Petit guide des écureuils québécois à l’usage des Français

Ne vous faites plus avoir par ces bêtes répugnantes.

Regardez cette image :

Vous avez peut-être réagi avec horreur, pensé à des maladies contagieuses mortelles ou aux petites pattes pleines de jus de poubelle en contact avec le bras de cette pauvre femme. Si, au contraire, vous avez trouvé cette photo mignonne, il se pourrait que vous soyez Français.

Eh! Oui! L’écureuil gris d’Amérique, avec ses petits bourrelets et ses ongles crochus, provoque une étrange fascination chez les touristes et les nouveaux arrivants, et en particulier chez ceux qui nous arrivent de France. Chers amis de l’Hexagone, ne vous laissez pas berner! Il faut que vous sachiez que ces petites bêtes sont en réalité des suppôts de Satan.

Honnêtement, ce sont des êtres épouvantables

Ces gros rats hyperactifs ont eu un jour l’idée géniale de se laisser pousser le poil de queue, et sont ainsi passés du rang de vermine au rang d’appâts à Français. Pourtant, derrière leurs grands yeux et leur pelage fallacieux, ils cachent une incroyable capacité de destruction, comme en témoigne ce reportage de Radio-Canada. Demandez à la pauvre Francine du reportage, les écureuils grugent les fils automobiles, infestent les greniers, décâlissent les arbres des parcs municipaux et éventrent les poubelles des bons payeurs de taxe… En gros, les connaître, c’est les haïr.

En plus, chers cousins, vous ignorez peut-être le secret le plus terrifiant des écureuils. Comme les Mogwais, peu importe à quel point ils pleurent et vous supplient, surtout, SURTOUT! Ne les nourrissez jamais… de blé d’inde. Le maïs est pour eux une drogue puissante qui les rend complètement fous. Abandonnez un épi dans votre poubelle mal fermée, et vous comprendrez vite de quoi je parle.

En fait, ne les nourrissez pas, point final. À force de se faire donner votre reste de lunch au parc Lafontaine, les écureuils montréalais sont devenus super gras, super résistants, et plus du tout peureux. Quand un sciuridé de 1,5kg vous sautera dans les cheveux comme si le monde lui appartenait, vous rangerez peut-être enfin votre maudit sac de graines à distribuer.

Quoi faire et ne pas faire en présence d’un écureuil, aussi mignon soit-il :

Pour vous aider, voici une liste de petits trucs pratiques à faire et à ne pas faire, la prochaine fois que vous verrez un écureuil :

À FAIRE :

Pratiquer les sacres québécois que vous venez d’apprendre.

Prendre une photo à bonne distance, en prétendant de prendre un cliché d’autre chose (sinon ça flatte leur égo).

À NE PAS FAIRE :

Les nourrir.

Crier aigu.

Faire des bruits de bisous avec sa bouche pour les attirer.

S’allonger nu dans l’herbe et se recouvrir de noix pour savoir s’ils sont doux pour vrai.

Mais que fait la police?

Il est pour l’instant interdit de tuer les écureuils, au Québec. Selon le règlement, on a seulement le droit de les capturer pour les relâcher loin de chez nous. Mais cela pourrait bientôt changer, puisque l’Assemblée nationale songe à autoriser leur chasse. Selon le député caquiste Mathieu Lemay, leur viande est protéinée et faible en gras. Ce qui devrait être un compliment à l’égard de ces bêtes répugnantes vient de me couper l’appétit pour la journée. Merci, Mathieu Lemay.

Si vous les aimez malgré tout…

Si vous avez des gènes de Brigitte Bardot et que vous ne pouvez vous empêcher de vous émouvoir devant ces petits Gremlins à abajoues, j’ai le malheur de vous annoncer que vous pouvez vous inscrire pour devenir famille d’accueil pour écureuils orphelins. J’entends déjà vos petits cris d’excitation attendrie… Eh, misère.

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