant le débat des chefs changent ma décision », indique-t-elle.

Sur la place accordée aux débats politiques au quotidien, le constat s’avère mitigé. Plusieurs intervenants déplorent un manque de discussions ou d’attention autour des enjeux électoraux dans leur entourage. Nao estime pour sa part qu’on « devrait en parler plus ».

Safaa rejoint cette idée en soulignant le décalage entre la portée du scrutin et l’attention qu’il suscite : « J’entends pas assez parler de ça pour un événement qui est aussi… impactant. » Pour attirer davantage l’attention des jeunes, elle suggère d’adapter le ton et la forme. « De rendre ça plus le fun, je sais pas, plus accessible aussi », propose-r-elle.

Malgré ces réserves sur la campagne, une majorité des jeunes sondés s’accordent sur la portée du geste électoral. « Tous les votes sont importants », rappelle Océanne à la caméra.

Les données statistiques confirment une tendance à l’abstention chez les plus jeunes. Lors du scrutin de 2022, le taux de participation s’élevait à environ 54 % chez les 18 à 24 ans. En s’abstenant, ils laissent ainsi le choix du pouvoir entre les mains de vieilles personnes, comme Hugo.

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