La récap de la semaine : on pensait pas que Jean-Martin Aussant amènerait «  Aussant  » de problèmes

Une semaine remplie au point où on n'a même pas de place pour parler de Trump !

C’était une semaine de travail en circonscription pour les députés, ce qui est un peu leur semaine de relâche. C’est-à-dire que normalement, ils sont supposés faire des travaux à la maison, mais ça se peut qu’ils écoutent Netflix jusqu’à 4 h du matin, on sait pas. Donc normalement, ce ne sont pas les semaines les plus actives au niveau politique.

Mais curieusement, cette semaine a été très occupée. En fait, elle a été tellement remplie que je n’aurai même pas besoin de vous parler de Donald Trump cette semaine. Et ça, en soit, c’est une bonne nouvelle.

On n’aurait jamais pensé que Jean-Martin Aussant amènerait « Aussant » de problèmes

Vous vous rappelez la semaine dernière quand je vous disais que le Parti Québécois était bien fier d’avoir ramené en son sein Jean-Martin Aussant, le plus grand parti à avoir récolté 1 % des votes à une élection (confession : j’ai voté ON à ma première élection, et c’était le début d’une longue série de défaites électorales).

Et bien il s’avère que sa candidature suscite encore la controverse une semaine plus tard. Premièrement, on a appris qu’il se présentait dans la circonscription de Pointe-aux-Trembles, dans le but d’être un rempart contre la CAQ. Sauf qu’il y avait déjà un péquiste qui voulait être ce rempart, Maxime Laporte. Des militants, dont Bernard Landry, ont demandé à Jean-Martin Aussant de se présenter ailleurs, puis que Maxime Laporte est un candidat apprécié, mais finalement, il y aura bien une course entre les deux. Donc que ça se pourrait que Jean-Martin Aussant ne puisse même pas être candidat, ce qui serait l’équivalent d’un ado qui fait une fugue, et qui après un bout fait « okééééé, J’ACCEPTE de revenir »… pour se rendre compte que ses parents ont adopté un enfant et qu’ils lui ont laissé sa chambre.

Aussant a aussi dit que le retour de Pierre-Karl Péladeau au Parti Québécois serait souhaitable, ce qui est tout de même formidable venant de quelqu’un qui s’est toujours dit progressiste et partisan de l’économie sociale. Maintenant, on connaît surtout PKP comme le gars qui tweet de façon enragée (il a d’ailleurs attaqué cette semaine des journalistes de La Presse en disant que leurs patrons commanditent l’État islamique) et qui a un rire qui rend les gens vraiment inconfortables, mais il faut aussi se rappeler qu’il est le propriétaire d’une méga-entreprise, connue entre autres pour ses pratiques anti-syndicales.

Finalement, des informations ont circulé comme quoi DjiHem (je peux l’appeler DjiHem, hein?) aurait été courtisé jusqu’à la dernière minute par Québec Solidaire. Les compte-rendus sont contradictoires; certains prétendent que Jean-Martin Aussant aurait refusé de rejoindre QS parce que ceux-ci ne voulaient pas lui laisser la circonscription gagnée d’avance d’Amir Khadir, alors que d’autres disent plutôt qu’Amir Khadir lui aurait offert, mais que JMA a finalement choisi le PQ. En tout cas, dans un cas comme dans l’autre, on dirait qu’Amir Khadir est sur le bord d’Amir Partir.

Mutinerie au Bloc Québécois

Si Martine Ouellet était une capitaine de bateau de pirates, elle serait Jack Sparrow. Pas nécessairement parce qu’elle était très populaire ou parce qu’elle boit spécialement du whiskey, mais parce qu’elle ne peut pas être capitaine plus que 10 minutes avant que son équipage veuille la lancer en bas du bateau.

L’an passé, déjà, y’avait des red flags. On nous avait parlé de dissensions entre la cheffe et son caucus, mais supposément qu’ils s’étaient rabibochés (le beau verbe que je sors des boules-à-mites, toi) pis toute était tiguidou. Mais tsé, on voyait ben que c’était aussi tiguidou qu’un couple où le gars est genre « ouiii, pour vrai ça va SUPER bien entre nous deux, mais si jamais t’entends parler de deals sur des laveuses-sécheuses tu me le diras ».

Ben là, ça a fini par péter alors que 7 des 10 députés ont fait une conférence de presse pour dire que Martine n’était plus leur cheffe. Se faire domper, c’est déjà poche, mais se faire domper en conférence de presse à la Chambre des communes, ça doit coûter cher en crème glacée, quand même.

Trudeau en Inde…

Je sais, tout le monde n’a parlé que des costumes de Justin Trudeau en Inde… et honnêtement, ça ne m’intéresse pas beaucoup. Tous les politiciens font ça, mettre des habits traditionnels en voyage, et oui, Justin Trudeau a probablement exagéré, mais c’est un peu ça son image, d’être flamboyant.

Ce qui est plus intéressant, c’est cette déclaration qu’aurait faite Justin Trudeau comme quoi il comprend les tensions auxquelles font face l’Inde face aux séparatistes du Pendjab, parce qu’au Canada aussi il a dû faire face à la violence des dangereux séparatistes québécois.

Bon, c’est vrai que le monde saoul à la St-Jean veut toujours se battre. Mais ça me semble un peu exagéré.

Sauf que là où ça devient intéressant, c’est que Justin Trudeau se défend avec véhémence d’avoir fait de telles déclarations. Il crie même au complot… et ça se pourrait.

C’est que depuis plusieurs années, le Canada serait perçu comme un allié des extrémistes sikhs. Justin Trudeau aurait été à quelques événements de ses partisans, auxquels assistaient des extrémistes sikhs. Un député libéral, Randeep Sarai, aurait aussi invité Jaspar Atwal, un militant du PLC qui a tenté d’assassiner un ministre indien de passage au Canada.

Bref, les Indiens tripperaient pas tant que ça sur le Canada, pis pas juste parce qu’on appelle encore nos autochtones des Indiens. Et peut-être qu’ils auraient voulu se venger de Justin.

Mais c’est un peu raté, parce qu’anyway, on a juste parlé de son linge.

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