URBANUIT  : Les marathoniens et marathoniennes font-ils de bons amants ?

Le marathon de Montréal, c'est cette fin de semaine que ça s'passe !

URBANUIT, c’est comme le Bleu Nuit de vos premières hormones : à l’heure où les enfants sont (censés) être couchés, on vous présente du contenu pop-sexu sans filtre, non-brouillé, sans pénis croches ou nounes vertes. N’ayez plus peur de monter le son!

Cette fin de semaine, Montréal sera traversée par des vagues successives d’humains peu vêtus, haletants et en sueur. Je parle évidemment du Marathon international de Montréal. Les athlètes qui y sont inscrits s’apprêtent à réaliser des exploits et à vivre une expérience humaine mémorable. Mais c’est un autre genre d’expérience humaine qui m’intéresse aujourd’hui. Quel est l’effet de l’entraînement sur la libido? Est-ce une bonne idée de s’envoyer en l’air la veille d’une compétition importante? La gonflette fait-elle vraiment ratatiner les chenolles? Visiblement, je ne suis pas seule à me poser ce genre de questions au lieu d’aller au gym, puisque plusieurs études ont déjà fait des liens entre nos performances sportives et sexuelles. Voyons ce que ça dit.

Ridiculously photogenic guy, meme mémorable de 2012

Devient-on meilleur.e au lit en s’entraînant pour un marathon?

En fait, ça dépend à quel point vous vous entraînez fort.

Les bienfaits de l’entraînement physique sur le moral et l’estime de soi ne sont plus à prouver, et on a là deux atouts de base pour une sexualité épanouie. En plus, l’activité physique régulière augmente l’espérance de vie… Pis on va se le dire, c’est pas quand on sera morts qu’on fourrera!

Plus sérieusement, des études ont démontré que la fréquence du désir et des rapports sexuels augmentait en même temps que l’assiduité au gym. Chez les hommes, brûler activement 200 calories par jour réduirait les problèmes érectiles de façon significative. Et chez les femmes, vingt minutes d’activité rigoureuse augmenteraient la sensibilité et le désir sexuel. C’est un peu flou, mais c’est probablement une bonne nouvelle.

L’autre côté de la médaille, c’est qu’on peut aussi tuer son désir en s’entraînant trop. Selon cet article, s’entraîner trop fort et trop longtemps (et le New York Times cite spécifiquement les marathonien.nes) peut affecter la libido, les hormones, les érections, les menstruations… et probablement vous donner l’Ebola si on extrapole un peu.

Fourrer avant une compétition importante : bonne ou mauvaise idée?

La légende veut que Mohammed Ali s’imposât l’abstinence sexuelle dans les semaines qui précédaient un gros match. L’entraîneur vraiment rushant de Rocky, lui aussi, trouvait que « women weaken legs ». C’est-tu vrai, c’t’affaire-là?

Non.

Ou en tout cas, physiologiquement, ça ne fait aucune différence.

Cela dit, il serait difficile de mesure la différence que ça peut faire au niveau mental. En plus, les sportifs et sportives de haut niveau sont full superstitieux. Il a autant d’athlètes qui sont persuadés que le sexe leur permet de décompresser, que d’athlètes qui craignent une vengeance divine s’ils ont un peu trop de plaisir avant la grande épreuve. On va donc laisser chacun décider de sa propre envie de fourrer avant une compétition, d’accord?

Pour les cyclistes, j’ai aussi trouvé un conseil masturbatoire de Lance Armstrong :

« Avant un contre-la-montre, vous vous isolez dans le bus et vous vous masturbez quasiment jusqu’à l’éjaculation. Puis vous vous interrompez. »
… C’est à prendre ou à laisser, je vous dirais.

Culturisme et testicules

Vous avez peut-être déjà entendu dire que la musculation excessive pouvait faire rapetisser les gosses. En réalité, c’est surtout le dopage, en particulier la prise de stéroïdes, qu’on associe avec une baisse de la testostérone et un risque d’atrophie des coucougnettes (il en a donc ben, des synonymes, ce mot-là!). Se muscler, c’est bon pour la santé et pour aider ses amis à déménager. En revanche, quand on en vient à se doper pour avoir de plus gros muscles, on tombe plutôt dans la dysmorphophobie et l’obsession de l’apparence, trouble qui n’a jamais aidé personne à être bon au lit.

Le vélo peut-il vous user la fourche?

On a souvent craint les effets du frottement de la selle de vélo sur nos organes sexuels. À ce sujet, j’aimerais vous partager un article très réel, intitulé « Pénis à vélo, l’épreuve d’endurance ». Sérieusement…

Ici, on prédit aux cyclistes trop zélés : troubles de l’érection, troisième testicule et prostatite pour les hommes, douleurs et engourdissements de la noune pour les femmes…

Heureusement, une étude plus récente semble discréditer ce mythe. Fiou!

Et au fait, le sexe peut-il être considéré comme un sport?

Encore une fois, ça dépend de votre conception du sport. Et du sexe.

Cette étude, réalisée grâce à la participation de 21 jeunes couples hétérosexuels montréalais, a permis de savoir qu’on brûle en moyenne 3,6 calories par minutes pendant un rapport hétérosexuel. (En comparaison, les mêmes personnes brûlaient en moyenne 8 calories par minute sur un tapis de course.)

En même temps, la valeur d’un sport ne se mesure pas forcément au nombre de calories qu’il permet de dépenser. Selon le gouvernement du Canada, chaque effort compte! L’important, c’est de trouver une activité qu’on aime pratiquer…

Pour conclure, je vous laisse avec un chiffre : 450 000 condoms ont été distribués au village olympique de Rio en 2016. C’est probablement un signe que sexe et sport font bon ménage.

Allez, bonne chance pour votre marathon!

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