Au moment où vous lirez ces lignes, ma fille aura complété sa première « journée » d’école. Je mets des guillemets parce qu’avec l’intégration à la maternelle, sa première rentrée ne durera qu’une heure.
\nReste que c’est une grosse journée chargée en émotions pour elle comme pour moi – et tout le reste de la famille, d’ailleurs. Ça fait des semaines que la fébrilité s'installe de tous les côtés. On répond aux questions sur l’école, on étiquette des fournitures scolaires, on magasine une boîte à lunch… Tout ça nous prépare tranquillement au moment fatidique où je la laisserai aux bons soins d’une professeure inconnue, la larme à l'œil, pour franchir cette grande étape de sa petite vie.
Je pense que ça fait depuis ma grossesse qu’on m’en parle : le grand moment de l’entrée à l’école, quand, son sac sur le dos, notre enfant quitte le monde des bébés pour celui des grands.
\nUne des choses dont on ne m’avait pas parlé, par contre, c’est le véritable meltdown que j’allais vivre à la dernière journée de garderie. C’est peut-être stupide, mais on dirait qu’avec tout l’affolement autour de la rentrée scolaire, j’avais oublié qu’on devrait faire nos adieux à notre CPE et à toute son équipe.
\nC’est un peu comme donner naissance, dans le fond : tout le monde nous prépare à l’accouchement, mais presque personne ne parle du retour à la maison et de la fameuse première nuit.
\nEn couchant ma fille, ce soir-là, je me suis effondrée. Je la revoyais, en couches et incapable d’aligner plus de trois mots de suite, à sa première journée de garderie. J’avais l’impression de perdre une partie d’elle – la minuscule, humide et douce poigne de sa petite main de bébé.
Le lendemain, elle a perdu sa première dent de lait. Life is a bitch.
Bonne semaine,
\nPS - On a créé une page collection qui rassemble tous nos articles de la série des « phrases à arrêter de dire aux parents ». Cette semaine, je me dis qu’on a besoin de légèreté – et c’est pour ça que c’est le contenu en vedette de la semaine.
J’essaie quelque chose! Laissez-moi savoir si c’est ma meilleure (ou pire) idée de 2026.