Excursion au Salon du bateau et des sports nautiques

Avoir la chaussette maritime, c'est pas donné à tout le monde.

Vendre un rêve, c’est être en mesure de profiter de l’utopie créée par le désir. Et un désir, ça se crée dans des conditions optimales. Simple comme ça la publicité.

Ce n’est donc pas une surprise d’organiser le Salon du Bateau et des sports nautiques au début du mois de février.

Et comme toutes les années, un mois après le jour de l’an, il neige.

Il neige, il neige, il neige, réchauffement climatique ou pas.

Et l’antagoniste de la neige, c’est l’eau.

Comme celle du lac Memphrémagog, du lac St-Jean ou du lac Michigan, le seul des cinq Grands Lacs qui n’est pas en territoire canadien.

Et qui dit plan d’eau, dit bateau et qui dit bateau dit inévitablement… CE monologue de Jean-Marc Parent… OU PAS, c’est selon.

(les huit premières minutes, c’est un malaise avec l’ex-chanteuse Nadja et des blagues aucunement drôles de Jean-Marc Parent sur sa roulotte en Floride).

Mais pour que ça soit vraiment drôle, je vous conseille de fumer du cannabis comme ce petit bateau.

C’est donc avec le pied marin et aucune connaissance en mer que je suis parti avec mon boy Olivier Boisvert-Magnen, AKA le photographe aux photos floues, découvrir le Salon du Bateau et des sports nautiques.

Dès l’entrée, une question nous torture? Pourrons-nous démarrer des moteurs de bateaux et sentir la différence olfactive entre un moteur au diésel et un autre à essence? Évidemment… oui, on est dans la Place Bonaventure après tout!

Bon, c’est un peu petit comme plan d’eau pour s’exercer…

… surtout pour un moteur aussi gros.

Mais tsé, on n’est quand même pas venu planifier nos randonnées hivernales.

Ni nos glissages dans la poudreuse de Charlevoix.

On veut visiter des bateaux! Et comme à la mosquée, on doit retirer ses souliers pour y accéder.

Ici aussi.

Une pratique décidément répandue.

Une personne futée a prévu le coup.

C’est pas mal beau visiter des bateaux, mais il faut quand même un port d’attache pour l’amarrer, notre chaloupe inexistante (pour le moment). L’équipe des Quais du phare a tout ce qu’il faut pour recréer la scène flottante du dernier Osheaga.

Ou pour reproduire Harmonie d’un soir à Châteauguay de Beau Dommage.

Un quai c’est beau, mais il faut une rivière polluée pour laisser notre navire. La guerre de tranchées entre les marinas offrant l’hospitalité débute dès l’entrée au salon. Ici l’arme de persuasion massive est le bonbon.

Le gagnant sera sans surprise Structuremarine avec ses Werther’s Original. À chacun son vice sucré!

En plus d’avoir honte de nos bas sales, notre peu de connaissances maritimes nous gêne devant la multitude de spécialistes des voies navigables.

Nous cherchons donc nos points de repère.

Ce pitou en fait notamment partie.

Tout comme cette coupe pour marins ivrognes.

Ou alors cette bombe, gracieuseté de Bigfoot Paintball (à ce jour, nous n’avons toujours pas réussi à trouver le lien avec les bateaux, les sports nautiques et le paintball).

Au moins, nous ne vivons pas en 2012 comme Service Hydrographique du Canada, qui croit encore à l’efficacité des codes QR pour retrouver son chemin…

Devant tant de technologie, un massage (maritime?) est de mise. Imaginez sur les pieds dénudés des visiteurs…

Non, mais sérieusement, pour ressentir l’ivresse de la mer, on a longuement cogité et on a décidé de s’acheter un bateau de plaisance. Mais tout comme les forêts québécoises, ils sont tous vendus (il en restait deux, mais c’était des bateaux de marde selon nous).

Pas le choix, il faut s’enivrer pour oublier cet échec.

Ce n’est manifestement pas durant le Salon du livre qu’on va te vendre du plaisir en canne.

Ivres, nous concoctons notre Top 7 coups de cœur navigables :

#7 – Le plus beau ponton du salon #Jean-MarcParent

# 6 – Les bateaux canadiens de Justin #ScandaleDesCommandites2

# 5 – Ce bateau

# 4 – La « grosse » version du #5

#3 – Le bateau qui servira au tournage du vidéoclip de Damien, le personnage principal de l’efficace téléroman Fugueuse présenté sur les ondes de TVA

#2 – Ça…

Et le grand numéro #1…

La pirogue de Tintin et l’oreille cassée.

À la fin d’une journée éreintante à planifier ses vacances, mon photographe Olivier est littéralement au bout du rouleau.

Au moins, en quittant la Place Bonaventure, nous tombons nez à nez avec des gourmandises sucrées dans le métro.

Pas le choix, il faut se nourrir. On a quand même dû hypothéquer nos vélos 18 vitesses pour s’acheter des verres inchavirables.

Aide photographe et idéateur : Olivier Boisvert-Magnen

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