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Enfance

Au contraire : la conciliation travail-famille

Léane Labrèche-D’or et Béatrice Martin débattent

Au contraire réunit deux parents qui détiennent des opinions opposées sur un sujet controversé lié à la parentalité. Chez les parents, nombreux sont les sujets qui divisent et Au contraire permet de créer un espace de discussion respectueux, mais tout de même corsé, entre des parents aux visions complètement opposées.

Comment ça se passe, la conciliation travail-famille, quand on a un quotidien atypique de musicienne ou de comédienne? On a réuni Léane Labrèche-D’or et Béatrice Martin, alias Coeur de pirate, pour qu’elles discutent ensemble de l’impact de la maternité sur leur carrière et de la manière dont elles abordent la logistique de garde d’enfants pendant les tournages et les concerts.

Des choix de carrière influencés par la maternité

La carrière de Béatrice a pris une tournure imprévue avec l’arrivée de sa fille Romy. « Moi, ça fait 15 ans que je fais ce métier-là. Pour ne pas perdre ma place, j’ai fait des choix, comme de rester un peu plus au Québec », raconte-t-elle.

Alors qu’elle envisageait de s’installer à New York pour sa carrière, la réalité de la maternité l’a poussée à rester proche de ses racines. « Ma vie aurait pu prendre une tangente complètement différente. Est-ce que ça aurait été la bonne? Je ne pense pas. Romy est arrivée à un moment dans ma vie où j’avais vraiment besoin de stabilité, et d’elle », explique-t-elle.

De son côté, Léane ressent la pression de jongler avec ses multiples rôles. « Tout le monde va être bien douillet dans la maison avant que je me mette à apprendre des textes », explique-t-elle, illustrant cette charge mentale que tant de mères connaissent trop bien.

D’ailleurs, Léane ne peut s’empêcher de se décrire comme une moins bonne collègue depuis qu’elle est devenue mère, le temps consacré à la famille empiétant inévitablement sur ses engagements professionnels.

L’importance du réseau

Mais ce n’est pas tout. La question des finances s’inscrit aussi dans ce tableau déjà pas très évident. Béatrice est le principal soutien financier de sa famille, une réalité qui vient avec son lot de pressions. « Quand y a un contrat, je n’ai pas le choix d’y aller », admet-elle. La précarité inhérente au milieu artistique oblige les deux mères à dire oui, encore et toujours, au risque de s’éloigner de leurs proches.

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