Pas parce qu’elle rêvait de devenir la prochaine Ironwoman. Juste parce que ses parents ont eu la brillante idée de l’inscrire là, plutôt que dans un club de soccer ou de basket. Résultat : à l’âge où d’autres apprenaient à dribbler, Maxime apprenait à respirer quand on manque d’air dans l’eau, à pédaler avec des jambes en compote et à courir même quand notre cerveau nous crie « arrête ».
Aujourd’hui, elle a plusieurs courses dans le corps. Et surtout, une bonne liste d’astuces à transmettre.
Voici ses meilleurs conseils.
1. Apprenez à nager dans le chaos
La nage en eau libre, c’est pas une baignade relax. Il n’y a pas de lignes, pas de repères, juste des bras, des jambes, et de l’eau dans la face. Maxime conseille de s’entraîner avec un groupe d’amis. Pas pour jaser, mais pour se familiariser avec le feeling de nager collé.e.s-serré.e.s. Parce que oui, tu vas manger des coups. Et non, ça ne veut pas dire que vous allez vous noyer.
2. La transition, c’est pas un moment de break
C’est une course contre la montre. Sortir de l’eau, enlever ton wetsuit sans t’arracher un mollet, trouver ton vélo, clipper tes souliers… chaque seconde compte. Maxime s’est entraînée à le faire en boucle. Comme un drill. Pour que le jour J, son corps le fasse tout seul, pendant que sa tête essaie de reprendre le contrôle.
Elle partage d’ailleurs un truc vraiment utile dans la vidéo ci-haut.
3. Sur le vélo, oubliez la vitesse, visez la constance
Vous n’êtes pas là pour battre un record olympique. Trouvez un rythme et tenez-le. Maxime insiste : l’erreur classique, c’est d’aller trop vite au début et de crasher avant la course. Buvez de l’eau, gardez votre souffle, et pensez au prochain segment. On avance, on avance, on recule pas.
4. Préparez votre mental autant que vos mollets
La course à pied, c’est le bout où votre corps vous lâche, pis où le cerveau doit prendre le relais. C’est là que Maxime se parle fort. Elle se rappelle pourquoi elle est là, tout ce qu’elle a traversé, toutes les fois où elle a pensé abandonner… mais a continué pareil.
Le mental, c’est le muscle le plus sous-estimé du triathlon.
5. Trouvez du fun dans le struggle
Ouais, c’est tough. Mais y’a du fun là-dedans aussi. Rire de ses erreurs, célébrer chaque ligne d’arrivée, sentir votre corps vous dire « bravo » même s’il est en miettes. Maxime le dit souvent : si tu fais ça juste pour souffrir, t’iras pas loin. Faut que ça reste un trip.
Maxime n’est pas née triathlète. Elle a juste dit oui à une idée bizarre, un jour, pis elle s’est accrochée. Aujourd’hui, elle veut que d’autres fassent pareil. Pas pour gagner. Pour apprendre. Pour se dépasser. Pour découvrir à quel point on est tough quand on s’y met pour vrai.
Et si elle a pu commencer à 11 ans… vous pouvez ben vous y mettre à 25. Ou 35. Ou 52.