Avant de partir en voyage, apprenez comment dépenser à l’étranger

Il faut pas juste changer de devise avant de s’envoler à l’autre bout du monde.

Les voyages sont, pour plusieurs, d’excellents moyens pour lâcher prise de la routine quotidienne. Mais derrière les mérites épicuriens d’un petit séjour à l’extérieur du pays, on peut facilement tomber face à face avec l’inconnu, suivi du stress, lorsque vient le temps de payer pour des services. Parce qu’un voyage bien préparé passe aussi par l’apprentissage des modes de paiement. 

Outre les préparatifs budgétaires de base comme avertir sa banque et acheter des devises locales, il ne faut pas oublier que les traditions économiques des Québécois ne sont pas nécessairement les mêmes qu’ailleurs. Voici donc des choses à prévoir si vous voulez bien dépenser à l’étranger.

Visa, MasterCard, Zip Code?!

Je me souviens encore d’une petite panique que j’ai eue dans une station-service en Arizona au moment de payer mon plein d’essence en pleine nuit : « Please enter your zip code. » Évidemment, je tente de composer mon code postal, sans succès. Fuck. Il n’y a pas d’employé à l’horizon, ma carte débit n’est pas reconnue, je n’ai plus de données sur mon cell et je suis en plein désert avec une tank à moitié vide.

Après une certaine attente, un Winnebago s’arrête. Il se trouve qu’il a la plus belle des devises sur  sa plaque d’immatriculation : « Je me souviens » (!!!) Un gentil retraité m’explique que j’ai seulement besoin de composer les chiffres de mon code postal et ajouter deux zéros à la fin

Aux États-Unis, le code postal peut être demandé pour régler certaines transactions.

Voyez-vous, aux États-Unis, le code postal peut être demandé pour régler certaines transactions. Pourquoi? C’est une simple mesure de sécurité qui permet au commerçant d’éviter de se faire frauder puisque les codes postaux sont associés aux comptes de carte de crédit des clients.

Une situation similaire m’est arrivée à New York au moment d’acheter une MetroCard. Tout comme au Nintendo, les codes sont souvent nécessaires pour allez de l’avant dans son aventure.

Argent comptant

Si vous avez déjà voyagé à l’étranger, vous savez qu’avoir plusieurs modes de paiement est essentiel pour disposer d’une certaine tranquillité d’esprit. Je vous recommande donc de vérifier celui qui est le plus populaire avant de quitter le pays.

Changer votre argent est donc aussi important que votre comportement.

J’ai un ami qui a récemment visité l’Inde, et il a été assez surpris de constater que sa MasterCard n’était pas acceptée par la plupart des marchands. Le cash est encore roi en Inde, et rares sont les commerces qui acceptent le plastique : 1,2 milliard d’habitants pour 3,31 millions de terminaux de paiement… Changer votre argent est donc aussi important que votre comportement.

Tips pour bien tipper

Si vous êtes du genre radin à la Mr. Pink dans Reservoir Dogs, vous serez heureux d’apprendre que donner un pourboire n’est pas une coutume répandue à travers le monde.

En fait, tipper pourrait avoir le même effet que de ne rien laisser selon le pays où vous séjournez.

Offrir un bon service fait la fierté des commerçants, pas besoin d’offrir un montant d’argent.

Par exemple, au Japon, c’est vu comme un manque flagrant de politesse. Offrir un bon service fait la fierté des commerçants, pas besoin d’offrir un montant d’argent. Si vous ressentez absolument le besoin de donner un pourboire après une visite guidée, vous ne devez pas juste remettre un billet au guide en le remerciant. En fait, il est préférable d’agir comme si vous étiez reçu à un « mariage » : mettez l’argent dans une enveloppe et scellez-la avec un ruban. N’oubliez donc pas un petit kit d’enveloppes cute du DeSerres avec votre crème solaire avant de partir.

Le tip n’est pas toujours synonyme d’argent.

Le tip n’est pas toujours synonyme d’argent. Si jamais vous allez dans un tout-inclus à Cuba, il est de coutume d’emmener avec vous plusieurs cadeaux à remettre au personnel de votre hôtel. Des produits que nous tenons pour acquis comme du désodorisant, des jouets et même des accessoires pour jardiner feront le bonheur des locaux qui ont rarement accès à une grande variété et qualité de produits.

De plus, c’est un excellent moyen pour briser la glace et montrer votre respect envers eux. Si vous n’avez plus de place dans votre valise, sachez que le salaire moyen à Cuba est d’un peu moins de 30$ US par mois, donc un pourboire est aussi très bien vu.

Séparer une facture ou comment avoir l’air cheap

Chaque fois que je mets les pieds dans le pays du « président » à la couleur de l’orange Julep, je rencontre souvent des jugements quand vient le temps de payer une facture au resto.

Au Québec demander de séparer l’addition est normal et pratique surtout lorsque vous êtes plusieurs à la même table et que vous ne voulez pas payer pour les IPA à 15$ de votre beau-frère bobo.

Aux States, si vous osez le demander vous risquez de recevoir un regard confus du serveur accompagné d’un soupir.

Aux States, si vous osez le demander vous risquez de recevoir un regard confus du serveur accompagné d’un soupir. Même si le concept semble simple, ça ne fait pas partie des mœurs du pays. La raison? Le temps c’est de l’argent pour les restaurants et diviser des factures prend plus de temps, donc moins de roulement. 

Je vous recommande donc de demander au serveur avant même de commander s’il est possible pour lui de le faire. Comme ça, vous ne serez pas pris au dépourvu à la fin de votre repas. Parce qu’en plus de vous faire avoir avec un taux de change exorbitant, la dernière chose que vous voulez c’est un Américain qui vous fait feeler cheap.

L’art du deal

Lors d’un récent voyage à Oahu, je me suis retrouvé dans un petit kiosque de souvenirs sur le bord de la mer. Je n’avais qu’un but en tête : me procurer une chemise hawaïenne authentique. Quand j’ai vu le prix de 50$ US je me suis dit que je ferais peut-être mieux d’aller au H&M et j’ai remercié le vendeur.

Un petit détour au Marché aux puces St-Michel pourrait s’imposer si vos skills de négociateur sont rouillés!

Celui-ci est parti à rire et m’a demandé combien j’étais prêt à payer. Je l’ai finalement eu pour 20$ US. Parce que oui, négocier en voyage, selon le type de commerce peut être un must pour rentrer dans son budget voyage. C’est donc dire qu’avant de partir vers l’aéroport, un petit détour au Marché aux puces St-Michel pourrait s’imposer si vos skills de négociateur sont rouillés!

Ce ne sont que quelques exemples parmi une multitude d’autres coutumes que nous n’avons pas abordées. L’important ici est de bien se préparer et d’intégrer la petite recherche sur comment dépenser à l’étranger. Il faut pas juste changer de devise avant de s’envoler à l’autre bout du monde!

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